Pétrole : les doutes sur la reprise pèsent sur les cours
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L'euphorie (relative) des trois derniers mois semble passée sur les marchés. Vendredi, la publication de chiffres de l'emploi américain inquiétants a douché l'optimisme des investisseurs et les analystes tablent désormais plutôt sur une reprise "en W" (un redressement suivi d'une rechute) contre un mouvement de croissance plus franc et rapide attendu auparavant.
Du coup, les cours du pétrole rechutent en début de semaine. A la clôture, le baril de "light sweet crude" s'échange contre 70,41 dollars à New York et celui de Brent de la mer du Nord vaut 68,04 dollars. Certes, il s'agit de niveaux plus élevés que la moyenne de l'année, puisqu'en 2009, le baril évolue en moyenne autour de 55 dollars, mais la barre symbolique des 70 dollars semble difficile à franchir.
Même les institutions internationales se montrent plutôt pessimistes. La banque mondiale a ainsi déclaré samedi s'attendre à une demande faible en 2010, ce qui devrait porter le baril à environ 63 dollars en moyenne sur l'année.
De plus, l'apaisement des tensions au Nigeria, un des plus gros producteurs d'or noir au monde, accentue la pression à la baisse, les opérateurs ayant abaissé leur "prime de risque géopolitique".
Mais surtout, c'est la politique monétaire des pays membres de l'OCDE qui inquiète les analystes. Jugées trop laxistes, bon nombre de ces politiques entraînent une explosion des déficits des Etats. Et le dollar ne cesse de se déprécier. Actuellement, 1 euro vaut plus de 1,46 dollar. Les analystes craignent un phénomène d'inflation qui entraînerait les prix du pétrole "bien au-delà des 100 dollars le baril a l'approche de l'année 2011", a déclaré un analyste de Merril Lynch à l'AFP.
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