Mpox : les autorités n'élargissent pas le public concerné pour la vaccination
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La HAS recommande une vaccination dite réactive aux cas contact, idéalement moins de quatre jours après l'exposition.
Stephane Mahe
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La HAS recommande une vaccination dite réactive aux cas contact, idéalement moins de quatre jours après l'exposition.
Stephane Mahe
Les autorités sanitaires ont largement maintenu en l'état leurs recommandations en matière de vaccination contre le Mpox, ce lundi. En clair elles n'élargissent pas le vaccin à de nouvelles catégories de population, mais elles suggèrent une dose de rappel aux personnes déjà jugées à risque. La Haute autorité de santé (HAS) « considère que les cibles de cette vaccination restent inchangées depuis ses précédentes recommandations », indique-t-elle dans un communiqué accompagnant des recommandations actualisées sur le sujet.
La HAS avait été saisie cet été par le ministère de la Santé dans un contexte où le Mpox, autrefois qualifié de « variole du singe », fait à nouveau l'objet d'inquiétudes notamment en Afrique, deux ans après l'épidémie mondiale de 2022.
Plusieurs épidémies sont actuellement en cours dans le centre de l'Afrique, notamment en République démocratique du Congo. Elles sont alimentées par une version différente de la souche à l'origine de l'épidémie de 2022. Celle-ci avait été causée par le « clade 2 », qui circule toujours à bas bruit dans de nombreux pays, dont la France. Les épidémies en RDC sont, elles, causées par le « clade 1 », qui a provoqué des centaines de décès chez les enfants. Mais la situation se complique du fait qu'une nouvelle version du clade 1, le variant 1b, est apparue en RDC et semble surtout circuler entre adultes à l'occasion de contacts sexuels, comme c'était déjà le cas de l'épidémie de 2022.
Dans ce contexte, la question se posait d'un élargissement de la vaccination préventive au-delà des publics déjà ciblés depuis deux ans. Ils incluent essentiellement les hommes ayant des relations homosexuelles, les prostitués hommes ou femmes, et toute personne travaillant dans des lieux dédiés aux rencontres sexuelles.
Elle continue, par ailleurs, à recommander une vaccination dite réactive aux cas contacts, idéalement moins de quatre jours après l'exposition.
L'autorité sanitaire a, néanmoins, actualisé quelques points. Elle recommande désormais une dose de rappel aux personnes appartenant aux catégories à risque. Cette recommandation est valable quel que soit le schéma vaccinal de la personne - une, deux ou trois doses déjà effectuées -, à condition que la dernière dose remonte à plus de deux ans. Enfin, la HAS ne recommande pas de vaccin aux personnes ayant attrapé le Mpox lors de l'épidémie de 2022, jugeant leur immunité naturelle déjà suffisante.
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Si la situation inquiète, l'OMS s'est voulue rassurante ces derniers jours. « Les épidémies de Mpox en République démocratique du Congo et dans les pays voisins peuvent être maîtrisées et stoppées », a ainsi assuré son directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué publié le 26 août.
Pour autant, dans celui-ci, l'OMS rappelle que pour y arriver, le plan stratégique mondial de préparation et de riposte internationale au virus, doit être financé rapidement. Quelque 121 millions d'euros (135 millions de dollars) seront nécessaires de septembre 2024 à février 2025. Les acteurs en premières lignes pour le financer sont l'OMS, les Etats membres et différents partenaires sanitaires, dont les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
L'Unicef a annoncé samedi dernier avoir lancé « un appel d'offres d'urgence » afin d'obtenir des vaccins contre le Mpox, et ainsi aider les pays les plus durement touchés. « En fonction de la demande, de la capacité de production des fabricants et des financements, des accords portant sur un maximum de 12 millions de doses en 2025 peuvent être mis en place », a déclaré l'Unicef dans un communiqué, diffusé avec l'Organisation mondiale de la santé, l'Alliance du Vaccin Gavi et l'Africa CDC (Centre africain de contrôle et de prévention des maladies). Cet « appel d'offres d'urgence est conçu pour garantir un accès immédiat aux vaccins disponibles contre le Mpox ainsi que pour accroître la production », précise le communiqué.
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Dans le cadre de cet appel d'offres, l'Unicef souhaite mettre en place des accords d'approvisionnement lui permettant d'acquérir et de distribuer les vaccins « sans délai, une fois que les pays et les partenaires auront assuré le financement, confirmé les besoins et leur niveau de préparation, et que les exigences réglementaires pour l'acceptation des vaccins seront en place ».
(Avec AFP)
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