Réunion à Bercy mardi sur la cession de l'équipementier GMD
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Une réunion est prévue mardi au ministère de l'Économie.
Reuters
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Une réunion est prévue mardi au ministère de l'Économie.
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La cession du gros équipementier automobile français GMD est en discussion à Bercy. Une réunion avec les syndicats est prévue mardi au ministère de l'Économie, selon un syndicaliste de l'entreprise et un échange de courriels avec Bercy consulté ce vendredi par l'AFP. Le ministère de l'Économie n'a pas souhaité commenter ces informations.
Le groupe GMD est un des plus gros équipementiers automobiles français avec 5.259 salariés fin 2023 à travers le monde (dont 1.825 en France), pour près d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires. Son fondateur, Alain Martineau, a gardé le contrôle du groupe à 66%, selon le rapport annuel de l'entreprise. Joint par téléphone, celui-ci n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.
GMD fabrique des grosses pièces en aluminium comme des pièces d'habillage en plastique pour l'intérieur des véhicules, pour des constructeurs comme Stellantis, Renault ou Porsche. Outre la France, avec des sites à Grandvilliers (Oise), Châteauroux (Indre) ou Valenciennes (Nord), GMD a notamment de grandes usines au Maroc, en Slovaquie ou au Portugal. Le groupe avait notamment repris en 2018 l'équipementier GM&S (devenu LSI) de La Souterraine (Creuse).
La mobilisation de ce site contre un plan social avait marqué les débuts du premier mandat d'Emmanuel Macron, lorsque des salariés désespérés avaient menacé de faire « sauter » leur usine.
De nombreuses usines françaises de pièces automobiles rencontrent de grosses difficultés ces derniers mois, à l'image de MA France (Seine-Sainte-Denis), Dumarey Powerglide (Bas-Rhin) ou Impériales Wheels (Indre).
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La filière automobile, frappée par de nombreuses suppressions de postes en France, est « en train d'être rayée de la carte », a dénoncé jeudi le syndicat CGT lors d'une manifestation devant le Mondial de l'auto à Paris.
Elle demande la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur les aides à l'industrie automobile en France, et des Assises de l'industrie. Plusieurs centaines de salariés de Stellantis, Renault, Valeo, Bosch ou MA France s'étaient déplacés devant le salon à la Porte de Versailles, sous haute surveillance policière.
Le nombre d'emplois a déjà fondu dans le secteur au cours des trente dernières années, et les entreprises du secteur multiplient des cessions de site ou suppressions de postes. Liées à des délocalisations, au ralentissement du marché automobile comme à la transition au moteur électrique, elles provoquent l'inquiétude des salariés du secteur.
Le patron de Stellantis Carlos Tavares avait annoncé lundi au journal Les Echos qu'une décision serait prise pour Poissy, la dernière grande usine automobile d'Ile-de-France, en 2025. Ses 2.568 salariés produisent les SUV Opel Mokka et DS3 Crossback, mais n'ont pas de visibilité sur les années à venir.
« Pour nous la décision est déjà prise », a regretté Jonathan Dos Santos, secrétaire CGT à Poissy. « Il n'y a plus d'investissement, même pour changer des pièces défectueuses. Ils priorisent d'autres usines ».
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En Italie aussi, la situation est « dramatique » dans l'automobile et une manifestation nationale est prévue vendredi, a affirmé Maurizio Oreggia, du syndicat italien Fiom, aux côtés de syndicalistes américains venus soutenir le mouvement des salariés français.
(Avec AFP)
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