À l’ère du virus, une vie de bureau reconfigurée
César Armand
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« Quel que soit l'âge du salarié, son bureau idéal, demain, sera un mix entre un peu plus de télétravail et de l'open space avec postes de travail affectés, où l'on peut décider de la distance », assure l'économiste Ingrid Nappi, professeure à l'Essec, titulaire de la chaire Workplace Management et autrice d' une enquête sur 800 employés de bureaux.
« La crise sanitaire et le confinement ont été un révélateur de la possibilité de se passer non seulement d'un bureau en tant que pièce de travail mais aussi des attributs du lieu de travail - salles de réunion, bibliothèque, dossiers papier, téléphone fixe... », renchérit l'avocate Catherine Saint-Geniest.
D'autant que les bureaux n'ont pas (encore) signé leur arrêt de mort. « Ils ont une valeur et une signification, ils symbolisent l'image d'une entreprise forte, une entreprise à laquelle on peut s'identifier », souligne Thomas Georgeon, le directeur général de la Société de la tour Eiffel, une foncière spécialisée dans les bureaux dans le Grand Paris.
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De la même manière, « un jour de télétravail, c'est vivable, deux jours, vous tournez en rond chez vous », rappelle Clément Alteresco, président-fondateur de Morning (groupe Nexity). « Nous demeurons des animaux sociaux ! », insiste celui qui défend la création de « tickets bureaux » sur le modèle des tickets resto.
César Armand