Présentiel, télétravail, tiers-lieu: le bureau déconfiné se cherche encore
César Armand
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"Le bureau n'a pas dit son dernier mot !" Ce constat est signé Ingrid Nappi, professeure-chercheuse à l'ESSEC, titulaire de la chaire Workplace Management et auteure d'une enquête sur 2.643 répondants réalisée entre le 7 et le 20 septembre.
De sa première étude réalisée en avril dernier en plein confinement, il ressortait que quel que soit l'âge du salarié, il imaginait son bureau post-Covid comme un mix entre un peu plus de télétravail et de l'open space avec des postes de travail affectés, où l'on peut décider de la distance. Aujourd'hui, la majorité des employés de bureau (55%) est de retour au bureau physique et constate que le présentiel fonctionne avec le télétravail. En six mois, leurs principales attentes n'ont pas changé: ils demandent l'adaptation des espaces collectifs aux règles d'hygiène et sécurité, et le respect des règles de distance de sécurité entre collègues. En résumé, des espaces avec peu de voisin(e)s autour.
Dans le même temps, est-ce que la possibilité de travailler n'importe où a changé leurs besoins professionnels et même leur vie personnelle au point de leur donner envie de déménager ? Sans surprise, 71% de ceux vivant en appartement en expriment le souhait, de même que la moitié d'entre eux privilégierait le milieu rural ou la petite ville. Sous réserve bien sûr que leur entreprise leur offre la possibilité de télétravailler ou de se rendre dans un tiers-lieu.
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Dans ces conditions, quelle serait la répartition idéale de leur temps de travail entre le bureau, la maison et le tiers-lieu ? "Les grandes tendances commencent à prendre forme", relèvent la professeure Ingrid Nappi. Dans ce domaine, il existe deux "associations significatives". La première porte sur l'emplacement géographique. Seulement un tiers (34%) des Franciliens optent pour le bureau individuel devant le télétravail (23 %), contre 45% des Français. La seconde repose sur le poste hiérarchique occupé: 58% des directeurs choisissent le bureau individuel contre 39% pour les autres collaborateurs.
César Armand