Sur le papier, Bouygues Immobilier relève enfin la tête de l'eau, quinze mois après l'annonce d'un plan de départ volontaire et un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). « En France, dans le logement, les réservations sont en légère progression (+2 % sur un an), avec une hausse des réservations en bloc et une stabilité des réservations à l'unité [...] La croissance des réservations en logement en France au premier semestre 2025 devrait permettre de reconstituer progressivement le carnet de commandes dans les prochains mois », est-il ainsi écrit dans une déclaration transmise à la presse, en amont de la présentation, ce jeudi matin, des résultats semestriels du groupe de BTP.
Mieux, le chiffre d'affaires Logement est en hausse de 5 % sur un an en France. Il n'empêche : sept mois après la fin de l'avantage fiscal dans l'immobilier neuf dit Pinel, la filiale de Bouygues continue de faire « face à un environnement de marché toujours difficile », fait encore savoir la major aux journalistes.
Et ce, malgré la possibilité offerte, depuis le 16 février, à un enfant, à un petit-enfant et même à un arrière-petit-enfant de recevoir jusqu'à 300 000 euros défiscalisés afin d'acheter dans l'immobilier neuf. Ou encore en dépit du lancement d'un nouveau prêt à taux zéro, le 1er avril dernier, réservé aux primo-accédants à la propriété et étendu à l'ensemble des logements neufs, individuels et collectifs, et sur l'ensemble des territoires.