Les villes moyennes font rêver, mais l'offre de logements ne suit pas
César Armand
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« Il n'y a pas une ville où les édiles arrivent à satisfaire la demande : il n'y a pas beaucoup de biens à vendre alors qu'il y a très une forte demande », décrypte Rollon Mouchel-Blaisot, directeur du programme "Action coeur de ville" à l'Agence...
Quatre ans après avoir lancé le programme "Action cœur de ville" pour revitaliser 222 villes moyennes, le gouvernement vient de lancer, avec la jeune pousse MyTraffic, un "Observatoire des mobilités dans les centres villes". Il en ressort qu'entre l'été 2020 et l'été 2021, la fréquentation piétonne a chuté dans ces cœurs de ville, mais que la provenance des visiteurs extérieurs a augmenté. Paradoxalement, alors que le Conseil supérieur du notariat communique, tous les trimestres, sur un attrait immobilier croissant des Français dans ces communes, l'offre de logements n'est toujours pas au...
... ez-vous...
Un rideau de fer baissé. Une vitrine de magasin bardée d'autocollants « A vendre » ou « A céder ». Quel que soit le contexte - confinement, crise sanitaire ou en temps normal - de nombreuses communes subissent la désertification de leurs centres-villes.
Pour sortir de cette fatalité, dès mars 2018, le gouvernement a mis en route le plan « Action cœur de ville ». Financé par Action Logement, l'Agence nationale de l'habitat et la Banque des territoires (groupe Caisse des Dépôts), le programme est doté de 5 milliards d'euros au profit de 222 villes moyennes, ces communes entre 20.000 et 100.000 habitants.
Un « Observatoire des mobilités dans les centres villes »
Pour en mesurer les effets sur le terrain, l'Agence nationale de cohésion des territoires, placée sous la tutelle du ministère du même nom, vient de créer un « Observatoire des mobilités dans les centres-villes » avec la jeune pousse MyTraffic (voir encadré ci-après).
Objectif : analyser l'évolution de l'attractivité de ces 222 cœurs de ville d'août 2020 à août 2021 grâce à trois indicateurs : la fréquentation piétonne, le niveau d'attractivité de ces villes-centres au sein de leurs agglomérations et la provenance des visiteurs extérieurs. Le tout comparé à 250 autres villes moyennes qui ne font pas partie du dispositif « Action cœur de ville ».
Il en ressort ainsi que les centres de ces 222 communes concernées résistent mieux que les cœurs de ville du reste du pays. Par exemple, la fréquentation piétonne, comptabilisée à partir du nombre de visiteurs uniques chaque jour, n'a chuté, entre août 2020 et août 2021 « que » de 9% contre 13% pour les villes moyennes hors du programme Action cœur de ville.
Ces résultats en demi-teinte s'expliquent par le reconfinement et le couvre-feu de l'automne 2020 et celui du printemps 2021. Sans surprise, les communes qui, au contraire, tirent leur épingle du jeu sont celles qui ont réaménagé leurs centre-ville, en installant notamment des navettes électriques ou des pistes cyclables. Les villes côtières ont également la cote.
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