Areva devrait reporter au printemps 2011 sa levée de fonds

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Les exigences du fonds du Qatar qui pourrait participer à l'augmentation du capital d'Areva expliqueraient le report au printemps 2011 de cette opération de levée de fonds.

Un report au printemps 2011 de l'augmentation de capital d'Areva "semble probable" en raison notamment des conditions posées par le fonds souverain du Qatar pour participer à l'opération, écrit lundi le quotidien Les Echos. De son côté, le Figaro rapporte que, "sauf surprise de dernière minute", les candidats à la levée de fonds du groupe nucléaire public ne remettront pas, ce lundi, leurs offres, contrairement à ce qui était prévu. Les deux quotidiens ne citent pas leurs sources.

Contrôlé à près de 90% par l'Etat français, Areva doit procéder à une augmentation de capital de 15%, estimée entre 1,5 et 3 milliards d'euros, pour financer ses investissements. Cette levée de fonds était censée intervenir avant la fin de l'année.

"Pour respecter ce calendrier, il faudrait qu'un conseil de surveillance se réunisse et lance le processus d'ici à la fin du mois. On n'en prend pas le chemin. Autant dire qu'un report au printemps semble probable", écrivent Les Echos. Selon le quotidien, le report de l'opération serait notamment lié aux exigences du Qatar, qui conditionnerait sa participation à l'augmentation de capital d'Areva à la possibilité d'investir dans ses activités minières.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Areva pour commenter ces informations.

Le fonds souverain du Koweït et le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) sont eux aussi pressentis pour participer à l'augmentation de capital d'Areva.

La date de dépôt formel des offres des candidats à la levée de fonds du groupe français avait été reportée du 15 au 22 novembre, avait-on appris il y a une semaine de sources proches du dossier.

La candidature de MHI a par ailleurs suscité des critiques de la part d'Alstom et d'EDF. Ce dernier a en outre indiqué vendredi qu'il ne menait aucune discussion sur une éventuelle participation à l'augmentation de capital d'Areva.

L'Etat avait fait savoir fin juillet que, dans le cadre d'un renforcement du partenariat industriel entre les deux groupes, l'éventualité d'une montée d'EDF dans le capital d'Areva serait examinée. L'électricien public détient aujourd'hui 2,4% du fabricant de réacteurs nucléaires.

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