Nucléaire franco-chinois : le patron d'Areva fait le point

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Dans une interview accordée au JDD dimanche, Luc Oursel dénoue les fils de l'obscur accord tripartite conclu entre Areva, EDF et le chinois CGNPC.

"Nous n'en sommes qu'à un stade préliminaire". C'est en tout cas ce qu'a a voulu assurer Luc Oursel, le patron d'Areva dans les colonnes du JDD dimanche au sujet du polémique accord tripartite en vue du développement d'un nouveau réacteur, conclu entre les français Areva, EDF et le chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company). "Nous verrons au premier semestre 2013 où ces discussions nous mènent. Areva pose plusieurs préalables", a-t-il poursuivi.

"Au cas par cas"

Le fabricant français de réacteurs nucléaires Areva n'abordera pas le partenariat avec la Chine "à n'importe quelles conditions", veut rassurer son président, évoquant notamment des transferts de technologie "au cas par cas". Et pour cause, l'accord nucléaire en question, a été validé par le gouvernement mais suscite des craintes sur d'éventuels transferts de technologies.

"Nous n'en sommes pas là. Trouvons d'abord un accord sur le réacteur et nous pourrons étudier les questions commerciales et de propriété intellectuelle", garantit Luc Oursel. Jeudi, un responsable d'EDF avait assuré que l'accord tripartite de 2012 ferait l'objet d'accords "complémentaires" sur la propriété intellectuelle entre Areva et CGNPC.

"Pas à n'importe quelle condition"

"Nous n'aborderons pas ce partenariat à n'importe quelle condition", assure le patron d'Areva dans le JDD. "Certaines technologies peuvent être partagées, d'autres pas. Qu'il s'agisse des conceptions, des logiciels ou des composants, cela se regarde au cas par cas", précise Luc Oursel.

L'agression de Maureen Kearney "nous a beaucoup touchés"

Cet éclaircissement intervient quelques jours après l'agression mi-décembre de Maureen Kearney. Selon Libération, cette syndicaliste d'Areva enquêtait sur l'accord tripartite. "Cette agression nous a beaucoup touchés et nous la condamnons vigoureusement", affirme le président d'Areva qui dément la moindre "pression" exercée sur cette syndicaliste dont il reconnaît qu'elle "était très préoccupée par le partenariat avec la Chine".

Une source proche du dossier a confirmé jeudi que la lettre A avait été retrouvée inscrite sur le corps de la victime, la secrétaire CFDT du comité de groupe européen d'Areva, Maureen Kearney, agressée tôt le 17 décembre, à son domicile, par un inconnu qui lui avait masqué le visage, l'avait bâillonnée puis ligotée à un fauteuil. Les enquêteurs n'excluent aucune piste.

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Commentaires
a écrit le 01/01/2013 à 14:46 :
article qui ne présente aucun intérêt. Toutefois j'aimerai bien que la Tribune nous remette sur l'édition l'excellent article réalisé sur l'EPR et qui lui a valu les foudres du patron d'EDF
a écrit le 01/01/2013 à 14:43 :
Encore un article écrit par un anonyme. Cet article n'apporte aucune information et le discourt rapporté de Lourcel montre bien que l'affaire est déjà dans le sac. Un seul moyen pour s'en sortir et conserver notre propriété intellectuelle, délatter EDF auprès de HADOPY

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