Gaz: Moscou cesse de livrer Kiev à crédit

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L'Ukraïne devra désormais payer à l'avance pour importer du gaz. L'ultimatum imposé par Moscou à Kiev pour rembourser une dette de 1,95 milliard de dollars ayant expiré ce lundi à 06h00 GMT, la Russie a décidé de conditionner ses livraisons à un règlement préalable.
Le géant gazier Gazprom a annoncé:
Des perturbations des livraisons de gaz russe en direction de l'Europe, dont près de la moitié transitent par le territoire ukrainien, sont ainsi également attendues, comme pendant les précédents conflits gaziers, en 2006 et 2009.
Gazprom a d'ailleurs averti Bruxelles de "possibles perturbations" des livraisons de gaz vers l'UE si l'Ukraine prélevait du gaz sur les volumes en transit. Le groupe russe rappelle que l'opérateur gazier ukrainien Naftogaz "est obligé de garantir le transit" vers l'Europe en vertu du contrat en vigueur et dans les volumes prévus.
Dans un premier temps, la décision devrait toutefois avoir des répercussions limitées pour l'Ukraine, qui a accumulé ces dernières semaines d'importantes réserves dans ses stockages souterrains. La consommation est en outre limitée en cette saison où les chauffages ne sont pas utilisés.
Kiev a refusé la hausse des prix décidée par Moscou après l'arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux fin février: les 1.000 mètres cubes de gaz sont alors passés de 268 à 485 dollars, un prix sans équivalent en Europe. Dans sa "dernière offre", Moscou a proposé 385 dollars.
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Une nouvelle séance de négociation dimanche soir à Kiev s'est terminée sur un échec. A son issue, Sergueï Kouprianov, porte-parole du géant semi-public russe Gazprom, a déclaré à l'AFP:
Les responsables ukrainiens et les Européens, en revanche, ont dit encore espérer un compromis. A Bruxelles, la Commission européenne a déclaré dans un communiqué être "convaincue" qu'un accord entre Kiev et Moscou était encore possible. Une source européenne avait indiqué plus tôt:
Andriï Kobolev, patron du groupe public ukrainien Nafrogaz, a de son côté commenté:
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Gazprom a par ailleurs annoncé lundi avoir saisi une cour d'arbitrage internationale concernant la dette gazière de l'Ukraine, qui atteint globalement 4,5 milliards de dollars, répliquant ainsi à la menace de procédure de Kiev concernant le prix du gaz en vigueur.
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