Crise du logement : Bouygues Immobilier supprime près d'un poste sur cinq en France
César Armand
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(Photo d'illustration)
Charles Platiau
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C'est le troisième domino qui tombe. Alors que les professionnels du logement neuf alertent depuis sept mois sur les suppressions de poste à venir et que les statistiques officielles se suivent et se ressemblent sur la baisse du nombre de permis de construire délivrés, Bouygues Immobilier vient d'annoncer à ses équipes réunies en comité social et économique (CSE) un plan de départ volontaire et un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Trois mois après l'annonce de Vinci et un mois après celle de Nexity, leader du logement neuf, la filiale du géant du BTP, qui compte 1.054 collaborateurs en France, va se séparer de 225 salariés en France.
La nouvelle était attendue: avant même la présentation de ses résultats annuels fin février, le groupe Bouygues avait fait savoir, avant l'ouverture de la Bourse, que « Bouygues Immobilier adapt[ait] son organisation et repouss[ait] le lancement de certains projets », du fait d'un environnement de marché « difficile ».
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Et pour cause, en 2023, dans le logement neuf, les réservations ont baissé de 25%. Dans le tertiaire, ce n'est guère mieux : « L'activité commerciale reste à l'arrêt, les investisseurs reportant leur prise de décisions », poursuivait la major. Tant est si bien que le chiffre d'affaires de l'entité a chuté de 14% par rapport à 2023, de 11% dans le logement et de... 61% dans l'immobilier d'entreprise.
César Armand