A Paris, Enedis se prête au jeu de l’expérimentation

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Paris-Rive-Gauche est l'un des deux quartiers d'innovation urbaine sélectionnés par l'Urban Lab de Paris & Co
Paris-Rive-Gauche est l'un des deux quartiers d'innovation urbaine sélectionnés par l'Urban Lab de Paris & Co (Crédits : Reuters)
Le partenariat signé le 5 juillet dernier avec Paris & Co doit permettre à l’opérateur national de réseau de distribution électrique de tester ses solutions pour co-construire la ville de demain avec ses habitants.

« Devenir un partenaire de la transformation urbaine et un référent en matière de transition énergétique. » Telle est la nouvelle ambition d'Enedis, qui a pour cela identifié un terrain de jeu idéal : les quartiers d'innovation urbaine pilotés par Urban Lab de Paris & Co. Ces deux quartiers, 400 hectares répartis entre Paris-Rive-Gauche dans le 13ème et Chapelle-S, à cheval sur les 18ème et 19ème arrondissements, Saint-Denis et Aubervilliers, ont notamment été choisi par Paris&Co pour leur complémentarité en termes d'avancement de leur urbanisation. Les travaux menés par l'Urban Lab depuis deux ans permettent de faire travailler ensemble PME, startups et grands groupes, mais aussi entrepreneurs, acteurs publics et privés de l'urbain et, surtout, citoyens, avec la volonté de les replacer au centre du processus de décision. 15 partenaires avaient déjà rallié le projet, dont la Ville de Paris, la Caisse des Dépôts, l'Ademe, ainsi que des opérateurs de réseaux d'eau (Eau de Paris), de déchets (Citeo, Suez, Syctom), de transports (RATP, KEOLIS), de télécommunications (ATC France, Orange), d'éclairage (Evesa), de logistique (Sogaris) et de grands acteurs de l'aménagement urbain tels qu'Icade, la Semapa - Société d'Economie Mixte d'Aménagement de Paris -

« Il était important qu'Enedis nous rejoigne », s'est réjouie Albane Godard, qui dirige l'Urban Lab, en présentant ce nouveau partenariat.

La smart city, plus politique que technophile

« Les métropoles mondiales sont des territoires d'attractivité qui font face à de nouveaux besoins liés à une urbanisation rapide, dans un contexte de concurrence mondiale entre elles », a observé Nicolas Machtou, directeur délégué Ile de France d'Enedis. Pour préserver leur attractivité, elles font face à des enjeux de durabilité, d'acceptabilité. La façon dont une entreprise comme Enedis peut accompagner la transformation de la ville en une smart city est un sujet « plus politique que technophile », affirme-t-il.

Grâce à ce partenariat, Enedis, qui compte à Paris 1200 collaborateurs, 1,6 million de clients et 10.000 kilomètres de réseau enterrés et y investit chaque année quelque 100 millions d'euros, va pouvoir tester ses solutions. Identifier les bâtiments les plus énergivores pour en faire une priorité en termes de rénovation, développer les infrastructures de recharge pour accompagner le développement des vélos et véhicules électriques, faciliter les parcours d'installation pour les producteurs d'énergies renouvelables, informer les Parisiens sur la qualité de l'air grâce aux capteurs installés sur 300 véhicules de sa flotte...les projets ne manquent pas.

Impliquer le citadin sur l'utilisation de l'espace urbain

Il s'agit aussi de réduire l'impact de ses activités et de ses travaux sur les habitants, les d'améliorer la résilience de ses infrastructures aux aléas climatiques, voire de prévenir les événements extrêmes grâce aux analyses de variation des signaux, de réfléchir en amont de la rénovation à l'emplacement des infrastructures, d'installer des prises « plug & play » pour remplacer les groupes électrogènes utilisés pour les événements et les lieux éphémères....

D'une façon générale, il s'agit d'impliquer les citoyens dans la réflexion sur l'utilisation de l'espace urbain, plutôt que de leur imposer quoi que ce soit.

Dans le cadre de ce partenariat, Enedis prévoit d'investir 7 millions d'euros dans les 3 à 5 prochaines années, notamment pour moderniser son réseau sur le territoire de Chapelle-S.

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Commentaires
a écrit le 12/07/2019 à 16:54 :
toujours pour renforcer l'emprise monopolistique du groupe tentaculaire EDF ?

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