La Défense : +60% de bureaux placés en 2024 malgré la crise de l'immobilier d'entreprise
César Armand
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Le quartier d'affaires de Paris La Défense. (Photo d'illustration)
Reuters
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Le quartier d'affaires de Paris La Défense. (Photo d'illustration)
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C'est un indicateur-clé attendu avec impatience chaque trimestre par les investisseurs ou les utilisateurs : la demande placée de bureaux en Île-de-France. Produit par le groupement d'intérêt économique Immostat, composé des sociétés de conseil en immobilier d'entreprise BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cushman & Wakefield JLL, il permet de mesurer les recherches de biens des professionnels qui ont trouvé l'offre qui leur convient. Mais surtout, il témoigne de la vitalité économique de tel ou tel emplacement.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le dernier baromètre, publié ce matin, témoigne d'une « excellente performance » du marché du quartier de la Défense. Avec 211.200 m² de bureaux placés en 2024, le premier quartier d'affaires européen réalise + 60% sur un an. Le marché est porté tant par le créneau des 1.000 à 5.000 m², dit mid-market, que par huit grandes transactions, parmi lesquels Sanofi qui a annoncé son arrivée en 2027 sur 30.000 m².
Et ce, alors même que, le 1ᵉʳ octobre dernier, l'Association des utilisateurs de Paris La Défense (AUDE) alertait sur un modèle à bout de souffle. Depuis le premier confinement, l'ensemble de tours a du mal à faire le plein. Selon les calculs du cabinet de consultants Deloitte, entre l'explosion du télétravail et la crise de l'immobilier, la vacance des bureaux s'élève à 19% contre 4,6% avant la crise sanitaire.
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Un taux de non-remplissage si élevé qu'il entraîne une réduction des loyers. « Les loyers y sont trois fois inférieurs à ceux du quartier central des affaires [QCA, VIIIᵉ arrondissement de Paris et une partie des Iᵉʳ, IIᵉ, IXᵉ, XVIᵉ et XVIIᵉ], y compris pour les meilleurs immeubles à proximité de la Grande Arche, au cœur du nœud de transports en commun. C'est un vrai argument compétitif », confirme à La Tribune Virginie Houzé, directrice études et recherche de JLL.
César Armand