"Ignorer le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut se permettre" (PDG de Solvay)

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Très développée aux États-Unis, la méthode d'extraction par fracturation hydraulique a presque permis à la première économie mondiale d'être autosuffisante en hydrocarbures. Mais elle a aussi causé de nombreux dégâts environnementaux. (Photo : Reuters)
Très développée aux États-Unis, la méthode d'extraction par fracturation hydraulique a presque permis à la première économie mondiale d'être autosuffisante en hydrocarbures. Mais elle a aussi causé de nombreux dégâts environnementaux. (Photo : Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La France doit opérer un virage vers le gaz et du pétrole de schiste, selon un rapport de l'institut Montaigne et de BCG favorable à cette énergie non-conventionnelle. La méthode d'extraction reste très controversée.

"Ignorer totalement le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut plus se permettre", analyse Jean-Pierre Clamadieu, PDG du groupe de chimie Solvay et président du groupe de travail qui a rédigé le rapport "Gaz de schistes: comment avancer".

Ce rapport, réalisé en partenariat avec le cabinet Boston Consulting Group (BCG) et l'institut Montaigne, il est estimé que le gaz de schiste "est déjà une réalité qui a bouleversé les équilibres économiques internationaux".

Ses auteurs plaident notamment pour que la France lance un plan de recensement des ressources sous le contrôle d'une commission ad hoc ainsi que des sites pilotes sur la fracturation hydraulique.

>> Lire Les États-Unis, nouvel Eldorado des hydrocarbures grâce au schiste ?

Compétitivité et transition énergétique

Principal argument des auteurs: les conséquences négatives sur la compétitivité de l'industrie française face aux entreprises américaines qui bénéficient de l'exploitation massive des gaz de schiste dans ce pays.

Mais selon le rapport, le développement des gaz de schiste américains a entraîné également une importation massive de charbon en Europe - devenu moins cher que le gaz européen - qui "menace les progrès de réduction d'émissions" de gaz à effet de serre.

Dans la logique de développement du mix-énergétique, le gaz naturel est donc "une source d'énergie incontournable pour accompagner efficacement la transition énergétique" et ouvrir la porte aux gaz non conventionnels en France ce qui permettrait de "créer des marges de manoeuvre nécessaires pour investir ailleurs et accélérer ainsi le redressement économique et la transition énergétique de notre pays", plaident les auteurs. C'est pourquoi ils proposent de "rendre systématique et contraignante la réalisation d'études d'impact environnemental" afin de maîtriser ces risques.

La France ne pourra pas exporter comme les États-Unis

Pour autant, il y a peu de chance de voir un jour la France exporter son gaz de schiste comme les États-Unis peuvent le faire, avertit une étude du cabinet Carbone 4 présentée ce jeudi. 

"Un développement des gaz de schiste peut certes aider à compenser le déclin de la production conventionnelle, mais on ne voit pas très bien comment ça pourrait nous faire devenir un pays exportateur."

Une méthode d'extraction très controversée

Pour les opposants aux gaz et pétrole de schiste, c'est la méthode d'extraction par fracturation hydraulique qui concentre la majeur partie des craintes. Celle-ci consiste à injecter de l'eau à forte pression et des produits chimiques, afin de briser les roches situées à de très grandes profondeurs, dans lesquelles le gaz et le pétrole de schiste sont prisonniers et ainsi de les faire remonter en surface.

Les associations de défense de l'environnement et des experts dénoncent plus particulièrement les risques liés aux pollutions des nappes phréatiques en cas de fuite, ou encore les émissions de gaz à effet de serre engendrées par cette production. Les images, réalisées pour des documentaires, de particuliers mettant feu à l'eau qui coule de leurs robinets ont fait sensation depuis l'avènement de ces hydrocarbures aux États-Unis ces dernières années.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2014 à 17:04 :
Le monde change, les Etats Unis sont devenus exportateur net, ils ont garanti leur indépendance...Le conséquences sont stratospjhériques :
ils ont interet a ce que le petrole soit cher
ils n ont plus interet a ce que l ordre au moyen orient
entre autres
a écrit le 16/07/2014 à 12:02 :
Refuser tout essai est une abération, la France a 3,5millions de chomeurs, tous les emplois de la chimie sont délocalisés hors de l'Europe car le coût des ressources naturels est moins chers ailleurs. Je le sais je travaille dans ce secteur.
Quant à dire que c'est pour la course au profit tpour l'actionnaire, je vous rassure en tant qu'employé nous avons de nombreux avantages! Intéressement, participation, prime de fin d'année, mutuelle, 14 eme mois, et un CE bien généreux, alors que l'entreprise a réalisé peu de bénéfices cette année!
En attendant la file des chomeurs s'allonge chez Pole Emploie
a écrit le 15/07/2014 à 10:03 :
"le développement des gaz de schiste américains a entraîné également une importation massive de charbon en Europe - devenu moins cher que le gaz européen -"
Je ne comprends pas cette logique : Si le gaz de schiste se développe, le cout du gaz naturel sur les marchés ira à la baisse face à cette concurrence...le charbon serait encore moins compétitif. Non ?
a écrit le 12/07/2014 à 12:07 :
l'argent n'a pas d’odeur, pour nous le gaz de schiste en aura une dans nos robinet d'eau potable.
Ce capitaliste sans vergogne doit comprendre que les US c'est 20 fois la France. Les américains peuvent se permettre de saccager quelques parcelles de terrain et de nappes, mais chez nous cela est IMPOSSIBLE.
Des gens qui se permettent de tels déclarations que pour l’intérêt des actionnaires devraient être sanctionnés lourdement.
a écrit le 12/07/2014 à 10:38 :
N’oublions pas que dans notre pays, le principe de précaution est inversé. On attends d'avoir les premiers malade pour arrêter un vaccin qui a des conséquences, et en plus il faut que ce soit le malade qui le prouve. Ceci ce retrouve dans ce qu'on mange, les produits qui composent nos produits de consommation (plastique, adjuvants...) Du coup si là on nous annonce qu'il y a des risques avant même l'exploitation, c'est qu'ils existent et sont sûrement pire encore que ce qu'on veux bien nous faire croire. Donc si les exploitant de ce gaz n'ont pas d'autres méthodes pour l'exploitation, mieux vaut continuer de s'en passer plutôt que d'en devenir indépendant et détruire l'avenir de nos enfants!
a écrit le 11/07/2014 à 17:50 :
"Ignorer le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut se permettre"...Nuance: Que les pétroliers, les gaziers, les chimistes ne peuvent pas se permettre de ne pas exploiter... Pour faire des sous... pour les actionnaires ...et tant pis si on saccage tout.
Réponse de le 12/07/2014 à 10:30 :
D'accord avec vous. Surtout que ça ne réduira pas les augmentation du prix a la pompe même si les entreprises de pétrole y gagne. Ça s'est déjà vu avec le bio carburant... Alors pourquoi si les citoyens y perdent prendrions nous ce risque?
Réponse de le 16/07/2014 à 11:57 :
Toujours faire d'une exception une regle generale, pour quelques incidents localisés on renonce à une mane. Je suppose que vous ne traversez jamais la route, des voitures pourraient vous renverser...
En attendant les emplois de la chimie en Europe ce sera 0, pourquoi? Parceque les Etas Unis sont moins chers grace au gaz de chiste. Mais avec 3,5 millions de personnes à Pole Emploi, nous ne sommes pas dans l'urgence n'est ce pas!
a écrit le 11/07/2014 à 17:48 :
A longueur de commentaires, je fustige les américains pour dénoncer que toutes les m...des sont expérimentées chez eux. Le gaz et les pétroles de schistes en sont une grosse, au moins qu'ils garde celle-ci chez eux, avec leurs veaux aux hormones, leurs OGM, leurs poulets à la javel, toute leur "bouffe" pourrie, bref TOUT ce qu'ils produisent. US GO HOME.
a écrit le 11/07/2014 à 17:03 :
Quelle alternative a la fracturation hydraulique proposez vous? Aucune, dans ce cas on apprendra a sans passer...
a écrit le 11/07/2014 à 8:49 :
Qu'on fasse au moins l'inventaire, avant de savoir si ça en vaut la peine. Inventaire signifie réserves (ressources exploitables économiquement sans qu'il y ait des risques ). Il y a des ressources dans le Sud-Ouest qui ne sont pas exploitables par exemple, car elles risquent de contaminer la nappe superficielle. Halte au dogmatisme des pour comme des contre. Il faut faire le boulot sérieusement. Mon avis est qu'on doit être assez loin des chiffres fantaisistes avancés par le bureau américain.
Réponse de le 11/07/2014 à 11:47 :
On ne peut faire un réel inventaire sans forages qui coûtent cher et comportent des risques. Donc faire croire que l'on peut faire un inventaire est une fausse bonne idée car c'est directement s'engager dans les gaz de schiste qui ne représentent pas une opportunité au prix actuel du gaz et pétrole en France et c'est une absurdité vu le potentiel des énergies renouvelables notamment en France qui sont définitives ensuite. La forme combustible n'est par ailleurs pas la meilleure forme pour le pétrole comme souvent pour le gaz. Bref c'est encore un gaspillage de courte vue pour la France notamment.
Réponse de le 11/07/2014 à 14:28 :
Comparer les prix comme vous le faites n'est pas rationnel car à prix egal du gaz extrait en France est sur plusieurs plans (emplois ,balance des paiements etc..) beaucoup plus interessant que de l'energie importée !Quant aux vertus des ecolos on voit ce que ça donne avec l' Allemagne qui renoncant au nucleaire pollue notre air en consommant de la lignite à grande echelle !!
Réponse de le 12/07/2014 à 10:33 :
Les entreprises pétrolifère sont de grands groupes qui détourneront la vérité pour effectuer le forage. Puis quand le pays sera détruit, eux iront ailleurs pendant que nous on sera obliger de réparer leur dégâts. Et là on aura plus le choix...
a écrit le 11/07/2014 à 7:28 :
Si l'argument est celui d'un renforcement de notre indépendance énergétique, pourquoi pas...
Mais imaginer que la production de gaz de schiste permette de baisser sensiblement le prix du gaz en France, c'est un leurre... Le prix du gaz aux Etats-Unis, particulièrement bas depuis quelques années, dépend d'une industrie pétro-gazière extrêmement développée, de contraintes environnementales "relativement" faibles par rapport à l'Europe, d'un haut niveau d'acceptabilité par la population (on ne transformera pas le bassin parisien ou le Larzac en nouveau Dallas !), et surtout du fait que le gaz de schiste est de plus en plus du gaz associé à des condensats ou à du pétrole qui sont, eux, valorisés à des prix très élevés, ce qui permet de vendre le gaz comme un coproduit à prix bas... En bref, peu de chance que le gaz de schiste soit produit à un coût inférieur au prix de marché actuel du gaz en France...
a écrit le 10/07/2014 à 23:32 :
Ridicules ces publi-reportages permanents sur les soi-disant effets favorables du gaz de schiste : toutes les études démontrent que l'impact ne serait guère favorable et pas avant de nombreuses années et c'est sans compter la pollution équivalente au charbon ou au mazout et les risques élevés en France. De même c'est une stupidité évidente d'utiliser notamment le pétrole de schiste sous forme combustible alors qu'il a bien d'autres applications à plus hautes valeurs ajoutées et souvent recyclables (plastiques, pvc, phrama, chimie, engrais etc), y compris le gaz pour les engrais notamment etc.
Réponse de le 10/07/2014 à 23:45 :
Tout a fait d'accord. En plus les plus grands producteurs de gaz de schiste n'en veulent pas chez eux : Le patron d'ExxonMobil dit oui au gaz de schiste... mais pas près de chez lui ! : geopolis.francetvinfo.fr/le-patron-dexxonmobil-dit-oui-au-gaz-de-schiste-mais-pas-chez-lui-31155
a écrit le 10/07/2014 à 20:35 :
je peut me permettre de m'en passer.
Il suffit par ailleurs aux gouvernement français de ne pas soutenir des coups d’états à Kiev et de faire du commerce normalement avec la Russie, au lieu de servir de valets aux ambitions capitalisto américaines.
Réponse de le 10/07/2014 à 23:27 :
Pas besoin du gaz russe non plus, il suffit de baisser le chauffage de 2° soit 7% de consommation en moins par degré = 14% soit les importations de gaz de l'envahisseur Poutine.
a écrit le 10/07/2014 à 20:13 :
Les vautours du capitalisme se moquent bien des dégâts que cette exploitation infligera à la terre . . pour eux, seul le profit à court terme compte . . le reste n'a pas le droit de citer. .
Réponse de le 10/07/2014 à 20:54 :
N'oublie pas que Toi qui vit dans un pays riche est considéré comme un vautour capitaliste par ceux vivant dans les pays pauvres
a écrit le 10/07/2014 à 19:01 :
jean pierre clame à dieu " pardonnez leur ils ne savent ce qu'ils font " les verts ..
Réponse de le 10/07/2014 à 23:34 :
Heureusement que le Verts sont là car ils ont du bon sens eux au moins.
a écrit le 10/07/2014 à 18:48 :
Ignorer la valeur de l'eau est un luxe que tout être vivant ne peut se permettre.....à moins de récupérer de la rosée en étendant des draps de billets.
Réponse de le 11/07/2014 à 14:32 :
La France n'a pas de problême d'eau .Elle consomme sous toutes ses formes seulement 6% de l'eau qu'elle reçoit !Il suffit de faire quelques investissements en bassins de retention notamment et nous disposerions de beaucoup plus que du nécessaire même en gaspillant !
a écrit le 10/07/2014 à 16:48 :
En France nous n'avons pas besoin du gaz de schiste. En effet on voit que le prix est maintenu artificiellement à haut niveau par l'Angleterre qui termine ses réserves de la mer du Nord. Cela revient à dire qu'il n'y aurait aucune amélioration pour les entreprises consommatrices. Par contre la perte serait immense pour la réputation écologique de notre agriculture. C'est bien ce domaine montant où nous sommes forts qui doit être protégé. Il assurera avec certitude des centaines de milliers d'emplois. Ce processus agricole est en train de s'installer, nous l'avons pour le moment subit, ce qui n'engage pas à encore à une attitude positive. Ne le polluons pas.
Réponse de le 10/07/2014 à 19:00 :
La France a une agriculture très intensive, comme l'Italie d'ailleurs, et beaucoup, beaucoup plus qu'aux USA. Ainsi, la solde maïs aux USA est quasi non irriguée, et toute la sole maïs grain en France et en Italie..la réputation écologique de notre agriculture, si elle existe, ne se base sur Rien, et surtout pas dans son fanatisme anti OGM..
Réponse de le 10/07/2014 à 20:57 :
Tiens, on nous mentirait ! La France n'aurait pas d'économistes dignes de ce nom?
En voilà un!
Réponse de le 10/07/2014 à 23:40 :
Corso a raison. L'agroécologie commence à se développer en France avec plus de 8% du marché et il y a des très bonnes mesures prises vu le lessivage de beaucoup de sols à la suite de la monoculture intensive d'après guerre. Les ogm n'apportent souvent rien sur le moyen terme et cette technique est battue en brêche par l'agroécologie qui a dans la plupart des cas de meilleurs résultats avec une meilleure qualité à moindre coûts et a encore du potentiel.
Réponse de le 11/07/2014 à 7:30 :
Je ne vois pas ce que tu veux dire Corso : "le prix est maintenu artificiellement à haut niveau par l'Angleterre qui termine ses réserves de la mer du Nord" ???? As-tu des données économiques qui appuient cette affirmation ?
a écrit le 10/07/2014 à 15:38 :
chimiste.... et président du groupe de travail sur le gaz de schiste...... ça ne sent pas le conflit d'intérêt ça?

c'est comme quand le Président de Valourec vante la promotion du pétrole et du gaz de schiste.....

le premier veut vendre de la chimie et avoir une ressource moins couteuse, le deuxième des tuyaux à fabriquer par millions..... le reste, ils s'en foutent totalement
Réponse de le 11/07/2014 à 17:42 :
@Curieux 37
C'est bien résumé. Les lobbies sont à l'oeuvre.
a écrit le 10/07/2014 à 15:29 :
A Marseille et dans le 9-3 , on a deja commence la recherche sur le gaz de shit!
a écrit le 10/07/2014 à 15:18 :
Ça a quel prix ?
a écrit le 10/07/2014 à 15:15 :
Mr Clamadieu, PDG du groupe de chimie Solvay, et président du groupe de travail qui a rédigé le rapport gaz de schiste : ignorer l’écologie est un luxe que l’humanité ne peut plus se permettre.
Dans la chimie (comme dans l’agroalimentaire d’ailleurs) il est courant que les dirigeants soient « juge et parti ». Mr Clamadieu n’échappe pas à la règle. Comment ne pas promotionner le gaz de schiste quand on vend des produits chimiques? Les dés sont donc pipés. A partir de là, la crédibilité de ce monsieur et de ses acolytes est sacrément compromise.
a écrit le 10/07/2014 à 14:04 :
Quand on parle de transistion énergétique, il va bien falloir que ces parasites à la petite semaine comprennent ce que transition veut dire. Il ne s'agit pas d'aller chercher du pétrole ou du gaz ailleurs, il s'agit de cesser de cramer les hydrocarbures qui n'existeront plus une fois les stocks épuisés. Il est tout de même hallucinant que ces abrutis continuent a penser qu'il est intelligent de bruler une ressource rare qui a mis des millions d'années a s'accumuler, et qui ne pourra plus jamais se reproduire. Ca revient exactement a bruler les colombages de la maison pour se chauffer... Le QI moyen de l'humanité est proche de 0, tant la seule réponse qu'on apporte a la question globale consiste systématiquement a chercher quoi bruler., de préférence ce qui est irremplacable.... On n'est pas près d'une sortie par le haut de l'espère humaine...
Réponse de le 10/07/2014 à 23:41 :
Bien vu !
a écrit le 10/07/2014 à 13:48 :
Aux USA ils se sont rendu compte qu'un puit de gaz de schiste a une production maximum d'environ 2 ans, ensuite une fois le pic de production atteint, c'est la chute libre !

Tous les investisseurs de la première heure s'en mordent les doigts...
a écrit le 10/07/2014 à 13:48 :
pas de problème ,dès demain matin nous allons creuser sous leurs fenêtres et dans leurs jardins .il faut bien commencer les essais qq part.
a écrit le 10/07/2014 à 13:45 :
A la seule condition qu'il ne s'agisse que de permettre une autonomie nationale et non un produit pour l'export!
Réponse de le 10/07/2014 à 23:49 :
Pour le même prix ou équivalent on a bien d'autres énergies en France nettement moins polluantes et en plus renouvelables qui sont notre avenir. Pas besoin de prendre les risques de pollution du gaz de schiste qui est limité dans le temps pour une minorité de profiteurs.
a écrit le 10/07/2014 à 13:26 :
André PICOT, chimiste au CNRS, a publié une étude sur la fracturation hydraulique.

"Le fluide injecté lors de la fracturation hydraulique est classiquement constitué d’un mélange d’eau (90% en volume) et de sable (8 à 9,5% selon les firmes), avec divers additifs chimiques. Dans cette liste comptant 750 composés chimiques, on ne trouve pas moins de 650 produits potentiellement nocifs. Parmi ces derniers, 22 sont classés comme cancérogènes et sont soumis aux Etats-Unis aux lois sur l’eau potable propre et sur l’air propre.

L’eau de fracturation traverse également des couches géologiques fortement radioactives et être souillée par des radionucléides tels que le Radium 226, le Radon 222, le Thorium 232 et l’Uranium 235. Cette traversée de strates géologiques charge également le liquide de fracturation en éléments toxiques comme le Plomb, le Mercure et l’Arsenic."
a écrit le 10/07/2014 à 13:18 :
Veuillez vous renseigner avant d'avancer des assertions péremptoires.
Pour votre information (alors que c'est votre travail de journaliste de ne pas raconter n'importe quoi), les USA sont toujours importateurs net de pétrole et de gaz.
Les réserves du plus grand bassin producteur à Monterey ont été revus à la baisse par l'AIE de 96 %.
Enfin le pic des huiles de schistes est prévu pour 2015 & 2016.
Au lieu de consacrer son temps à toujours faire plus de fric qui fait plus de pognon pour faire encore plus de flouze, l'humanité ferait bien mieux de se consacrer à la recherche fondamentale pour développer de nouvelles sources d'énergie.
a écrit le 10/07/2014 à 12:33 :
Il y en a assez de ces manipulations qui arrangent la realite en fonction de leurs interets a court terme. Si on doit autoriser le GdS en France, je propose de placer tous les avoirs des managers des societes d'exploration et exploitation en garantie sur 50 ans, le temps de voire si effectivement, il n'y a pas d'impact de leur activite sur l'environnement, ca les fera reflechir.
Réponse de le 10/07/2014 à 14:00 :
Il y a encore plus simple pour calmer leurs ardeurs : a l'instar de toute entreprise, il convient de les obliger a souscrire a une assurance couvrant tous les dommages, avec remise du site en l'état lors de l’arrêt des puits. Il suffira de voir si les assureurs accepteront de couvrir un tel merdier ;-)
Réponse de le 10/07/2014 à 21:07 :
Je demande la même chose à ceux qui roulent en voiture, qui consomment de l'énergie électrique, et qui à travers leur vie quotidienne, consomment des produits chimiques sans même sans rendre compte.
Réponse de le 10/07/2014 à 23:51 :
Raison de plus pour ne pas en rajouter avec le gaz de schiste inutile en France.

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