Gaz à effet de serre : des pics de concentration records en 2013

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Jamais, il n'y a eu une telle concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone [CO2], méthane et protoxyde d'azote) dans l'atmosphère. Tel est le constat de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, dans son dernier bulletin sur la concentration des gaz à effet de serre, mardi 9 septembre, à Genève.
Dans la présentation du bulletin, le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, a analysé:
Des données préliminaires de l'OMM laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre, alors que les émissions de ce gaz continuent de croître.
Selon le bulletin, le forçage radiatif (la capacité de la Terre à conserver l'énergie du Soleil ou à la renvoyer dans l'espace), qui a pour effet de réchauffer le climat, s'est accru de 34% entre 1990 et 2013 à cause des gaz à effet de serre persistants (comme le CO2, le CH4 et le N20).
L'océan absorbe aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique.
Mais l'absorption du CO2 par les océans est "lourde de conséquences" selon les experts de l'OMM. En effet, l'absorption de quantités accrues de ce gaz par les mers du globe modifie le cycle des carbonates marins et entraîne une acidification de l'eau de mer.
En outre, elles demeurent "pendant des centaines d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan", d'après ces derniers. "Le rythme actuel d'acidification des océans semble en effet sans précédent depuis au moins 300 millions d'années", ajoutent-ils
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En 2013, la concentration de CO2 dans l'atmosphère représentait 142% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (en 1750), et celles du méthane et du protoxyde d'azote respectivement 253% et 121%.
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal responsable du réchauffement climatique. Sa concentration dans l'atmosphère a augmenté en 2013 de 2,9 ppm (parties par million) en un an, ce qui représente la plus forte augmentation annuelle depuis 1984. Le CO2 trouve son origine dans la combustion de matières fossiles ou le déboisement.
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