Lafarge pourrait être dégradé en "junk bond" par Moody's

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L'agence de notation a mis la note du cimentier français sous implication négative et pourrait donc l'abaisser en catégorie spéculative ("junk bond"). Moody's met en cause les progrès limités de Lafarge en matière de désendettement.

Un coup dur pour Lafarge. L'agence de notation Moody's a sonné l'alerte ce mardi face à l'endettement du groupe. Elle a placé la note de la dette du spécialiste français de matériaux de construction sous surveillance avec implication négative en raison des difficultés que pourrait éprouver le cimentier à respecter ses ratios d'endettement au cours des prochains trimestres.

Cette implication négative signifie que Moody's pourrait être amené à abaisser sa note sur la dette long terme du premier cimentier mondial. Or, la note actuelle à "Baa3" se situe un cran seulement au-dessus de la catégorie spéculative ("junk bond").

L'agence de notation pointe que le fait que Lafarge, malgré les mesures de désendettement engagées par le groupe, n'a réalisé que des progrès limités au regard de ses paramètres financiers. Ainsi, la dette nette consolidée de Lafarge, héritée pour moitié environ de l'acquisition de l'égyptien Orascom en 2007-2008, a été réduite de 40% entre fin 2008 et fin 2009.

En revanche, la dette à fin juin 2010 ne montre qu'une légère baisse, de 1%, à 15,2 milliards d'euros par rapport à la période identique de l'an dernier et ressort en hausse de près de 10% par rapport à la fin 2009, à cause notamment d'un milliard d'euros d'effets de change défavorables.

Lafarge, qui a également refinancé au 30 juillet l'ensemble de ses obligations à long terme dues en 2010 et étendu leur maturité de trois à huit ans, a assuré vendredi dernier lors de la présentation de ses résultats semestriels qu'il poursuivrait en 2011 ses mesures de désendettement.

Il a également fixé un nouvel objectif de réduction des coûts structurels de plus de 200 millions d'euros et fait part de son intention de réduire à moins d'un milliard d'euros ses investissements industriels l'an prochain.

A la Bourse de Paris, le marché n'a pas sanctionné outre mesure cette annonce. Le titre Lafarge recule de 0,48% à 42,35 euros après avoir signé vendredi la plus forte baisse du CAC 40 sur un repli de près de 4%. Les investisseurs avaient alors sanctionné la révision à la baisse de la prévision annuelle de demande mondiale de ciment.

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