Immobilier : Bouygues estime que le point bas de la crise est arrivé
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« En revanche, la reprise, (...) elle demande de la confiance et de la stabilité », a cependant mis en garde le patron de Bouygues ce samedi.
BENOIT TESSIER
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« En revanche, la reprise, (...) elle demande de la confiance et de la stabilité », a cependant mis en garde le patron de Bouygues ce samedi.
BENOIT TESSIER
Pour Bouygues, le pire est derrière nous. Interrogé ce samedi, le directeur général du groupe, Olivier Roussat, s'est montré plein d'espoir. « Ce que l'on croit, c'est que nous avons touché le fond de la piscine, c'est-à-dire que nous avons arrêté de baisser », a-t-il déclaré sur France Inter.
Pour rappel, en 2024, seuls 330 400 logements ont été autorisés à la construction, marquant une chute de 12,3 % par rapport à l'année précédente, selon les données provisoires publiées par le ministère de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Cette situation inquiète d'autant plus que les mises en chantier ont également reculé de 11,1 % sur un an, pour atteindre 263 100 logements. La construction de logements individuels a été particulièrement touchée (-14,9 %), tandis que les logements collectifs ont enregistré une baisse de 10,7 %.
Ces chiffres montrent que la crise de la construction, qui dure depuis 2023, continue. Elle a été alimentée par la flambée des coûts des matériaux, la hausse des taux d'intérêt et la fin de dispositifs incitatifs à l'investissement locatif.
« En revanche, la reprise, (...) elle demande de la confiance et de la stabilité », a cependant mis en garde le patron de Bouygues ce samedi. S'il salue la baisse des taux d'intérêt porté par la baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne, il regrette l'incertitude politique.
Au printemps dernier, son groupe « avait le sentiment d'avoir touché l'inflexion et d'avoir un marché qui s'apprêtait à repartir. Et puis on a eu toute notre période d'instabilité sur le second semestre, entre tous nos événements politiques qui donnent quand même pas énormément de confiance aux différents acheteurs », a-t-il ajouté. Après la dissolution de l'Assemblée nationale, les annonces de hausses d'impôts formulées ces derniers mois pour tenter de réduire les déficits, « ce sont des choses qui ne rassurent pas le primo accédant, qui ne sait pas bien où il va aller », a poursuivi M. Roussat.
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« On a besoin de stabilité, parce que cette stabilité donne de la confiance et elle permet de faire repartir », a insisté Olivier Roussat, avant de conclure : « j'espère qu'on a trouvé le point d'inflexion, qu'on est bien en bas de la piscine ».
(Avec AFP)
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