Royaume-Uni: Rightmove rejette une offre de rachat à près de 7 milliards d'euros
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L'offre initiale de REA group proposait notamment aux actionnaires de Rightmove une prime de 27% par rapport au cours de l'action du 30 août.
Reuters
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L'offre initiale de REA group proposait notamment aux actionnaires de Rightmove une prime de 27% par rapport au cours de l'action du 30 août.
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C'est un non. Rightmove, le leader anglais des petites annonces immobilières en ligne, a annoncé ce mercredi le rejet « à l'unanimité » de l'offre de rachat de l'australien REA Group, majoritairement contrôlé par le groupe News Corp de l'homme d'affaires et magnat des médias Rupert Murdoch. Selon le conseil d'administration de Rightmove, la proposition du groupe australien était « non contraignante et hautement conditionnelle » mais a estimé qu'elle était « totalement opportuniste et sous-évaluait » l'entreprise. D'où cette fin de non recevoir, du moins pour le moment.
REA a, de son côté, « confirmé avoir formulé » le 5 septembre dernier « une proposition indicative non contraignante » de rachat en espèces et en actions, qui « valorise l'ensemble du capital (...) de Rightmove à environ 5,6 milliards de livres », selon un communiqué distinct. « Il n'existe aucune certitude » qu'une offre ferme sera faite in fine, a-t-il précisé ce mercredi. L'offre initiale proposait en tout cas aux actionnaires de Rightmove une prime de 27% par rapport au cours de l'action du 30 août. Ils auraient alors détenu environ 18,6% du capital de la nouvelle entité.
Le conseil d'administration de l'entreprise australienne avait justifié son projet de rachat par le fait « qu'il existe des similitudes évidentes entre REA et Rightmove, leaders sur le marché dans le secteur résidentiel ».
Pour Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown, « il est facile de comprendre » l'intérêt de REA Group. L'entreprise étant présente « en Australie, en Asie et en Amérique du Nord », « obtenir une position dominante au Royaume-Uni serait très attrayant », explique l'experte.
Surtout, bien que « morose » ces derniers temps, « le marché immobilier britannique est traditionnellement dynamique dans des circonstances économiques normales », a rappelé Russ Mould, analyste chez AJ Bell. Et le fait que « le nouveau gouvernement travailliste (au Royaume-Uni, Ndlr) a adopté des politiques favorables au logement et une stratégie résolument axée sur l'amélioration de l'économie britannique » pourrait bénéficier à Rightmove. À cela s'ajoute en plus les baisses attendues des taux d'intérêt qui devraient améliorer les perspectives du secteur immobilier outre-manche.
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Dans ce contexte, il n'est donc pas surprenant que l'offre de REA ait été rejetée, considère Susannah Streeter. Le groupe australien pourrait encore décider de l'améliorer pour tenter d'obtenir un accord. Mais pourrait alors rencontrer la concurrence d'autres repreneurs potentiels aussi désireux de mettre la main sur Rightmove et son potentiel.
À la suite de cette annonce, le titre de Rightmove était en petite hausse de 1,19%, à 678,80 pence, ce mercredi à la Bourse de Londres vers 07h20 GMT (09h20 à Paris) comparé à la clôture la veille (670,80 pence). Il est ensuite redescendu aux alentours des 674,80 pence. Pour rappel, il s'était envolé de plus de 27% en une séance au début du mois, atteignant un pic à 709 pence, après que REA Group avait annoncé « envisager une éventuelle offre » de rachat. La dernière fois qu'il avait flirté avec ce niveau remontait à la fin de l'année 2021.
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Il n'empêche que, variant autour des 670 pence, le titre de Rightmove est encore bien au-dessus de son niveau du reste de ce début 2024. Il n'avait en effet jamais dépassé les 571 pence sur les huit premiers mois de l'année.
(Avec AFP)
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