30.000 logements libres, intermédiaires et sociaux dans 22 « Territoires engagés pour le logement » et 75.000 logements locatifs intermédiaires, c'est la double mission du ministre du Logement Guillaume Kasbarian d'ici à 2027. Sauf que le gouvernement n'a ni la main sur les permis de construire, délivrés par les maires, ni sur les investisseurs institutionnels qui sont libres, d'investir, ou non, dans le logement. A cela s'ajoute une réglementation toujours plus contraignante des conditions de location en vertu de la loi « Climat & Résilience » d'août 2021.
Depuis le 1er janvier 2023, il est en effet impossible de louer un logement catégorisé G+, soit un bien dont les consommations énergétiques sont supérieures ou égales à 450 kWh par mètre carré et par an. Au 1er janvier 2025, ce seront au tour des logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) de sortir du parc immobilier, alors même qu'ils représentent, toutes sources confondues, 7% des logements français. Des logements G+, G et même F qui sont considérés comme des passoires thermiques, car laissant passer le froid en hiver et le chaud en été.
Un calendrier qui s'accélère et qui ne laisse plus insensible les pouvoirs publics. Mi-février, le gouvernement a certes annoncé le reclassement de 140.000 petites surfaces de moins de 40 m² étiquetées G et F et revu les règles pour les logements en copropriété, mais qu'en est-il vraiment de ce marché ? C'est ce qu'a voulu savoir la plateforme SeLoger qui a passé au tamis 7 millions d'annonces de maisons et d'appartements anciens entre le 1er janvier 2021 et le 1er mars 2024. Le site de petites annonces a également commandé une étude à OpinionWay qui a sondé, mi-janvier, 5.200 acheteurs, vendeurs, locataires, propriétaires occupants et propriétaires bailleurs.