Débat sur l'énergie : « un accouchement dans la douleur »

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Lancé officiellement jeudi, le débat national sur la transition énergétique « accouche » réellement « dans la douleur », comme l'a reconnu Laurence Tubiana, membre du comité de pilotage. Malgré un mois de retard à l'allumage, son organisation reste encore très floue.

« Comme vous le savez, ce débat accouche dans la douleur », a souri d'entrée de jeu Laurence Tubiana, membre du comité de pilotage du débat national sur l'énergie. « D'ailleurs, Thierry Wahl, secrétaire général du débat, est actuellement à l'hôpital », a-t-elle enchaîné en élargissant son sourire. « Mais il sera sur pied lundi avec une équipe solide », a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse dans l'hôtel particulier qui abrite boulevard Saint Germain le cabinet de la ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho.

Un "marqueur" ... de désorganisation !

C'est en effet à un «accouchement » difficile auquel on assiste. Le débat national sur la transition énergétique, de son vrai nom, est réputé être conçu par François Hollande comme « un marqueur » de son quinquennat. Pour l'heure, si son objectif ne manque pas de panache (« un grand débat populaire, citoyen qui va contribuer à la prise de décisions majeures pour les décennies à venir », selon Delphine Batho), ce débat marque surtout la désorganisation du ministère de l'énergie, si ce n'est du gouvernement.

Un "Conseil" dont la composition n'est pas encore complétement arrêtée

Au moment où se réunissait pour la première fois ce jeudi après midi le « Conseil national du débat », sorte de Parlement qui va mener jusqu'à fin juin prochain ce débat, nul n'en connaît la composition. Pour une bonne raison, elle n'est pas arrêtée ! « La structure des membres est fixée mais sa composition précise ne l'est pas. Certains collèges doivent être complétés, d'autres élagués », a précisé Laurence Tubiana, président de l'Iddri, officiellement chargée de faciliter les discussions dans le comité de pilotage. Une seule certitude : le Conseil est composé de 7 collèges, rassemblant chacun 16 représentants de : l'Etat, des syndicats, des employeurs, des ONG environnementales, des associations de consommateurs, des élus locaux et des parlementaires.

7 sièges pour le Medef
Pour savoir qui était présent à cette première réunion, il fallait jeudi après midi, soit faire le pied de grue boulevard Saint Germain pour guetter la sortie de la réunion à huis clos, soit, plus confortablement, scruter les visages sur les photos expédiées sur Twitter notamment par Denis Baupin, député EELV. Impossible de savoir combien de membres ont déjà été désignés et conviés. En insistant très fortement, les journalistes n'ont obtenu du ministre de l'énergie qu'une liste précisant le type d'organismes invités. Exemple : dans le collège employeurs, on compte 7 sièges pour le Medef, 4 pour la CGPME, deux pour l'UPA, trois pour la FNSEA !

Quelles fédérations professionnelles ? quelles producteurs d'énergie ?

Alors qu'il se susurre que le Medef sera représenté par certaines de ses fédérations représentant les utilisateurs d'énergie (bâtiment, chimie) mais aussi les producteurs d'énergie (UFE pour l'électricité, UFIP pour le pétrole, AFG pour le gaz). Difficile à vérifier, la plupart des intéressés n'en savaient rien encore mardi. Les producteurs d'énergie, comme EDF, GDF Suez ou Total, devraient par ailleurs être représentés, en direct et/ou via leurs fédérations, dans le « groupe de contact des entreprises de l'énergie », dont le principe a été arrêté tardivement.

Et le SER ? s'étrangle le Syndicat des énergies renouvelables

Dans cette panique, le Syndicat des énergies renouvelables s'inquiète de ne pas être invité au « Conseil ». « Ce n'est pas une fédération du Medef. Ce n'est pas possible. Au conseil, siègent des organismes représentatifs et non pas des invités du gouvernement, comme à la conférence environnementale », précise Delphine Batho. « De toute façon , le SER n'a pas à être traités différemment des autres producteurs d'énergie qui sont dans le « groupe de contact », ajoute-t-elle.

L'UFC-Que Choisir invité à la dernière minute

Même cafouillage, côté associations. Mardi après-midi, UFC-Que Choisir n'était pas invité. Aujourd'hui, son nom est sur le « canevas » remis par le ministère. Pourtant, le principe de ce débat a été annoncé en juin, son organisation largement calée dès cet été, notamment par le cabinet de conseil Transitions fondé par Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France, membre du comité de pilotage .

Un siège pour la Ligue pour la protection des oiseaux

Information de la journée : France Nature Environnement, WWF, Fondation Nicolas Hulot et Agir pour l'environnement auront chacun deux sièges dans le collège ONG environnementales. Aux côtés de Ecologie sans frontière, LPO (Ligue pour la protection des oiseaux ?), Humanité et diversité, RAC (Réseau action climat ou Rassemblement pour l'abolition de la chasse ?), le CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables), 4 D (Dossiers et débats pour le développement durable), GoodPlanet, la fondation de Yann Arthus Bertrand, qui ont un siège chacune.

Une brochette d'élus EE-LV

Pour l'heure, on n'en saura pas plus. Ah si, on reconnaît sur les photos un grand nombre d'élus EE-LV : Baupin, Porquier, Gassin, Dantec, Cochet ...Pour le reste, rendez-vous le 13 décembre, date de la prochaine « plénière » du Conseil (qui se réunira une fois par mois), pour connaître les noms des 112 membres du Conseil mais aussi son « plan de travail », les thèmes qui seront abordés jusqu'en juin, la forme des auditions qu'il organisera, la composition du « comité des experts » chargés d'alimenter le débat en données et synthèses.... Bref, ce que sera réellement ce débat qui a fait mine de s'ouvrir jeudi.
On peut peut-être espérer connaître aussi à cette date les 6 à 8 groupes de travail qui devraient être mis sur pied au sein du conseil. Mais c'est surement un peu prématuré.
 

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a écrit le 11/12/2012 à 19:17 :
Mille fois d'accord avec Petit Compère, le photovoltaique une héresie à grande echelle chez nous, le solaire thermique devrait être développé davantage mais on assiste au détournement ehonté des subventions et l'envolée frauduleuse des prix.
Une seule issue raisonnable qui peut encore sauver le peu de technicité que l'europe a bien voulu nous laisser à la France c'est le Nucléaire ( Bien sur à travers la loi NOME elle récupére le bénéfice de nos trente ans d'efforts avec le silence des écolos qui acceptent que EDF vende à la concurrence 25% de sa production nucléaire à prix coutant à la concurence et de plus à cédé a SUEZ toutes ses parts de la CNR (35% de l'hydraulique Français) dont les principaux barrages Génissiat, Donzere Mondragon, .....on été payés chèrement par les Français.
De plus une commission d'experts indépendants du gouvernement et EDF(c'est la mode) est nommée payée au pourcentage du flux de courant.pour régler ce nouveau marché.

Les dés sont pipés des le départ par la haute finance et je crains qu' il ne soit qu'un exutoire et un alibi, comme le CO² sur la planète pour mieux nous faire comprendre comment se faire dépouiller en pensant être gagnant et montrer la voie aux autres peuples qui ricanent:
Le pionier est retrouvé mort avec une fleche dans le dos.
Voici une lecture ou tout est dit et sera utile au débat: Henri Prévot; Avec le nucléaire seuil juin 2012 et aussi www.hprevot.fr pour ceux qui ont le courage de vouloir dépasser les fausses bonnes idées.
a écrit le 01/12/2012 à 8:51 :
Tout ça pour nous dire qu'il faut isoler les maison, améliorer son chauffage, mais on n'a pas l'argent; Mettre du photovoltaïque non rentable sur son toit et dépenser des milliards, mais ça c'est une stupidité alors on trouvera l'argent; miser sur l'éolien of shore au risque de se priver d'électricité au moindre Tsunami; Risquer de nous empoisonner en exploitant le gaz de schiste prématurément, tout ça pour éviter d'utiliser l'énergie nucléaire qui est une énergie de plus en plus sure, évolutive et qui prépare le très long terme avec la fusion
A moins que nos pseudo-penseurs n'ait décidé qu'il fallait réduire le nombre d'habitants de cette planète et son développement
Réponse de le 01/12/2012 à 11:53 :
Bonjour petit compère : "Mettre du photovoltaïque non rentable"=faux , idée du passé : le photovoltaïque coûte moins cher que l'EPR (0.08euro/kwh contre 0.09euro/kwh flamanville et 0.12euro/kwh EPR Anglais, source =,rapport du sénat 2012)
"utiliser l'énergie nucléaire qui est une énergie de plus en plus sure"=faux, idée du passé, Un accident majeur tous les dix ans (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima) alors que les experts prévoyaient un accident tous les 1 000 ans ??? Qui a tort ? Les VRP du nucléaire ou la science des statistiques ?
Réponse de le 01/12/2012 à 19:01 :
Salut l'expert Energie Durable,
Ben malin celui qui connait le prix d'une énergie qui ne subsiste qu'à coups de subventions et dont on n'a pas encore l'expérience de la tenue dans le temps des installations. Quand aux centrales nucléaires, on ne peut nier qu'elles sont de plus en plus sûres même si des accidents ont eu lieu avec de sérieuses analyses de risques. Qui a tort? Nos ingénieurs ou nos statisticiens du sénat qui en économie par exemple, nous ont montré leurs compétences.?
Réponse de le 01/12/2012 à 23:35 :
Bonsoir petit compère: A ce jour, au SUD de Lyon, il est rentable d'utiliser sa propre énergie photovoltaïque SANS AUCUNE SUBVENTION et sans la revendre à EDF.
Alors que cette année EDF demande un tarif de rachat (donc une subvention) pour les EPR qu'il souhaite construire en Angleterre. Comme quoi tout change en ce moment....
Nous avons des centrales photovoltaïque cristalline (au Japon) qui ont 40 ans et qui produisent encore 85% de l'énergie qu'elles produisaient la première année. Donc au niveau fiabilité il est difficile de faire mieux. Connaissaient vous des produits industriels grand public garantis 25 ans ?
Réponse de le 14/12/2012 à 15:44 :
Je suis assez d'accord avec plusieurs de vos points sur le PV, mais vous avez tort de vouloir opposer PV et EPR, en réalité ils ne se complètent pas si mal. Le PV produit lors des pointes de consommation le midi, il n'est pas rentable de construire des EPR pour ce moment là. Au contraire, l'EPR est indispensable pour assurer la base de consommation qui reste présente de 0 à 24h, ce serait presque impossible, ça couterait en tout cas une fortune d'essayer de stocker l'électricité du PV pour l'utiliser à ce moment. Un mix EPR pour la base, PV à un prix similaire au sud de Lyon pour la pointe de consommation, aurait du sens. Dans ce sens le PV industriel au sol à 100?/MWh est plus efficace que d'envoyer des gus escalader un toit pour accrocher 4, 5 panneaux eux facturés 300?.

Par ailleurs sur le rapport du sénat, le sénateur écologiste qui l'a rédigé a choisi ce qui l'arrangeait dans les témoignages recueillis et lire directement ceux-ci donne une impression très différentes des conclusions qu'il en a tiré. Ils sont à ligne ici, http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20120305/ce_electricite.html#toc4 c'est extrêmement instructif comme par exemple voir Mestrallet PDF de GDF affirmer sur la base de son expérience industrielle que le coût du nucléaire historique est bien moindre qu'on ne pense. Ce que le sénateur a censuré dans le rapport final. Enfin si EDF demande un tarif de rachat, c'est par peur que la production des ENR écroule les prix à certaines périodes. Ce n'est pas une bonne nouvelle. Les producteurs gaz et charbon ont la même inquiétude et ferment des centrales. La conséquence est un vrai risque d'être incapable de générer assez d'électricité lors des périodes de pointes avec un black out prolongé comme celui de 3 jours en Inde il y a 2 mois. Il va falloir payer des producteurs pour assurer la capacité, et autant que ce soit payer EDF pour assurer de l'électricité sans carbone, plutôt que payer des centrale charbon ou gaz.
a écrit le 30/11/2012 à 19:06 :
he he , il doit y avoir quelque chose à gagner ou à gratter , nos écolobouffont , ils ont quittés le pays nantais , c'est mr ayrault qui est content
a écrit le 30/11/2012 à 18:01 :
Tout ce barnum, me rappelle le cirque autour de la refonte de la sécurité sociale, lancée par M. Rocard., me semble-t-il.

Les résultats furent inversement proportionnel au volume d'air expiré dans les parlotes.

Il reste, que l'on rendra encore hommage à feu DALIDA: Paroles, Paroles .....
a écrit le 30/11/2012 à 17:23 :
Les gens ne vont jamais abandonner leur voiture, sauf quand l'essence coutera dix euros le litre. La voiture, c'est la plus forte drogue du monde.
Réponse de le 30/11/2012 à 18:34 :
10 euros le litre, tu peux rêver. Dans peu de temps, le prix du baril descendra durablement sous 50 dollars. Donc, pour arriver à 10 euros le litre, il va falloir taxer les Français comme jamais. Mais pour ça, les politiciens doivent prendre le risque de finir sous la guillotine. Des volontaires ?
Réponse de le 01/12/2012 à 8:15 :
ça sort d'où ce délire ? La production stagne et va encore staner quelques temps avant d'entammer sont inéluctable déclin. Seule la crise économique actuelle qui engendre une baisse de la demande permet au prix du baril de ne pas s'envoler !
a écrit le 30/11/2012 à 16:23 :
Sachant que DELPHINE BATHO
- brille par son INCOMPETENCE (Bac en poche et 3 mois de stage dans le marais Poitevin) et son MANQUE D?INTEGRITE (n?ayant accepté de quitter son logement social qu?une fois assurée de bénéficier de son appartement ministériel),
- que seul son intérêt personnel prime, il est évident qu?une ?méga-organisation? lui permet de ?faire durer le plaisir? et de s?installer dans la durée.

Tout cela pour accoucher NON PAS DANS LA DOULEUR (sachant que toutes ces réunions sont bien rémunérées, que les repas et les services sont de très bonne qualité), mais très certainement d?une SOURIS
a écrit le 30/11/2012 à 15:32 :
"16 représentants de : l'Etat, des syndicats, des employeurs, des ONG environnementales, des associations de consommateurs, des élus locaux et des parlementaires". Mais de quoi vont-il bien pouvoir débattre ? D'avance, on sait que ces "représentants" autoproclamés et cooptés sont d'accord entre eux pour nous racketter quoi qu'il arrive, au nom de prétextes tous plus farfelus les uns que les autres. Evidemment, les vrais citoyens contribuables sont consciencieusement écartés du débat, puisqu'au final, c'est eux qui seront saignés par les conclusions prévisibles de ce pseudo-débat. Mais que reste-t-il de la démocratie dans ce pays ?
a écrit le 30/11/2012 à 14:42 :
Une exploitation agricole équipée de méthaniseur produit de l'électricité pour 450 Foyers. (Y'en a que 12 en France)
http://www.aile.asso.fr/copy_of_biogaz/16p-methanisation-final.pdf

Il y a 490 000 exploitation (En constante diminution certes).
490000 x 450 = 220 000 000 de Foyer.

Certes le calcul est très brouillon mais croyez vous vraiment qu'il n'y a t-il pas possibilité de produire de l'électricité proprement et en abondance?
Le seul problème c'est que les lobbies nucléaire, mêlés aux grands décideurs n'aurait plus le monopole de l'accaparement des recettes liée a la production/consommation d'énergie... Consommez braves gents...
Réponse de le 30/11/2012 à 14:57 :
Oui sauf que le méthane est un puissant gaz à effet de serre que les signataires du protocole de Kyoto se sont engagés à réduire
Réponse de le 30/11/2012 à 15:14 :
oui mais la il s'agit de bruler ce methane ce qui donnera je pense de l'eau et du co2("renouvellé")
Réponse de le 30/11/2012 à 18:31 :
La proposition de fdfdfdf n'est possible que si on met les producteurs en véritable concurrence, notamment en supprimant les tarifs fixés par les ministères et en confrontant les prix des divers producteurs. On en est loin. Pour le reste, il a raison : on a tous les moyens de produire abondamment toute l'électricité nécessaire à la France mais à condition de laisser les capitaux libres de s'investir dans les projets, sans blocage administratif ni subvention. Bref, c'est possible si on respecte la liberté.
Réponse de le 30/11/2012 à 19:04 :
on est pas dans la merde hihihihihihihi
Réponse de le 14/12/2012 à 15:55 :
La consommation totale d'électricité par habitant est 7.5 MWh en France, donc 170 habitants plutôt. La production d'électricité par la biomasse est pour l'instant subventionnée au minimum (plus basse prime) à 500?/MWh, 5x l'EPR, curieux non si c'est tellement rentable ? Je regarderais le document, toutes les pistes sont intéressantes, mais pour l'instant ça laisse l'impression que votre présentation n'est pas du tout réaliste.
a écrit le 30/11/2012 à 14:39 :
Si une societé est prête a y mettre le prix il est tout a fait possible de remplacer une grande partie de son energie par du renouvelable. C´est ce qu a fait l´Allemagne.
Par contre cette transition forcée a coup de millards de subventions a ete faite dans un desordre indescriptible.
Ce manque de coordination coute deja tres cher a tous les consommateurs et la fin de cette montée en flèche est pas terminée. Il ne faudra pas suivre l´exemple allemand !
.
Réponse de le 30/11/2012 à 15:10 :
Il faut tordre le coup aux idées du passé, les énergies renouvelables permettent de produire de l'électricité à 0.08?/kwh (pour le photovoltaïque dans le sud de la France) sur son toit en installant 10 à 20 m² de modules. Alors qu'avec l'EPR de Flamanville cela coûte 0.09?/kwh à produire + 0.04? transport + 0.03?/kwh de taxes ..
Que préférez vous payer 0.08?/kwh en PV ou 0.16? en Nucléaire ?
Réponse de le 30/11/2012 à 21:27 :
Ce n'est pas le tout de produire de l'énergie ,mais il faudrait la produire aui bon moment :Le soir à 19H en Hiver!(c'est la pointe) ;merçi donc au Photo voltaique qui ...alors, s'eclipse! et n'alimenta même pas votre ordi pour me répondre !..
Réponse de le 01/12/2012 à 0:47 :
Clodef le débat sur l'énergie va vous être personnellement utile !!! Vous apprendrez que l'on raisonne en "mix énergétique", "réseaux", "efficience énergétique", "stockages" "optimisation de chaque aspect et de l'ensemble" et pas en énergie prise individuellement. Quand vous vous alimentez vous ne prenez pas basiquement patates ou petit pois, vous cuisinez, vous équilibrez, vous édulcorez etc bref vous cuisinez mieux je suppose que vous ne parlez d'énergie ? Et bien c'est pareil en énergie ! Bon mais vous pouvez mettre du solaire plasmonique et votre problème d'ordinateur sera résolu ! Par ailleurs la pointe n'est pas toujours l'hiver mais l'été selon les régions et pays !
Réponse de le 14/12/2012 à 16:05 :
Il ne faut peut-être pas s'enfler de vocabulaire jusqu'à oublier que le réseau intelligent n'est qu'un outil, pas une solution, et qu'il ne peut pas faire plus que choisir à qui on va couper l'électricité quand la production est insuffisante. Et en France, jusqu'à dernière nouvelle, la pointe est en hiver, après le coucher du soleil, et que cela ne pourrait changer qu'en installant beaucoup de chaudières gaz/fioul, et donc en important beaucoup plus d'énergie fossiles. On peut surtout réduire cela en isolant plus, mais ça sera beaucoup plus dur après avoir dépenser tout l'argent dans des ENR et un nouveau réseau.
La priorité est la rénovation des habitations, pour laquelle nos moyens financiers sont déjà difficilement suffisants.
a écrit le 30/11/2012 à 13:46 :
On peut se demander quelle est la représentativité de ce panel de gens choisis et en fonction de quoi il vont pondre des recommandations. Le choix peut etre soit à caractère purement économique ;ce qui ne paraitrait pas complètement idiot , vu la situation de nos finances ;soit à caractère écologique par exemple sans se soucier du cout faramineux de ce type d'option ?
Réponse de le 30/11/2012 à 14:37 :
Le coût faramineux on l'aura sur le moyen terme si on ne change pas: épuisement des ressources en uranium, hydrocarbures....
a écrit le 30/11/2012 à 13:13 :
Comment économiser 120 millions de tep (tonne équivalent de pétrole) de gaz naturel par an soit la consommation annuelle française et allemande de gaz naturel?

Avec 20 millions de chauffe-eau solaires de 100 m2 dans le sud de l'Europe, l'Europe peut économiser au moins 120 millions de TEP de gaz naturel par an, ceci jusqu'à la fin des temps.

Sachant qu'un chauffe-eau solaire est rentabilisé en 10 ans et a une durée de vie de 20 à 30 ans, tout cela serait même très rentable.
Réponse de le 30/11/2012 à 14:40 :
Oui et c'est une solution parmis tant d'autres qui nous aiderait déjà à réduire notre consommation, ce qui déjà aiderait grandement dans la problématique
Réponse de le 02/12/2012 à 18:16 :
Il y a énormément d'installations solaire thermique en Espagne et en Grèce. Il y en a aussi beaucoup en Suisse. Et il y en a de plus en plus dans les cantons qui rendent obligatoire la production de 30% de l'eau chaude domestique à l'aide d'énergie renouvelable pour tout bâtiment neuf ou rénové. Voir l'aspect réglementaire sur http://www.energie2020.ch/loi_vaudoise_et_solaire_ther.htm
Du coup, ça casse la molle opposition conservatrice des chauffagistes et des architectes...et ça fonctionne très bien. Sans heurts, sans larmes, sans peurs...
Réponse de le 26/09/2014 à 10:12 :
J ai rarement lu dans ma carrière d'economiste un tel tissu d'aneries et de deductions abstraites sans aucun rapport avec la réalité...Tout ça pour justifier l'injustifiable en termes keynésiens à savoir une politique inflationniste et d'endettement public pour se desendetter ????!!!!!! Du grand n'importe quoi ...Si c'est ça qui guide la politique de la gauche, il ne faut pas etre surpris si ca marche si mal
a écrit le 30/11/2012 à 12:44 :
quand hier je la vois annoncer qu'elle va interdire la lumiére la nuit dans les vitrines elle oublie de dire que les commercants allument leur vitrine la nuit parce que l'état n'assure pas son role de protection des biens et des personnes beaucoup de vitrines restent allumées pour des question de sécurité
Réponse de le 30/11/2012 à 13:33 :
L'état paye la police, mais il n'y a plus d'argent dans les caisses, car on a des dettes publiques immenses car on a embauché trop de fonctionnaires. Pourquoi oublier ces évidences ?
Réponse de le 30/11/2012 à 13:41 :
elle commence par annoncer des economies de bout de chandelles(expression bien appropriée) pour masquer son manque d'iddées sur le reste
Réponse de le 30/11/2012 à 16:36 :
C?est normal, la ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho, est totalement incompétente!!!
N?oublions pas qu?elle est à ce poste car, suite au fait Mme Taubira et son équipe avaient remarqué sa nullité probante. ils l'avaient ainsi reléguée sur un poste sans responsabilité (pour éviter les bêtises).
D. Batho, qui avait mené campagne (grande chauffeuse de salle) au auprès de F. Hollande, s?en est plainte auprès de lui, par conséquent celui-ci a débarqué N. Bricq (elle, compétente) pour la remplacer par D. Batho.
Voila, et c?est comme cela, matheo, que vous vous retrouvez avec des ?idées geniales?. Bon courage à vous. !
a écrit le 30/11/2012 à 12:34 :
avec tous ces gens qui ne vont pas s'entendre et la lenteur des décisions à suivre et des mises en applications, françois h est tranquille pour ce quinquennat. Apres on pourra toujours relancer le debat mais cette fois au niveau européen ce qui semblerait plus logique dans notre espace communautaire completement ouvert
Réponse de le 30/11/2012 à 14:35 :
C?est l?histoire d?un homme qui tombe d?un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu?ici tout va bien... Jusqu?ici tout va bien... Jusqu?ici tout va bien. » Mais l?important, c?est pas la chute. C?est l?atterrissage.
a écrit le 30/11/2012 à 12:16 :
Tout est dans la douleur avec ces socialistes au gouvernement, les taxes les impôts, le mariage on se demande même si l'accouchement ne va pas donner un monstre difforme ?
Réponse de le 30/11/2012 à 14:32 :
On constate malheureusement que c'est quand on touche les gens au portefeuille que les comportements changent. Beaucoup de personnes n'accepterons le co-voiturage que lorsque l'essence aura beaucoup augmentée.
a écrit le 30/11/2012 à 11:11 :
Solaire, éolien, nucléaire, pétrole, charbon, gaz de schiste, il va bien falloir des choix, sachant que le Français veut avoir chaud quand il fait froid, avoir du frais quand il fait chaud, avoir de la lumière quand il fait sombre, avoir de l'eau chaude pour se laver, rouler en auto, partir en vacances et voyager loin de tems en temps, et aussi avoir un petit peu de sous! Et tout cela quelque soit son opinion politique.Eh bien l'arbitrage ne s'annonce pas facile!
Réponse de le 30/11/2012 à 11:45 :
La solution est dans le mix, mais aussi dans le changement de comportement. Depuis les années 60 on a été habitué à un pétrole (et autres énergies) bon marché. Nos habitudes de déplacements et de consommation datent d'il y a 60 à 70 ans tout au plus. Il va falloir réapprendre à se déplacer moins, moins loin et à partager plus son déplacement avec d'autres, au lieu d'être des milliers/millions à aller tous les matins au même endroit, seul dans sa voiture. C'est récemment aussi que nous nous sommes habitués à un confort de chauffage/ et de refroidissement bien plus important que dans toute l'histoire de l'humanité. Notre développement et nos désirs de consommateurs ont été largement basés sur le rêve américain: la voiture pour chacun, le pavillon avec jardinet en banlieue... Beaucoup d'erreurs ont été commises lors des 30 glorieuses, à une époque de l'énergie bon marché désormais révolue.
Réponse de le 30/11/2012 à 12:29 :
" Beaucoup d'erreurs ont été commises lors des 30 glorieuses": pourquoi des erreurs? ils ont bien eu raison d'en profiter et les progres du monde actuel en particulier technologique ont en grande partie été possible grace à l'energie peu chere et pas forcement plus polluante que le charbon:les hydrocarbures et le gaz. A nous de faire autrement.
a écrit le 30/11/2012 à 10:50 :
La RAC, c'est le Réseau Action Climat - France, représentant français du Climate Action Network. Rien de plus que la plus grosse organisation de société civile du monde...
Et rien à voir non plus avec nos amis les chasseurs. http://www.rac-f.org/
Réponse de le 30/11/2012 à 12:10 :
Encore heureux que les chasseurs soient vos amis! sinon PAN !!!
a écrit le 30/11/2012 à 10:17 :
sortir du nucléiare est une excellente initiative pour relancer l'emploi en france. En effet, cela va engendrer la création de nouveaux petits boulots comme marchand de bougies, éclaireur publique etc.
Réponse de le 30/11/2012 à 10:59 :
Beaucoup de pays dans le monde n'ont pas ou très peu de centrales nucléaires et ils ne s'éclairent pas à la bougie pour autant. L'énergie la moins dangereuse, la moins polluante est celle qu'on n'utilise pas. Combien d'énergie (non renouvelable) est aujourd'hui gaspillée? Le nucléaire est loin d'être propre. Certes il n'y a pas de rejet de CO2 lors de la production d'électricité par ce combustible, mais il y en a énormément pour la construction des centrales (sans compter le démantellement), l'extraction et l'importation du combustible (pour la plupart d'Afrique) et le retraitement de déchets. Sans compter bien sûr l'impact sur une longue durée d'accidents nucléaires. De toutes les manières tant que les centrales ne fonctionneront pas par la fusion, le nucléaire continuera à généré une part minime de l'électricité produite dans le monde. Le nucléaire dépend également d'une ressource non renouvelable dont les prix fluctuent selon la demande et la disponibilité des ressources.
Réponse de le 30/11/2012 à 13:03 :
"jo" a raison !Je donne rendez-vous à "toto14" au magazine "sciences et avenir" daté décembre 2012 , rubrique "énergie" page 64 intitulé "recherche URANIUM désepérement" !!!
L'uranium est FOSSILE comme le PETROLE, le GAZ (sauf le bio-gaz ou celui issu des Enr) et le CHARBON ! Il faut nous "défossiliser" et sortir des GRIFFES des lobbys et des pays producteurs !!!
Réponse de le 01/12/2012 à 8:56 :
les savoirs faire et connaissances développées dans les années 60 seront bientôt perdus en raison de l'absence de nouvelles générations de scientifiques et d'ingénieurs capables de maintenir le niveau technologiques dans les pays ex-développés. cf désaffection des filières scientifiques et réduction du volume cranien dans les pays occidentaux. Il vaut mieux arreter le nucléaire avant qu'il nous pette à la gueuele.
Réponse de le 01/12/2012 à 17:25 :
La vie la plus longue est celle où l'on s'ennuie et où l'on a froid...
Pour vivre plus longtemps, ne faisons rien, ne partons plus en vacances (pas d'essence à consommer), ne nous chauffons plus, ne cuisons plus nos plats, n'utilisons plus internet...
Bon, il y a sans doute des tricheurs qui vont de permettre de méditer et d'être heureux dans le dénuement...
a écrit le 30/11/2012 à 9:51 :
Tiens, Greenpeace, qui avait refusé de participer (vu leur représentativité citoyenne, ce n'était pas très grave), se retrouve tireur de ficelles des débats en la personne de son ancien directeur !
Bravo, bien joué...
On est sûr que les relevés de conclusion seront neutres et impartiaux !
Réponse de le 30/11/2012 à 10:43 :
M.Rebelle a été annoncé dans le "conseil national" avant que Greenpeace ne renonce à participer au débat...
Réponse de le 01/12/2012 à 17:27 :
Et qu'est ce que ça change ?
On est sûr que les relevés de conclusion seront neutres et impartiaux !
a écrit le 30/11/2012 à 9:36 :
Un pschiitt d'assuré, car quel intérêt de mettre des associations d'écolos avec les professionnels de l'énergie, comment croire que ces questions ne sont pas déjà réflêchies dans les sociétés françaises (de Total à EDF..). la seule résultante pour le consommateur sera de se voir durement sanctionné dans sa consommation, avec probablement la création d'une usine à gaz pour déterminer vos quotas.. on se rapproche de la distribution de cartes de rationnement.. et pour parler du Ministère de l'environnement, pour tous ceux qui, comme moi, ont installé des panneaux solaires, quand on voit la jungle, et les coûts, on constate qu'il ne sert à rien de pratique depuis des années. Ce Ministère aurait pu, par exemple, challenger le secteur privé pour voir l'émergence de système de panneaux à fluide à prix canons pour au moins 50% du territoire..
a écrit le 30/11/2012 à 9:13 :
La question de l'energie est au coeur du virage de ce siecle esperons que nous finissions pas dans le decor
Réponse de le 30/11/2012 à 10:11 :
Et ceci est vrai pour le monde entier, pas que pour la France. On voit déjà depuis quelque temps comment le renchérissement de l'énergie (pétrole et gaz surtout) à un impact sur la croissance des pays industrialisés. Dès que la demande se tend, les prix grimpent, la croissance se bloque et le chômage augmente. La dette de nos pays est en grande partie due à notre dépendance énergétique. Les années à venir vont être très tendues sur le plan énergétique et les conflits risquent de se multiplier. L'énergie c'est le nerf de l'économie et de la stabilité sociale. L'avantage d'un pétrole cher c'est que la délocalisation de produits manufacturés ne sera plus valable pour les entreprises, et celà pourra peut-être accélérer la relocalisation et la production plus proche du consommateur. Mais un pétrole plus cher ça veut aussi dire tout plus cher, si l'on constate l'omniprésence du plastique dans tous nos objets du quotidien... donc casse-tête en perspective
a écrit le 30/11/2012 à 8:55 :
Espérons que tout ceci ne finisse pas comme le grenelle de l'environnement. Il est nécessaire de repenser notre consommation énergétique et la tendance mondiale à retourner vers le charbon n'est pas très rassurant. Notre consommation d'énergie ne cesse d'augmenter et celle des pays emergents explose. Il faut investir massivement dans les solutions d'économie d'énergie si on veut déjà réduire notre consommation (voitures plus efficace, chauffage et appareils electroménagers plus efficaces, obligation pour les constructions neuves d'atteindre une certaine efficience énergétique...). La mise au norme de l'habitat qui représente une bonne part de la consommation électrique, est un chantier qui offrirait des emplois pour des dizaines d'années au moins (emplois non délocalisables), développement du co-voiturage qui à grande échelle réduirait par au moins 2 notre consommation de pétrole, évaluation de la consommation d'électricité utilisée par l'éclairage public (généralisation des détecteurs de présence dans les bâtiment et bureaux...) beaucoup de décisions simples et peu coûteuse qui auraient déjà un impact sur la consommation.
a écrit le 30/11/2012 à 8:06 :
Souhaitons que le choc médiatique PRO et ANTI nucléaire n'occulte pas la dimension ENERGIES (au pluriel !).L'électricité représente 23% du bouquet en France. A 75% cette électricité est d'origine nucléaire soit environ 17% du BOUQUET ÉNERGÉTIQUE TOTAL.Donc , il conviendra de parler surtout des 83% restants qui permettent aux camions/voitures de rouler,au avions de voler (au départ de notre dame des landes ...), à l'agriculture de nous nourrir (intensive majoritairement) , au chauffage de nous apporter le confort (gaz ,fuel ) ,... NOUS DÉPENDONS trop des FOSSILES et surtout des AUTRES !
Le débat est là !

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