Volkswagen risque 20 milliards d'amende aux États-Unis pour ses moteurs truqués

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Publié le 05/01/2016 à 07:35. Mis à jour le 05/01/2016 à 18:19.
Les États-Unis se lancent dans la lutte judiciaire contre Volkswagen. Une procédure au civil a été ouverte lundi 4 janvier par le département américain de la Justice au sujet de la manipulation par le constructeur allemand des émissions polluantes de ses véhicules.
La procédure a été ouverte dans le Michigan puis transférée en Californie, où sont déjà examinées des plaintes en nom collectif contre Volkswagen. Le département américain de la Justice se réserve la possibilité d'ouvrir aussi une procédure au pénal contre Volkswagen, a dit le responsable du ministère.
Les deux régulateurs demandent des dommages et intérêts pouvant s'élever à au moins 20 milliards de dollars et le remboursement de leurs frais de justice. Dans le détail, ils attendent de la justice qu'elle impose une pénalité d'au moins 32.500 dollars pour chaque véhicule affecté. A ceci s'ajouterait au moins 2.750 dollars par logiciel installé.
Pour mémoire, Volkswagen est soupçonné d'infraction à la législation sur la pollution de l'air (Clean Air Act) pour avoir installé des logiciels de manipulation sur 600.000 véhicules afin de déjouer les contrôles effectués par les autorités.
Volkswagen n'a pas de commentaire à faire dans l'immédiat, a déclaré une porte-parole du constructeur.
Volkswagen, qui a recruté un avocat de renom américain pour l'aider à gérer cette crise sans précédent, a déjà mis de côté 6 milliards d'euros en prévision d'éventuels amendes et accords. Le premier constructeur européen est confronté à la plus grave crise de son histoire depuis les premières révélations, en septembre, sur la manipulation des résultats des tests d'émissions polluantes de certains moteurs diesel.
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Le scandale a fait fondre de jusqu'à plus d'un tiers la capitalisation boursière du groupe, l'a contraint à changer de président du directoire et risque de ternir durablement sa réputation de qualité et de fiabilité.
Le mastodonte aux douze marques a pour l'instant suspendu une poignée de cadres dirigeants et son patron de 2007 à 2015, Martin Winterkorn, a démissionné tout en affirmant n'avoir rien su de l'installation de logiciels truqueurs. Son successeur, Matthias Müller, a décidé de faire preuve d'humilité, de lancer un programme d'économies et de renoncer à la couronne de premier constructeur mondial, portée par le japonais Toyota, et que le groupe allemand aux 12 marques convoitait cette année. De fait, les ventes avaient avant cette annonce commencé à pâtir du gel de la commercialisation des modèles concernés.
En Bourse, l'action perdait 3,09% à 122,50 euros vers 9h00 GMT, la plus forte baisse de l'indice Dax-30 de Francfort.
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Autre mauvaise nouvelle pour Volkswagen, mardi: ses ventes de véhicules ont plongé de 9,1% en décembre aux Etats-Unis. Et sur un an, elles ont chuté de 5% en 2015. Une tendance inverse de celles des autres grands constructeurs présent sur le marché, puisque ces derniers ont pour la plupart connu des hausses de ventes.
(avec Reuters et AFP)
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