Logement : ce que révèle l'absence de ministère dédié dans le gouvernement Borne
César Armand
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Eddie Keogh
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Article publié le 23/05/2022 à 13h46, mis à jour à 15h29 à la suite des déclarations d'Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement
Pas de ministre, ni de ministre délégué et encore moins de secrétaire d'Etat. La disparition du mot « Logement » des intitulés des postes du gouvernement "Borne I", annoncés vendredi dernier, fait déjà bondir les associations et les professionnels du secteur.
La situation est en effet critique : l'habitat reste le premier poste de dépenses contraintes des Français, et il reste, selon la Fondation Abbé Pierre, 300.000 sans domicile fixe (SDF), 4 millions de mal-logés - en cohabitation forcée, en suroccupation... - et 12 millions de précaires énergétiques, c'est-à-dire les ménages qui peinent à payer leurs factures d'électricité et de chauffage. L'Union sociale pour l'habitat évoque, elle, 2,2 millions de demandes de logements sociaux.
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En réalité, cette absence n'a rien de surprenant. Déjà, lors du premier quinquennat, le mot « Logement » n'était apparu qu'en octobre 2018 dans un intitulé ministériel. Alors secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, officieusement chargé de ce sujet, Julien Denormandie avait été promu ministre délégué à la Ville et au Logement, sous la tutelle de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités locales.
César Armand