Les industriels du BTP sont au pied du mur de la décarbonation. Le gouvernement et le syndicat français de l'industrie cimentière (SFIC) viennent de publier la feuille de route de la filière dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone. Le spécialiste de la fabrication et de la distribution de verres et de matériaux de construction Saint-Gobain n'échappe pas à la règle. Après avoir publié en novembre 2020 sa propre feuille de route pour atteindre la neutralité carbone en 2050, le groupe coté au CAC 40 vient d'annoncer avoir acquis une entreprise en ce sens pour plus d'un milliard d'euros.
Ce n'est pas la première fois. Le 3 février 2020, Saint-Gobain finalisait l'achat de l'Américain Continental Building Products (CBP), acteur majeur du plâtre outre-Atlantique, pour 1,287 milliard d'euros. Objectif : faire de ce matériau de construction le premier métier industriel de l'entreprise tricolore dans un pays qui constitue le deuxième marché du groupe derrière la France.
En s'offrant désormais Chryso, entreprise française autoproclamée « leader mondial de la chimie de la construction », pour 1,02 milliard d'euros, Saint-Gobain entend « compléter son portefeuille dans la construction durable [en] alignement parfait avec la position stratégique du groupe », a déclaré Benoît Bazin, cité par l'AFP, lors d'une conférence téléphonique, espérant un chiffre d'affaires combiné de plus de 3 milliards d'euros.