Variole du singe : l'OMS assure que les épidémies de Mpox « peuvent être stoppées »
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A ce jour, la RDC constitue 90% des cas cas signalés de Mpox en 2024.
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A ce jour, la RDC constitue 90% des cas cas signalés de Mpox en 2024.
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Une déclaration qui vient rassurer un peu. « Les épidémies de Mpox en République démocratique du Congo et dans les pays voisins peuvent être maîtrisées et stoppées », a ainsi assuré le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué publié ce lundi.
Pour autant, dans celui-ci, l'OMS rappelle que pour y arriver, le plan stratégique mondial de préparation et de riposte internationale au virus, doit être financé rapidement. Quelque 121 millions d'euros (135 millions de dollars) seront ainsi nécessaires. Et ce, dans les six prochains mois, de septembre 2024 à février 2025.
Les acteurs en première ligne pour le financer sont l'OMS, les Etats membres et différents partenaires sanitaires, dont les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). A noter par ailleurs : l'OMS lancera prochainement son appel de fonds pour préciser ses besoins. A ce jour, l'organisation a débloqué environ 1,5 million de dollars de son fonds de réserve pour les situations d'urgence.
Pour rappel, le Mpox, auparavant connu sous le nom de variole du singe, est une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme, mais se transmet aussi entre humains par contact physique. Elle provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées.
La recrudescence du Mpox et l'apparition d'un nouveau variant (clade 1b), d'abord détecté en RDC, ont incité l'OMS à déclarer le 14 août son plus haut degré d'alerte au niveau international. L'OMS avait déjà pris une telle décision en 2022 lorsqu'une épidémie de Mpox, portée par le clade 2b, s'était étendue à travers le monde. L'alerte avait été levée en mai 2023.
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Mais il avait souligné que « la région africaine a connu une augmentation et une expansion géographique sans précédent ». La RDC constitue en effet 90% des cas signalés en 2024, avec plus de 16.000 cas suspects, dont 575 décès, recensés depuis janvier. Le Congo-Brazzaville voisin, ainsi que le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda, sont aussi particulièrement impactés. En dehors du continent africain, certains pays ont détecté des malades du Mpox, comme le Pakistan, la Suède, ou la Thaïlande.
Pour autant, mardi dernier, Hans Kluge, directeur Europe de l'OMS, avait assuré que le Mpox n'était pas « le nouveau Covid », car les experts de santé en savaient « déjà beaucoup » sur le virus. Le risque pour la population générale est donc « faible », même si les modes de transition du virus « ne sont pas encore très clairs ».
Plusieurs gouvernements occidentaux se sont mobilisés ces derniers jours pour aider les pays les plus touchés par le virus. Dernière initiative en date : celle de l'Allemagne, qui prévoit de faire don de 100.000 doses de vaccin pour les pays d'Afrique, où le virus circule le plus.
Les doses de vaccin devraient être disponibles « à court terme » à partir des stocks de l'armée allemande, a déclaré ce lundi le porte-parole du chancelier Olaf Scholz, Steffen Hebestreit. L'objectif est de « soutenir solidairement les efforts internationaux pour contenir Mpox sur le continent africain », a-t-il ajouté.
L'Allemagne va ainsi distribuer la quasi-totalité de ses réserves de vaccin Mpox, qui s'élèvent à 118.000 doses, selon un autre porte-parole, issu du ministère allemand de la Défense. Un laboratoire mobile sera par ailleurs mis en service au Congo dans de brefs délais, a-t-il indiqué. A moyen terme, l'objectif est d'accompagner l'Union africaine (UA) dans la mise en place d'une production locale de vaccins.
La France a fait une promesse de dons similaire à son voisin d'outre-Rhin mardi dernier. 232 sites de vaccination « sont d'ores et déjà ouverts » pour faire face à une éventuelle épidémie de Mpox, avait aussi précisé le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal.
Un autre acteur clef s'est aussi mobilisé ces derniers jours. Il s'agit de Bavarian Nordic, le fabricant danois du vaccin contre le Mpox. Celui-ci s'est dit jeudi dernier « mieux préparé » pour approvisionner le monde en sérum contre la maladie, que lors de l'épidémie précédente en 2022.
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Une semaine avant cette déclaration, Bavarian Nordic s'était dit prêt à produire jusqu'à 10 millions de doses de vaccins d'ici 2025. Actuellement, le laboratoire a quelque 500.000 doses en stock. Selon le groupe pharmaceutique, « l'époque n'est sans doute pas autant à la panique qu'en 2022/2023 ».
(Avec AFP)
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