En France, la production industrielle recule encore
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Les branches intensives en énergie peinent plus que les autres à retrouver un bon niveau de production (photo d'illustration).
Wolfgang Rattay
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Les branches intensives en énergie peinent plus que les autres à retrouver un bon niveau de production (photo d'illustration).
Wolfgang Rattay
Pour le deuxième mois consécutif, la production industrielle tricolore est repartie à la baisse. Elle s'est en effet repliée de -0,6 % au mois de janvier par rapport à décembre, après -0,5 % en décembre (chiffre révisé à la hausse de 0,1 point), a annoncé l'Insee ce mercredi. La seule production manufacturière a baissé de 0,7 %, après un recul de 1,0 % en décembre.
Ce nouveau repli s'explique par ceux enregistrés dans la fabrication de biens d'équipement (-1,9 %), dans la cokéfaction et le raffinage (-1,7 %) et dans les industries agro-alimentaires (-0,2 %). A contrario, la production a rebondi dans les matériels de transport (+0,8 %), particulièrement dans l'industrie automobile (+6,4 %).
La situation s'est donc encore dégradée par rapport à novembre dernier, quand la production industrielle avait très légèrement grimpé (+0,1 %). La faute à un contexte politique instable, avec un gouvernement - celui de Michel Barnier - qui a été renversé début décembre.
En cumulé sur un an, la production industrielle a baissé de -1,3 %, dont -2,1 % pour l'industrie manufacturière. Et, sur cette période, c'est la fabrication de matériels de transports qui l'a tirée à la baisse (-7,4 %), elle-même plombée par l'industrie automobile (-12,6 %). La production a en revanche augmenté sur un an dans les industries extractives, énergie, eau (+2,6 %), la cokéfaction et le raffinage (+9,8 %) et dans les industries agroalimentaires (+0,8 %).
Des branches en particulier peinent plus que les autres à retrouver un bon niveau de production. À savoir celles très gourmandes en énergie. « Dans un contexte de très forte hausse des prix de l'énergie entre 2021 et 2023, les branches intensives en énergie ont été particulièrement exposées à la hausse de leurs coûts de production, ce qui a contribué à une baisse de leur production », rappelle l'Insee.
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Ainsi, leur production sur les trois mois de novembre 2024 à janvier 2025 « reste en net retrait par rapport à celle du deuxième trimestre 2021, dernier trimestre avant que les prix de l'énergie n'augmentent fortement ». La sidérurgie accuse une baisse de -21,7 %, la fabrication de verre et articles en verre de -19 %, la fabrication de produits chimiques de base de -15,7 %, et celle de pâte à papier, papier et carton de -12,3 %.
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Le secteur privé continue aussi de reculer
Une autre indicateur de l'économie française est aussi en berne ce mois-ci : l'activité du secteur privé, qui a enregistré son plus fort repli en plus d'un an. Selon l'indice PMI publié ce mercredi par l'agence HCOB, l'activité du privé s'est établi en France à 45,1 en ce mois de février, contre 47,6 en janvier.
C'est la plus forte baisse observée depuis janvier 2024. L'indice étant inférieur à 50, cela signifie que le secteur est toujours en contraction. Moteur de l'activité privée, l'indice PMI des services a baissé pour le sixième mois consécutif, passant de 48,2 en janvier à 45,3 en février, soit le recul le plus important depuis octobre 2023.
« La contraction de l'activité s'est en effet accélérée en février, tendance que les entreprises interrogées ont fréquemment attribuée à une détérioration de la demande, à l'attentisme des clients et à la faiblesse générale de la conjoncture », a commenté Tariq Kamal Chaudhry, économiste à la HCOB.
(Avec AFP)
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