Volkswagen : le patron s'excuse auprès des Américains

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Volkswagen a par ailleurs annoncé un investissement de 900 millions de dollars qui seront consacrés à la production d'ici la fin de l'année d'un 4X4 de ville de moyenne de gamme. Ce projet devrait permettre de créer 2.000 emplois sur le site américain du groupe à Chattanooga (Tennessee).
Volkswagen a par ailleurs annoncé un investissement de 900 millions de dollars qui seront consacrés à la production d'ici la fin de l'année d'un 4X4 de ville de moyenne de gamme. Ce projet devrait permettre de créer 2.000 emplois sur le site américain du groupe à Chattanooga (Tennessee). (Crédits : © Ina Fassbender / Reuters)
Présent au salon automobile de Detroit, Matthias Müller a promis que le groupe entend "réparer sa crédibilité". Il a notamment indiqué que Volkswagen envisage de racheter un peu plus de 100.000 véhicules truqués.

Le directeur général de Volkswagen, Matthias Müller, a présenté dimanche 10 janvier ses excuses publiques aux Américains pour le scandale des moteurs diesel truqués ayant terni l'image du constructeur allemand. A Detroit, au cours d'une réception organisée dans le cadre du salon automobile, il a déclaré:

"Nous sommes conscients que nous avons profondément déçu nos clients, les organes gouvernementaux et le grand public ici aux Etats-Unis".

Lors de sa première visite sur le sol américain depuis qu'il a pris les commandes de VW en urgence en septembre, il a ajouté:

"Je suis sincèrement désolé. Je m'excuse pour ce qui a mal tourné chez Volkswagen".

"Nous sommes entièrement déterminés à réparer les choses", a-t-il assuré.

Un véhicule neuf en échange d'un véhicule truqué?

La tâche la plus importante pour Volkswagen en 2016 est de regagner la confiance perdue, a souligné Matthias Müller. Le groupe entend notamment "réparer sa crédibilité". A cette fin, le dirigeant, qui s'exprimait en anglais, a notamment annoncé une refonte en profondeur de la culture interne de Volkswagen et promis un plan stratégique de relance à "l'été".

Alors qu'il doit rencontrer mercredi, à sa demande, la chef de l'agence environnementale américaine de l'environnement (EPA), Gina McCarthy, Matthias Müller a garanti que les "concepts et solutions" de remise aux normes des 600.000 voitures équipées d'un logiciel truqueur pour déjouer les normes antipollution américaines allaient être "présentés dès qu'ils seront approuvés par les autorités". L'Autorité de la qualité de l'air de Californie doit rendre son avis à ce propos le 14 janvier.

A une question de l'AFP, lui demandant si le groupe compte racheter plus de 100.000 des 600.000 voitures affectées par le scandale aux Etats-Unis, le patron a répondu:

"Ça fait partie des solutions dont nous voulons discuter avec Madame McCarthy mercredi."

Un peu plus tôt, une source anonyme proche du dossier avait indiqué à l'AFP que cette option était étudiée par VW, qui pourrait aussi offrir un véhicule neuf en échange aux propriétaires concernés.

Le marché américain toujours important

Matthias Müller a aussi rejeté dimanche l'idée que le groupe refusait de coopérer avec les autorités américaines qui mènent des enquêtes sur le scandale. "Les lois (sur la vie privée) sont différentes" entre les Etats-Unis et l'Allemagne, a-t-il expliqué, ajoutant que certaines dispositions allemandes sur la protection des données privées "qne sont pas compatibles avec les lois américaines". Les Etats de New York et du Connecticut accusent en effet le deuxième constructeur mondial de se réfugier derrière la loi allemande sur la vie privée pour refuser de remettre à la justice des courriels et autres communications de ses dirigeants. Ces documents sont nécessaires pour déterminer les responsabilités individuelles.

"Les Etats-Unis sont et demeurent un marché clé pour le groupe Volkswagen", a par ailleurs affirmé Matthias Müller, balayant ainsi les spéculations sur un éventuel départ du sol américain du fabricant des Golf, Passat, Polo et autre Jetta. Volkswagen n'y a en effet qu'une part de marché d'environ 3%. Il a notamment annoncé un investissement de 900 millions de dollars qui seront consacrés à la production d'ici la fin de l'année d'un 4X4 de ville de moyenne de gamme. Ce projet devrait permettre de créer 2.000 emplois sur le site américain du groupe à Chattanooga (Tennessee), où plus d'un milliard a déjà été investi.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/01/2016 à 14:58 :
Les acheteurs VW européens , on n'est pas assez important pour ces messieurs et donc on doit s'enquiller leur tricherie sans barguigner ? On peut critiquer les constructeurs français pour leur légéreté dans certains cas , mais ils ont vraiment trouvé leur maitre absolu.
a écrit le 11/01/2016 à 13:28 :
Et pour les Gogos Pigeons français ? : Un doigt d'honneur (parfaitement merité)
a écrit le 11/01/2016 à 11:15 :
VW s'excuse platement et fait des gestes envers ses clients aux USA. Par contre les européens peuvent toujours attendre le moindre geste. Normal les américains demandent des comptes ce qui est très loin d'être le cas chez nous.
Avez vous remarqué que lorsque nos ministres se déplacent à plusieurs c'est dans des vans VW pollueurs ? Et que dire des français qui achètent un peu moins moins de voitures de la marque VW mais plus d'autres marques du même groupe qui sont totalement impliquées dans ce scandale !!!
a écrit le 11/01/2016 à 9:38 :
100000 voitures à 20000 euros en moyenne la voiture, ces véhicules sont très chers, cela fait deux autres milliards à rembourser plus les 20 que réclament les états unis plus les divers autres plaintes légitimes, volkswagen va souffrir.

Espérons que cela va inciter les autres multinationales à ne plus tricher mais de part l'absence de surveillances publiques dont ils sont l'objet ça m'étonnerait, les américains ont intérêt à continuer de surveiller les pratiques nos multinationales ça devrait encore pas mal leur rapporter.

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