Véhicules électriques : la Chine hausse le ton face au Canada
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Au salon de l'automobile de Changchun, le 17 juillet dernier, des visiteurs découvrent un modèle du constructeur chinois BYD.
Reuters
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Au salon de l'automobile de Changchun, le 17 juillet dernier, des visiteurs découvrent un modèle du constructeur chinois BYD.
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Le torchon brûle entre la Chine et le Canada. Pékin est très en colère contre la décision d'Ottawa d'imposer une surtaxe de 100% sur les importations de véhicules électriques « made in China ». Alors que cette mesure protectionniste, qui vise aussi l'acier et l'aluminium, doit entrer en vigueur au 1er octobre, la Chine n'entend pas rester les bras croisés. Pékin a demandé « des consultations avec la partie canadienne » à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a annoncé ce vendredi le ministère chinois du Commerce.
Dans un communiqué, celui-ci accuse le Canada de « bafouer les règles » du commerce international, et de « violer ses engagements » auprès de l'organisation. Le ministère dénonce « une mesure unilatérale et protectionniste classique, qui nuit gravement au système d'échanges multilatéral, et perturbe les chaînes d'approvisionnement industriel mondiales pour les véhicules électriques ». Pékin appelle, enfin, le Canada « à corriger immédiatement » ses « mesures erronées ».
Signe de sa détermination à enterrer ces surtaxes, dont elle craint qu'elles fassent boule de neige dans d'autres pays, la Chine a aussi annoncé de possibles mesures de rétorsion. Le gouvernement a lancé une enquête antidumping sur le colza canadien, dont l'empire du Milieu est un gros client. A ce jour, les seuls véhicules électriques « made in China » importés au Canada sont ceux de l'américain Tesla. Mais les constructeurs chinois, qui ont pris une avance faramineuse dans cette technologie, ont des vues sur ce marché.
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Le Canada, de son côté, considère que ses surtaxes sont essentielles pour préserver son tissu économique. Fin août, le Premier ministre Justin Trudeau a justifié ces mesures en raison des pratiques jugées « déloyales » de la Chine, comme le subventionnement de ses constructeurs. « Nous devons défendre les emplois et les intérêts canadiens », a-t-il lancé, soulignant que son pays n'était pas le seul à avoir pris de telles initiatives.