Coup d'envoi d'un débat de huit mois sur la transition énergétique

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François Hollande souhaite ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d'ici 2025 et développer les énergies renouvelables. opyright Reuters
François Hollande souhaite ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d'ici 2025 et développer les énergies renouvelables. opyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le débat sur la transition énergétique doit aboutir à des recommandations qui seront rendues par le ministère de l'Ecologie en juillet 2013. Certaines ONG ont d'ores et déjà refusé d'y prendre part, en protestation contre la la composition du comité de pilotage de ce projet.

Si Pollutec, le salon international des équipements, des technologies et des services de l'environnement a lieu cette semaine à Lyon ce n'est sans doute pas par hasard. Ce jeudi 29 novembre correspond au lancement officiel du débat sur la transition énergétique. L'objectif ambitieux est de réussir à évaluer les besoins de la France en énergies à horizon 2025 et au-delà. Et surtout d'imaginer des solutions pour y répondre de manière "durable".

Ce débat national en trois étapes orchestré par l'exécutif débouchera sur une loi qui sera votée en 2013, fixant les orientations de la politique énergétique de la France pour les années à venir. L'équipe de Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, a jusqu'en juillet prochain pour rendre ses recommandations.

Anne Lauvergeon, membre du comité de pilotage

Six experts ont été désignés pour former un comité de pilotage pour réfléchir sur la transition énergétique : l'économiste et spécialiste du développement durable Laurence Tubiana, Anne Lauvergeon, ancienne patronne du groupe nucléaire Areva, Bruno Rebelle (ex-directeur de Greenpeace France), le climatologue Jean Jouzel, Michel Rollier (ex-dirigeant de Michelin) et Georges Mercadel.

Si Delphine Batho a promis un débat "contradictoire" et "pluraliste", elle sait aussi "qu'il y a des avis et des positions parfois diamétralement opposés", ce qui laisse augurer de tout sauf d'un long fleuve tranquille. Greenpeace et Les Amis de la Terre, mécontents de la composition initiale du comité de pilotage, ont d'ailleurs renoncé à y participer.

Débats en régions dès févier

Sur le fond, l'exploitation du gaz de schiste devrait cristalliser le débat, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ayant ravivé la polémique sur ce type d'énergie mercredi soir, déclarant que "ce gaz, mieux vaut le produire si nous l'avons, que de l'importer". Le ministre reste toutefois fermement opposé à la fracturation hydraulique, seul moyen connu à ce jour pour réussir à extraire ce gaz emprisonné dans des roches situées dans les profondeurs souterraines.

A partir de février, des débats seront aussi organisés dans les régions. Les objectifs fixés par François Hollande sont les suivants: ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d'ici 2025, développer les énergies renouvelables, encourager toutes les sources d'économie possibles et fermer la centrale de Fessenheim d'ici fin 2016.

POUR ALLER PLUS LOIN

» La transition énergétique, un enjeu de réussite économique et sociale pour la France

» Pourquoi la transition énergétique va détruire des centaines de milliers d'emplois

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/12/2012 à 6:00 :
Un joli moyen pour distribuer légalement des prébendes à des amis très chers ou à des emmerd...pour obtenir leur silence. Merci les contribuables!!
Réponse de le 02/12/2012 à 9:14 :
Les conclusions du débat sur la transition énergétique sont probablement déjà écrites : on va prolonger Fessenheim de quelques années, entrebailler la porte à l'exploitation des gaz de schistes, faire quelques effets de manche sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.... alors que la transition vers une autonomie énergétique durable pourrait être l'occasion d'un véritable redéploiement industriel national et européen...
a écrit le 29/11/2012 à 21:12 :
On verra qui se ferra le plus entendre!
Ceux qui craignent d?être touchés par un éventuel Fukushima qui n'a fait aucune victime, ou ceux qui ont peur du changement climatique qui s'annonce avec un potentiel de plusieurs millions de morts.
Réponse de le 29/11/2012 à 23:42 :
Concernant le Japon et Fukushima, l'incertitude sur les doses reçues et la nature des phénomènes fait que l'IRSN n'exprimera pas avant plusieurs années un bilan des effets sanitaires de cet accident et sur le nombre des cancers radio-induits en ce qui concerne simplement les humains. Sans évoquer les effets indirects liés à l'alimentation (produits agricoles, poissons etc), ni encore l'effet longue durée de la radio-activité. Cela ne signifie pas que cet accident soit autre chose qu'une catastrophe. De plus une catastrophe nucléaire ne se représente pas nécessairement par un nombre de morts immédiat mais longue durée et par l'abandon également longue durée de territoires auxquels les populations sont attachées, par des valeurs sentimentales, sociologiques, économiques etc
a écrit le 29/11/2012 à 20:43 :
Il est évident que le prix de l'énergie peut et doit être le DÉTERMINANT ! Mais il y a l'explosion de la précarité énergétique qui gangrène notre société.Les collectivités locales ,le monde associatif,les CCAS, savent déjà l'étendue des dégâts.Quant à l'initiative d'un sommet sur la transition , j'émettrai les réserves désormais car nous voyons les résultats des deux derniers GRENELLE ... La fondation Nicolas HULOT propose un ministre en charge de cette CONVERSION énergétique avec une déclinaison dans les régions,les départements, les communes.Il faut de l?exemplarité à tous les niveaux ! Rendez-vous compte que notre Préfecture du Nord a encore du vitrage SIMPLE et des ampoules ... à filament (et en nombre !) Quant au nécessaire financement , il faut qu'une partie des taxes aille alimenter l'investissement ! Comme il est dit ci-dessous très justement un plan NATIONAL de BIO METHANISATION doit être lancé rapidement dans le monde agricole, dans les stations d'épuration afin que la part des importations diminuent et que nous tentions de grappiller quelques % d'AUTONOMIE ÉNERGÉTIQUE ! Enfin dans le domaine des transports , il serait temps que les modes de transport les MOINS ÉNERGIVORES (rail et voie d'eau) soient classés d'intérêt national ! Allons voir du côté de la Suisse et nous verrons des routes roulantes ... SUR LE RAIL et quasiment aucun camions sur les routes ! A noter que les trains fonctionnent avec une électricité issue de l'HYDRAULIQUE .A lors , la TRANSITION ÉNERGÉTIQUE en France ... C'EST MAINTENANT ?
Réponse de le 30/11/2012 à 16:09 :
A bioman. Concernant la Suisse, il importe de savoir que ce pays achète "peu cher" de l'électricité nucléaire Française produite la nuit (on ne déleste pas facilement une réacteur nucléaire comme un centrale gaz) pour remonter de l'eau afin de produire de l'électricité le jour (difficile de faire cela en France car saturation des sites succeptible de recevoir des barrages et vaste plan d'eau). Outre les trains hèlvètes, cette électricité nucléaire "verdit" est vendue en allemagne au prix fort! Pas bête les Suisses!
Réponse de le 30/11/2012 à 23:00 :
@ Suisse : l'électricité suisse en surplus est principalement vendue à l'Italie ! (l'Allemagne est toujours exportatrice). Pour les prix elle est vendue selon l'offre et la demande (marché spot/réseau Entso-E) donc export à faible prix de nuit en France où l'on est excédentaire, stockage en Suisse et vente selon les besoins italiens donc pas toujours revendue forcément au prix fort mais selon l'offre et demande globale du réseau précité qui est vaste. Par ailleurs et parmi d?autres, les travaux des équipes des Pr Albert Sepp et Peter Rutschmann de la Technische Universität München (Département d?Hydraulique et Génie des Ressources en Eau), idem en Norvège etc ont montré avec nombreux exemples, tests en réel et sites à l?appui que l?on peut désormais utiliser plusieurs milliers de chutes, déversoirs, torrents etc en Europe entre autres (dont un millier de sites simplement en Allemagne où l?on obtient aisément plus de 5kWh par litre seconde donc très bons rendements) sans nuire à l?environnement ni aux paysages et faune dont poissons etc (écoulements et équipement intégrés et cachés) avec un coût inférieur de 30 à 50% aux techniques de turbines et retenues classiques déjà très compétitives et fournir une électricité propre à plus de 200 millions de foyers en Europe !
Réponse de le 02/12/2012 à 17:09 :
5 kW avec 1 l/s, cela correspond à un dénivelé de plus de 500 m.(E=mgh)

En 2011 les deux gros morceaux des échanges d'électricité Suisse sont "en gros" :
20TWh : France->Suisse->Italie
45TWh : Allemagne->Suisse->Allemagne (ou Suisse-Allemagne-Suisse)
Source : OFEN
Si la balance des échanges entre la Suisse et l'Allemagne est petite et passe inaperçue, les échanges sont très importants, il y a un des deux partenaires qui ne produit pas au bon moment.

Actuellement,la France à plus de capacité de pompage que la Suisse rien qu'avec "Grand-Maison" (1,8GW). Le besoin de régulation jour-nuit est important en France avec le parc nucléaire. La Suisse consomme les importations en coupant sa production essentiellement. Toutefois il y a de grosses infrastructures de turbinage-pompage en construction (Limmern 1GW, Chamoson 0,9GW,...).

Plus il y aura de capacité de régulation (transport et accumulation), plus on pourra utiliser les sources intermittentes.
Et le meilleur accumulateur (rendement, ordre de grandeur, consommation de m.p.,rapidité de réaction, durée du stockage) en Europe, c'est les barrages dans les Alpes.
Réponse de le 03/12/2012 à 13:13 :
Et pour le nord de l'Europe, la Norvège et ses barrages. Il y a de grosses capacités potentielles de pompages-turbinages non réalisées dans les Pyrénées.
a écrit le 29/11/2012 à 20:23 :
Un débat qui ne servira à rien. A moins que leur but soit d'augmenter le prix de l'électricité de France. C'est dommage, quand on sait qu'on a la moins chère d'Europe. C'est regrettable de voir tous ces antinucléaires parler pour ne rien dire: quels véritables arguments ont-ils? Je me le demande! Quand on voit ce que le financement dans les énergies renouvelables a permis en Allemagne, il y a de quoi s?inquiéter quand on voit des gens qui ose en parler comme d'un modèle énergétique! C'est sûr, les Allemands sautent de joie quand il reçoivent leur facture électrique multipliée par 2, le gouvernement ouvre des bouteilles de champagne lorsqu'ils remarquent qu'ils financent des milliards une énergie qui n'est même pas capable d'assurer une transition énergétique réussie car au passage, le renouvelable assure à peine 20% de la production d'électricité allemande. Et les écolos, qui ne savent jamais ce qu'il veulent, critiquent le fait que l'Allemagne ait dû rouvrir des centrales à gaz/ charbon et que c'est le premier pollueur d'Europe. Ah, maintenant que je me relis, je me rends compte que vous avez raison, l'Allemagne est LE modèle énergétique par excellence! Bravo! Enfin des gens qui n'ont rien compris à l'avenir!
Réponse de le 29/11/2012 à 20:51 :
Atomic, je vous invite à consulter le site GLOBAL CHANCE (http://www.global-chance.org/spip.php?article50#conclusion) afin de grandir sur le sujet de l'énergie qui vous échappe ! Les Allemands consomment moins de pétrole et de l?électricité par HABITANT grâce à une stratégie d'efficacité énergétique engagée depuis 20 ans ! Ils transforment désormais l'excédent ÉOLIEN en HYDROGÈNE et en GAZ permettant enfin le STOCKAGE des ENr !
Réponse de le 30/11/2012 à 0:06 :
AtomicD vous citez des données totalement inexactes pour la plupart, alors évidemment tous vos arguments s'effondrent. Le prix de l'électrité allemand va bientôt plafonner alors que celui en France décolle durablement et ce ne sont pas les Enr qui sont responsables de la majeure partie de cette augmentation. Le prix allemand pour les entreprises est compétitif. Le prix français pour un EPR actuel n'est plus compétitif et il ne tient pas compte de l'ensemble du démantèlement, stockage hyper longue durée et encore moins risques. Il n'est pas non plus tenu compte de la part publique qui est importante dans le nucléaire est absente dans les Enr qui sont des investissements majoritairement privés. Vous connaissez évidemmment mal le modèle allemand et je vous invite à lire en détail les documents notamment du Fraunhofer Institut qui regroupe plus de 2000 chercheurs en énergie et analyser toutes les solutions prises en compte, vous verrez que certes il y a une transition et un investissement à faire mais çà tient particulièrement la route. Vous devriez également analyser ce que font les japonais et vous verrez bien des points communs et d'autres pays également technologiquement en pointe peuvent être cités. Enfin vous apprendrez que les énergies renouvelables ne se limitent pas à l'éolien, au solaire, à la biomasse, loin s'en faut. Rien qu'en hydraulique de dernère génération donc sans quasiment d'impact écologique, il y a le potentiel énergétique de fournir 200 millions de foyers en Europe. En terme de rendement énergétique sur la planète on en est actuellement à seulement 11%. Les allemands sont bien mieux placés et ont bien mieux abordé ce problème que nous. Alors revoyez votre copie en prenant objectivement en compte toutes les énergies les moins polluantes au lieu de nous bassiner tout le temps avec votre vieux nucléaire qui ne répond plus en l'état aux problèmes actuels et alors ques que ses évolutions (Gen IV) ont leurs limites et ne sont pas du tout compétitives sans résoudre sinon en les diminuant seulement les principaux problèmes du nucléaire (coûts, démantèlement, stockage, déchets et actinides multiples, risques)
a écrit le 29/11/2012 à 19:01 :
L'énergie n'est pas assez chère en France et en Europe pour que les consommateurs particuliers ou industriels en fassent une préoccupation prioritaire. Il faudrait des mesures législatives pour mettre les consommateurs devant leurs responsabilités. J'en propose deux : 1/ tout citoyen (européen) doit être comptable de l'énergie qu'il consomme; on pourrait par exemple imaginer que la déclaration fiscale annuelle comprenne un recensement des consommations d'énergie de chaque foyer et qu'un bonus ou malus soit calculé à la fois sur la base de la consommation globale et sur l'évolution de la consommation d'une année sur l'autre 2/ à échéance de 20XX, tout citoyen consommateur d'énergie devra en contrepartie, produire directement ou indirectement une quantité équivalente d'énergie verte ; cette disposition permettrait notamment d'orienter l'épargne populaire ou les fonds de retraite vers le financement du secteur des énergies renouvelables.
Réponse de le 29/11/2012 à 20:17 :
Ce n'est pas encore suffisant votre système. Multiplier par 2 (comme chez les Allemands et les Danois) ou par 20 le prix de l'énergie ne suffirait pas à atteindre vos nobles objectifs. En effet, certains récalcitrants s?ingénieraient encore à vouloir se chauffer au seul prétexte de l'hiver ou exigeraient de laver les nourrissons à l'eau chaude au détriment de leur santé (car tout ce qui ne tue pas rend plus fort comme disait l'autre philosophe). En complément de vos trop douces et trop simples mesures, il faudrait créer une police de l'énergie chargée de surveiller la consommation des populations et de confisquer les appareils qui ne répondent pas aux dernières normes d'économie. Le cas échéant, les agents pourraient arrêter les contrevenants qui seraient alors passibles de plusieurs années de prison dans un cul- de-basse-fosse évidemment non chauffés.
a écrit le 29/11/2012 à 16:26 :
La perte energetique de nos appareils électroniques qui ont besoin d'un transfo pour fonctionner au lieu d'utiliser directement un courant a 12volt!
a écrit le 29/11/2012 à 16:13 :
Les allemands on déjà lancé leur transition énergétique. On devrait s'y associer, plutôt que de vouloir trouver le saint graal. Si la transition c'est le nucléaire et le diesel on connait déjà pas besoin de commission bidon. Et franchement avec Lauvergeon se serait une grosse surprise qu'il en sorte autre chose.
Réponse de le 29/11/2012 à 20:20 :
Lisez un peu la presse allemande (par exemple la partie anglophone du site du Spiegel) et vous constaterez avec désarroi que 18 mois après le début de la transition énergétique nos voisins s'interrogent sérieusement devant l'accumulation des problèmes et l'absence de progrès sur le réalisme des objectifs qu'ils se sont fixés.
Réponse de le 30/11/2012 à 0:15 :
Les problèmes allemands sont apparus avec l'approche des élections et de négociations sur la prise en charge des lignes permettant de relier la production éolienne offshore du Nord au bassin consommateur du Sud et la rénovation du réseau ancien. Il faut donc bien analyser la presse allemande et l'on s'aperçoit qu'à côté de cela les allemands dans tous les sondages restent majoritairement favorables aux énergies renouvelables et de loin et ne veulent en rien revenir avant cette transition. Ils ont été largement informés depuis le début des années 90 par de multiples débats et s'ils rencontrent quelques problèmes ponctuels sur certains thèmes, la majorité de ces derniers avance bien et les japonais entre autres font de même en analysant de près ce qui se fait en Allemagne.
Réponse de le 03/12/2012 à 13:17 :
@ Albert: La question du goulot d'étranglement que représente la faiblesse des lignes de transport électriques nord-sud est un problème connu. C'est en effet l'un des obstacles que les Allemands vont devoir faire sauter. Mais il n'y a là rien d'insurmontable sur le plan technique. Et, au vu des déboires grecs..., rien non plus sur le plan financier...
a écrit le 29/11/2012 à 12:14 :
Huit mois de plus pour voir le problème d?en haut?. En attendant,
- Moi consommateur, j?agis d?en bas :
- Moi consommateur, en m?associant avec un copain je réduis ma facture essence de moitié (un jour lui, un jour moi) pour aller au travail?.
- Moi consommateur, en achetant un pull et des chaussettes en laine, j?abaisse le chauffage de mon appartement?
- Moi consommateur, je vais faire pipi à pieds?
- Moi consommateur, j?éteins la lumière derrière moi?
- Moi consommateur, je ne me prive pas mais je réduis mon gaspillage donc ma facture !
- Moi consommateur, je crie bien fort que la seule énergie qui ne pollue pas est celle que l?on n?utilise pas
a écrit le 29/11/2012 à 11:52 :
De même c'était 5 sages qui étaient prévus dans le comité de pilotage, et depuis Pascal Colombani a déjà jeté l'éponge face aux contestations des ONG environnementales
a écrit le 29/11/2012 à 11:47 :
Le salon Pollutec est ouvert depuis mardi et non jeudi. Quand la 1ère ligne d'un article est fausse, ça donne pas bien envie de lire la suite...
a écrit le 29/11/2012 à 11:40 :
Parler de "transition" c'est déjà faire l'impasse du débat initial : quelles énergies la France peut produire, à quel coût (dont importations) et pour répondre à quels besoins (en temps et périodes, volume, modes de mise à disposition vers 'utilisateur final et ses engins consommant de l'énergie). Le postulat du nucléaire amené en dessous de 50 % est une erreur que ne compense pas l'affirmation d'avoir à économiser l'énergie et de la rendre renouvelable.
Réponse de le 29/11/2012 à 18:21 :
Commentaire très juste; une partie des conclusions est déjà dans le titre du débat.
Réponse de le 30/11/2012 à 0:21 :
Ce n'est pas une erreur puisque le nucléaire était prévu pour une durée de 30 ans et qu'il atteint désormais pour l'ensemble du parc français cette limite de 30 ans en moyenne. Au delà il entre dans un cercle vicieux de coûts de plus en plus élevés, de risques, d'inconnues liées au démantèlement, au stockage non résolu etc. De plus la nouvelle génération du nucléaire n'est pas prête ni compétitive et comporte toujours des problèmes insolubles alors que dans le même temps les énergies renouvelables ne cessent d'évoluer et leurs coûts baisser.
a écrit le 29/11/2012 à 10:54 :
C'est moi ou j'ai l'impression d'entendre toujours les mêmes infos en ce qui concerne l'écologie et les énergies ? Débat de huit mois, réflexion de 6 mois, proposition dans 3 mois, étude de projet de 5 mois, re-débat de 8 huit mois, réunion de 3 mois...
a écrit le 29/11/2012 à 10:45 :
Texte de Bataille (Georges) sur l'énergie :

"Essentiellement la richesse est énergie, l'énergie est la base et la fin de la production"

http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
a écrit le 29/11/2012 à 10:18 :
bien sûr le développement de la recherche sur les nanotechnologies, en particulier du carbone, pour créer des supraconducteurs pour les batteries et des panneaux solaires à très haut rendement seront des priorités absolue...???
Pardon??:!! Ah!!! On ne peut pas lever de taxe et c'est une voie trop positive, donc on ne fera pas..??!
a écrit le 29/11/2012 à 10:18 :
En France, 52% de l'énergie finale (hors pertes) sert à produire de la chaleur.

En 2007, sur un total de 162 millions de TEP (tonne équivalent de pétrole) de consommation finale énergétique, 83,8 millions de TEP, soit un peu plus de la moitié (52,0%), ont été consommées sous forme de chaleur (chauffage résidentiel, fours industriels.....).

C'est plus que les voitures et les camions réunis. (En 2008, selon l'ADEME, les voitures ont consommées 22,5 millions de TEP. Les camions et les utilitaires légers ont consommées 15,5 millions de TEP).

Donc avec l'isolation, la biomasse et la chaleur du soleil (avec des concentrateurs solaires), il y a de quoi réduire fortement notre consommation de gaz, de pétrole et d'électricité.
Réponse de le 29/11/2012 à 21:23 :
Qui a fait fonctionné la première usine de méthanisation des ordures?
Désolé pour tous ceux qui ne voient que par les champions autoproclamés de l'écologie, mais cette usine traite depuis vingt ans les ordures ménagères de la ville d'Amiens.... en France hélas pour beaucoup.
SVP, que personne ne vienne plus me mettre sous le nez ceux qui soit-disant nous montrent le chemin alors qu'ils polluent moitié plus que nous.
Réponse de le 30/11/2012 à 0:44 :
@ VD69, j'ai travaillé sur l'usine Valorga et ce n'était certainement pas la première unité ni les premiers travaux dans le monde, on a étudié de nombreux exemples. La première installation produisant du méthane qui a vu le jour en Europe est Exeter en Grande-Bretagne pour l'éclairage des rues de la ville. Les développements modernes de la méthanisation sont issus des travaux d'IMHOFF sur les boues urbaines et de DUCELLIER sur les rejets d'élevages. Dans les années 80 les allemands entre autres travaillaient beaucoup sur le sujet et ont plus de 7000 installations de biogaz alors que nous sommes très loin derrière avec environ 500 unités et assez mal réparties. La Région Poitou Charente a un excellent plan mis en place parmi d'autres régions.
a écrit le 29/11/2012 à 9:58 :
Hier soir sur D8 il y avait une émission fort intéressante sur une solution suédoise. Ils récupèrent les déchets et ils en font du Biogaz. Pas un "Pseudo-vert" n'en a parlé. C(est une solution qui ne réclame pas de mettre des polluants dans le sol comme le gaz de schiste, qui évite aussi de bruler les déchets. J'ai l'impression qu'à la vitesse que nos élus et nos experts travaillent que cette solution sera mise en place en France après 2120! Bande d'incapables!
Réponse de le 29/11/2012 à 14:48 :
Les allemands sont déjà partis sur cette voie. Elle est d'autant plus prometteuse qu'on peut obtenir du biogaz soit à partir de déchets ménagers, soit à partir de déchets agricoles. Malheureusement, seules quelques exploitations agricoles l'utilisent en France. C'est lamentable, sachant qu'on a une des plus fortes proportions de ces exploitations de l'Europe, et que le niveau de vie des agriculteurs (enfin, les petits et moyens) ne cesse de descendre. Mais on préfère la PAC et les subventions à la mise en place d'une politique de compléments de revenus par la fourniture d'énergie, alors ...
Réponse de le 29/11/2012 à 15:41 :
pardon ? Ça fait des années que le Biogaz par méthanisation essaye de s'imposer dans les champs français et nos centres de tri, pas mal de militants et de professionnel essayent de faire en sorte qu'il s'impose...c'est une très bonne source d'énergie !
Par contre si l'on pense que ça suffire à remplacer le pétrole, on se met le doigt dans l??il, la production ne pourra pas suivre...mais c'est une bonne solution pour les transports collectifs, les flottes de véhicules,...(Les Mousquetaires viennent de lancer leur usine de production de biogaz produit à partir des déchets de leurs points de vente).
Réponse de le 30/11/2012 à 23:15 :
Le biogaz a le potentiel de fournir au moins 10% de toutes les énergies primaires en France (électricité, pétrole, gaz etc). Des études vont jusqu'à plus de 20% si l'on y intégrait comme en Allemagne, au Luxembourg etc des cultures qui y soient spécifiquement destinées mais c'est à éviter et inutile. On a encore beaucoup à faire dans le biogaz, le maillage du territoire et communes concernées (le Poitou Charentes entre autres à très bien géré cet aspect), l'exploitation des ressources inutilisées, son injection dans le réseau plus efficiente que de produire avec de l'électricité (perte de rendement) et amélioration et difusion de réseaux de chaleur et à l'arrivée de la chaleur des bâtiments efficients. De plus les prix des unités françaises sont encore près de 2 fois plus chères que les unitées allemandes et suédoises. On a vraiment pas besoin des gaz de schistes surtout sous forme combustible et pas si compétitifs !
a écrit le 29/11/2012 à 9:57 :
allez encore une commission ou on vas perdre son temps en palabre pour aboutir a rien rependre des projets enterrer dans des cartons depuis des annees le temps passe et evolue de toute facon tout le monde est d'accord mais personne ne veut du projet pres de chez soi
( voir les polemiques sur les ondes des portables ,la mise en place des incinerateurs.,des eoliennes.....)
Réponse de le 29/11/2012 à 15:43 :
l'énergie est une question sérieuse, qui nécessite des stratégies fines et réfléchies, de plus il faut réaliser des arbitrages cruciaux, si vous croyez qu'il suffit de sortir des projets des cartons...de plus certaines données économiques, technologiques, géopolitiques, ont largement évolué depuis ces dernières années.
a écrit le 29/11/2012 à 9:09 :
8 mois pour un rapport, sans doute autant pour des propositions, quand à l'action n'en parlons pas: ayrault arrivera bien à faire patienter les ecolos pendant la durée du quinquenat
a écrit le 29/11/2012 à 8:51 :
Encore une pléiade de corrompus qui ne feront qu'en fonction des incitations financières diverses qui leur seront généreusement prodiguées par les divers lobbies.
Réponse de le 29/11/2012 à 20:25 :
Vous parlez des exploitants de parcs éoliens et solaires qui s'enrichissent sans risque avec des prix de rachat de l'électricité garantis sur 20 ans au frais des contribuables?
Réponse de le 30/11/2012 à 1:01 :
Citez moi des exploitants de parcs éoliens et solaires qui s'enrichissent abusivement aux frais des contribuables ? Prenez le montant des investissements, les charges frais etc et faîtes un bilan, vous verrez que vous faîtes un raccourci un peu rapide. Par ailleurs dans les fournisseurs regardez dans leur part "éolien" les comptes de Vestas, Siemens, Suzlon etc. Dans le solaire ceux de Solarworld, Q Cell, Suntech, Fisrt Solar, Sunpower etc. Certains investisseurs se font dans certains cas des marges trop élevées, c'est abusif mais souvent corrigé comme en Angleterre ou en Espagne. Au contraire on voit beaucoup d'intervenants qui pour être compétitifs serrent les prix à fond et les prix de l'éolien et du solaire en particulier baissent fortement depuis plusieurs années.

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