Logement : quel bilan pour « Action Cœur de ville » à la veille de la présidentielle ?
César Armand
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Réhabilitation et restructuration de l'habitat en centre-ville, développement économique et commercial, mise en valeur de l'espace public et du patrimoine, accès aux équipements et services publics, telle est la quadruple ambition du programme « Action Cœur de ville ». Mis en place en mars 2018 par le gouvernement et doté de 5 milliards d'euros à travers la Banque des territoires (Caisse des Dépôts), d'Action Logement (ex-1% Logement) et de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), ce programme de l'Etat vise à revitaliser 234 villes moyennes.
A quatre jours de l'élection présidentielle, il ressort que ces institutions publiques ont utilisé au moins la moitié de leurs enveloppes de subventions. Elles l'expliquent par le temps long de l'immobilier. Toute opération de construction de logement ou de rénovation prenant entre un et cinq ans, rappellent les professionnels. A cela est venu s'ajouter la pandémie de Covid qui a ralenti les déploiements des crédits.
Toutes sources confondues, ces communes entre 15.000 et 100.000 habitants accueillent en effet 23% de la population française et 26% de l'emploi, mais rencontrent des problèmes de désertification des centres-villes ou concentrent des logements de moindre qualité que dans les grandes villes.
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Ainsi, sur les 1,5 milliard d'euros débloqués il y a quatre ans, l'organisme paritaire Action Logement, qui finance de la démolition-reconstruction, communique sur 857 millions d'euros de financement accordés, soit 15.200 nouveaux logements livrés ou en cours de production.
César Armand