Après l'essence, le prix de l'électricité flambe à son tour en 2019

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Selon le gouvernement, la hausse du prix de l'électricité pourrait être contenue en modifiant le mode de calcul du tarif réglementé.
Selon le gouvernement, la hausse du prix de l'électricité pourrait être contenue en modifiant le mode de calcul du tarif réglementé. (Crédits : Reuters)
Selon plusieurs associations d'énergéticiens alternatifs, les prix de l’électricité risquent d'augmenter de 8% à 10% l'an prochain, en raison des prix élevés sur les marchés mondiaux. Cette annonce intervient alors que la hausse de la fiscalité sur les carburants, prévue pour le 1er janvier 2019, suscite déjà la contestation à travers le mouvement des « gilets jaunes ».

« Une très mauvaise nouvelle pour les consommateurs d'électricité ». C'est ainsi que le Comité de liaison des entreprises consommatrices d'électricité (CLEE) et d'autres associations d'énergéticiens alternatifs, qualifient ce vendredi l'augmentation significative des prix de l'électricité (de l'ordre de 8% à 10%) prévue pour l'année prochaine. Le CLEE, qui regroupe des entreprises consommatrices d'électricité, évoque le chiffre de « 1,470 milliard d'euros de surcoût pour la seule année 2019, sans doute davantage en 2020 ».

« Tous les consommateurs seront impactés, qu'ils soient particuliers, professionnels, industriels, qu'ils soient au tarif réglementé chez EDF ou fournis par un concurrent », prévient le CLEE. Cette mise en garde fait notamment suite à une annonce, jeudi soir, de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) chargée de garantir le bon fonctionnement des marchés français de l'énergie (gaz, électricité). Elle se charge notamment de calculer le tarif réglementé de l'électricité et de transmettre sa proposition de tarif au gouvernement.

Dans le cadre du mécanisme baptisé Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), la CRE a indiqué avoir reçu un total de demandes équivalent à 132,93 térawattheures (TWh) pour l'année 2019 de la part de concurrents d'EDF.

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Le marché mondial fait flamber les prix

Celui-ci oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire produite en France au prix régulé, actuellement nettement inférieur au marché, de 42 euros le mégawattheure (MWh). Aussi, les opérateurs alternatifs préfèrent se fournir auprès de l'électricien public français plutôt que sur le marché de gros, où les prix avoisinent les 58 euros .

Cependant un plafond limite cette offre à 100 TWh maximum. Or, les opérateurs alternatifs ont demandé plus que ce qu'ils pouvaient obtenir et devront donc se fournir en partie sur le marché et, de facto, répercuter la hausse du tarif.

« Les clients d'EDF ne sont pas davantage à l'abri : l'entreprise a en effet obligation, dans son tarif réglementé comme dans ses offres de marché, de répliquer dans ses prix les obligations de ses concurrents », souligne l'association.

Deux associations de fournisseurs d'énergie alternatifs, l'Afieg (Association Française Indépendante de l'Electricité et du Gaz) et l'Anode (Association Nationale des Opérateurs Détaillants en Énergie), ont aussi mis en garde sur des hausses de prix. Selon elles, l'atteinte du plafond de l'Arenh aura pour « conséquence de renchérir globalement le prix de la fourniture d'électricité de l'ensemble des consommateurs français, au seul bénéfice d'EDF ».

François de Rugy veut amortir le choc

Cette augmentation programmée des prix de l'électricité fait polémique alors que la contestation des « gilets jaunes », déclenchée suite à l'annonce de la hausse de la fiscalité sur les carburants prévue pour le 1er janvier 2019, bat son plein. Mais le gouvernement se veut intransigeant. Ainsi, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a confirmé, ce vendredi, sur BFMTV-RMC , l'inflation du prix de l'électricité après avoir promis, ce jeudi, qu'elle serait « la plus modérée possible ».

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Comment le gouvernement peut-il s'y prendre ? Le prix de l'électricité est fixé selon des critères complexes tenant compte des tarifs régulés et des marché de gros pour les fournisseurs alternatifs. François de Rugy a critiqué ce mode de calcul, en particulier celui du tarif réglementé, et a fait savoir qu'il ne serait pas appliqué de façon mécanique sur le prix final l'année prochaine. « Parce que si c'est une application mécanique, [la facture d'électricité] viendra s'ajouter en effet à d'autres factures à la hausse », a-t-il pointé, rappelant que le prix du mégawattheure (MWh) a été multiplié par 1,5 en un an. D'une manière générale, le ministre veut  « qu'on change ce système de fixation des prix qui n'est pas bon ».

Pour éviter cette application mécanique de la hausse des prix, François de Rugy a évoqué la possibilité de baisser la CSPE. Cette contribution au service public de l'électricité est une taxe reversée aux opérateurs pour financer notamment le développement des énergies renouvelables, les surcoûts de production dans les territoires d'outre-mer ou encore la solidarité avec les plus démunis. « La CSPE n'a pas été augmentée et nous allons même regarder s'il ne faut pas la baisser pour amortir la hausse des prix de l'électricité, ce qui aura un coût », a déclaré François de Rugy sur RMC.

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Vers une évolution des tarifs réglementés ?

Pour leur part, les opérateurs alternatifs estiment que le plafonnement actuel de l'Arenh « les met inutilement en risque sur leur approvisionnement et entrave le développement de la concurrence », EDF détenant encore 80% du marché de l'électricité pour les particuliers en France. Ils proposent ainsi « soit un relèvement très conséquent du plafond (...) dès que possible, soit sa suppression pure et simple - le rationnement qu'il implique étant totalement injustifié et au détriment des consommateurs ».

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a, elle, indiqué jeudi soir qu'elle proposerait au gouvernement au mois de février 2019 « une évolution des tarifs réglementés de vente de l'électricité en vue d'un ajustement de début d'année ».

Alors que l'exécutif souhaite revoir la régulation des prix de l'électricité, la CRE a souligné que « l'atteinte du plafond (de l'Arenh) en l'absence d'évolution du tarif de 42 euros (constituait) un élément nouveau qui incite fortement à une réflexion sur l'avenir du dispositif ».

 (Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 03/12/2018 à 20:38 :
Augmentation, encore... Le gouvernement aime donc à ce point les défilés des gilets jaunes ???
a écrit le 03/12/2018 à 16:25 :
EDF est obligé de fournir ses concurrents en electricité à bas prix avec pour résultat une augmentation des tarifs et un programme nucléaire inarretable. Est ce qu'on pourrait pas faire l'inverse?
a écrit le 03/12/2018 à 15:00 :
Malgré les difficultés quotidiennes de tout un chacun, du désarroi de la population face au matraquage fiscal, de la dette abyssale de la France, nos élus persévèrent dans la gabegie.

https://www.algeriemondeinfos.com/2018/12/01/securite-sociale-algeriens-pourront-se-soigner-gratuitement-france/?fbclid=IwAR39mTshwM3AJ3DZ16jh5JjC9bmxfJB20xi6eRgqLby4QztT7-WqxZezgqk
a écrit le 02/12/2018 à 11:14 :
beaucoup trop de speculations sur nos sources d energie : pourquoi l europe ne fixe t il pas un prix mix de l energie afin de fournir a tous une energie la moins chers et la moins poluente et la plus sécurisez: dans quelle but fabriquon nous de l energie pour aide les humains ou pour enrichir certain; ; je comprend de plus en plus les decroisants, si vous avais l ocation rensegnier vous sur le mouvement des gens qui se dissent decroisant???
a écrit le 02/12/2018 à 11:14 :
beaucoup trop de speculations sur nos sources d energie : pourquoi l europe ne fixe t il pas un prix mix de l energie afin de fournir a tous une energie la moins chers et la moins poluente et la plus sécurisez: dans quelle but fabriquon nous de l energie pour aide les humains ou pour enrichir certain; ; je comprend de plus en plus les decroisants, si vous avais l ocation rensegnier vous sur le mouvement des gens qui se dissent decroisant???
a écrit le 02/12/2018 à 10:40 :
Aujourd'hui, il faut absolument une stabilisation de l'électricité ( aussi du gaz etc...) car toutes ces sempiternelles augmentations finissent par tuer le pouvoir d'achat du consommateur. En sachant pertinemment qu'il n'y a plus de hausses des salaires effectuées mécaniquement depuis des années.
Le drame vient en grande partie de tout cela avec l'augmentation des taxes qui s' y ajoutent.
Ce n'est plus possible de continuer un tel système sans contrepartie salarial....
Pour infos......

https://www.franceculture.fr/economie/pouvoir-dachat-le-grand-mensonge

*https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/21/2910798-revenus-menages-ont-diminue-500e-entre-2008-2016-2016.htm
a écrit le 02/12/2018 à 9:20 :
..... "marchés mondiaux " !?! Pourquoi ?........ la France n'est donc pas indépendante en électricité , avec toutes les taxes et surtaxes que pratique EDF ???
a écrit le 02/12/2018 à 8:10 :
Si l' Allemagne a vu augmenter ces exportations du fait du développement des énergies renouvelables intermittentes, cela traduit seulement le fait que quand on est obligé de sur dimensionner un parc de production en puissance pour pallier les inconvénients majeurs de l'intermittence, on se retrouve forcément très souvent avec une surproduction d'électricité qu'il faut écouler à tout prix tant qu'on ne sait pas stocker ces surplus.. Ce qui explique entre autres l'apparition aberrante des prix de marchés négatifs. Prix négatifs dont EDF, obligé de racheter à un prix imposé exorbitant la production renouvelable et éolienne en particulier, ne peut même pas profiter.
Dans le domaine de l'électricité être exportateur ne signifie pas avoir fait de bons choix si les exportations ne traduisent pas une véritable demande de la part des pays voisins. Le Danemark exporte aussi beaucoup et à très bas prix de l'électricité éolienne en surplus vers la Norvège, mais en même temps rachète au prix fort l'électricité hydroélectrique à la même Norvège pendant les périodes sans vent. Sur le plan économique, ce n'est pas vraiment une réussite.
a écrit le 01/12/2018 à 14:25 :
Tous ces pays Européens qui sont contre le nucléaire et qui viennent se gaver sur l' électricité bon marché...Merci le contribuable Français qui s' en rappellera au mois de mais , il est grandement temps de filer un coup de pompe à ces fonctionnaires façon présidentielle .
Réponse de le 01/12/2018 à 16:12 :
Le nucléaire n'est pas bon marché puisque nous sommes "importateurs nets" d'électricité d'Allemagne, vérifiez vous verrez. Et EDF a besoin de prix autour de 60 euros le MWh désormais.soit plus que l'éolien ou le solaire
Réponse de le 01/12/2018 à 19:13 :
@ la réalité

Les importations/exportations d’électricité dépendent des prix de marché de part et d’autre de la frontière, qui eux-mêmes dépendent de l’équilibre offre-demande. Ils n’ont pas grand chose à voir avec les coûts de production. Par pitié, ne vous exprimez pas sur un sujet que de toute évidence vous ne maitrisez pas.
Réponse de le 01/12/2018 à 19:42 :
@roro le marché de l'électricité en Europe est sous une forme de régulation ce n'est pas la foire d'empoigne. Une partie est également traitée sous la forme de swap c'est à dire je te demande de la fourniture à un instant T et cette fourniture sera rendue dans un autre instant. Il faut être à l'intérieur pour avoir un vraie vision du fonctionnent des grands groupes. Votre commentaire fait sourire.
Réponse de le 01/12/2018 à 20:31 :
l'électricité allemande est très sale (étant surtout fabriquée à partir de charbon pour l'extraction duquel on ravage des surfaces considérables du territoire) et pire encore de lignite, le tout également très émetteur de CO2. Environnementalement parlant mieux vaudrait construire quelques EPR de plus que d'importer de l'électricité allemande.
https://www.youtube.com/watch?v=u2FCTMmn9Zw
Réponse de le 01/12/2018 à 23:09 :
@ Bachoubouzouc : le prix d'équilibre du marché allemand est continuellement inférieur à celui français depuis leur transition, en conséquence nous sommes importateurs nets d'électricité d'Allemagne. Cà semble vous déranger mais vérifiez le puisque vous ne connaissez visiblement rien à ce sujet.
Réponse de le 02/12/2018 à 15:08 :
@ La réalité

Les prix allemands sont plus bas que les nôtres car leur marché est plus souvent que le nôtre en situation de surcapacité, du fait de la production ENR intermittentes. Mais ces prix sont aussi souvent en dessous de leurs coûts de production, preuve qu’ils n’ont aucun rapport avec eux.
a écrit le 01/12/2018 à 11:20 :
E D F . le démentellement se dévoile doucement .. en sous traitant ! procédé similaire réalisé a la sncf
a écrit le 01/12/2018 à 10:50 :
IL va falloir baisser les impôts et rapidement, la situation est vraiment préoccupante.
a écrit le 01/12/2018 à 10:31 :
La CSPE contribution au service public d’électricité est encore une usine à gaz qui comme toute TAXE bien emballée, il vaut mieux dire Contribution que Taxe, n’est plus maitrisée. Si on regarde à quoi elle sert nous avons l’achat obligatoire de l’énergie renouvelable plus chère que l’énergie nucléaire, les investissements!!!! dans le renouvelable, l’aide à nos concitoyens les plus démunis ce qui n’empêche pas EDF de couper le courant etc sans oublier la règle avec la concurrence et mais TRES caché dans l’analyse les erreurs des EPR soit, rien que pour Flamanville un surcout actuel de 7,9 milliards à venir???? un projet EDF plus celui de Finlande commencé par AREVA et qui sera repris en charge par EDF. La CSPE a augmenté de 650 pour cent entre 2008 et 2018 cette TAXE rapporte 10 milliards par an dont deux années seront avalées d’une façon ou d’une autre par la CSPE pour l’irresponsabilité d’ex AREVA et EDF dans l’affaire des EPR. Pour la même période l’inflation a été d’environ 13,5 pour cent si 2018 est à 2 points. Je fais confiance à nos politiciens nouveaux!! ou anciens pour faire prendre en charge les surcouts aux utilisateurs de l’électricité. Cette taxe ramenée à un ménage dont la conso moyenne est de 4,5MWh est d’environ 100€ par an. Une usine à gaz de LUXE pour les utilisateurs privés comme industriels. Bien sur l'état prend sa quote part comme tout bon "proxénète" L’électricité française la moins chère est un mythe car dans une facture seule la dernière ligne compte et NON notre électricité n’est pas la moins chère, encore un MENSONGE du nouveau monde et du vieux monde. Décidemment en politique le nouveau monde et le vieux monde ne font qu’un
a écrit le 01/12/2018 à 10:16 :
Pas grave pour les gens du voyage, l’électricité est dérivé des installations communes.
a écrit le 01/12/2018 à 10:05 :
Pourquoi la part du CE est indexe sur les factures 1% à gagner
pourquoi dans certains quartiers L'edf ne peut meme plus aller relever les compteurs ,,,,,
a écrit le 01/12/2018 à 9:50 :
"Celui-ci oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire produite en France au prix régulé".

Souvenir de gavage:
Joli coup, ces 40 millions d'euros. Charles Beigbeder a annoncé la vente de ses parts dans Poweo, le fournisseur d'électricité alternatif à EDF qu'il a fondé en 2003 (En juin 2002, avec la fin du monopole d'EDF en France, il lance l'opérateur d'électricité Poweo). Son holding familial Gravitation cède au groupe autrichien Verbund, déjà actionnaire à hauteur de 30 %, les 13,4 % du capital qu'il détient. Gravitation abandonne ses titres à 29 euros par action, soit une prime de 58 % et engrange ainsi près de 40 millions d'euros. En même temps, les relations entre Verbund et Charles Beigbeder, qui n'étaient plus au beau fixe, vont de facto s'améliorer : Verbund devient le maître à bord. C'est Loïc Capéran, un transfuge de l'industrie automobile puis d'EDF, qui prend la direction opérationnelle de Poweo.Charles Beigbeder demeurera président du conseil d'administration de Poweo en charge des projets futurs, des relations avec les autorités de tutelle et des contrats d'approvisionnement en électricité nucléaire.En 2005, il se porte candidat à la présidence du MEDEF. Son programme est d'inviter le pouvoir politique à une réforme du Code du travail, pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements, tout en modifiant les coûts salariaux (augmentation des salaires si baisse des cotisations sociales),cela ne vous rappel rien ? Il est aussi secrétaire national de l'UMP, chargé de la « pédagogie de la réforme »
a écrit le 01/12/2018 à 9:13 :
La hausse est principalement dûe à celle du C02 sur le marché et en France à la rénovation du parc nucléaire de plus en plus cher. Les renouvelables ne sont en cause que pour leur part de CSPE qui diminue mais elles contribuent à faire baisser les prix de marché et n'ont pas besoin de centrales thermiques puisqu'elles ne représentent qu'une part encore faible en France et au delà le stockage est plus approprié avec la hausse du C02 qui rend la méthanation quasi compétitive. Le prix Arenh est trop bas pour le nucléaire et sera supprimé en 2025.
a écrit le 01/12/2018 à 8:44 :
Est-ce que tous les fournisseurs d'énergie alternatifs produisent eux-mêmes de l'électricité ?
Dans le cas contraire,est-ce normal? Je pense que la France n'a pas besoin d'officines où on achète et on revend ,sans rien produire.
Réponse de le 01/12/2018 à 9:30 :
Plusieurs directement oui mais les autres achètent de l'électricité renouvelable dont investissent dans ce secteur et aident à son développement. Leurs prix sont en mesure d'être moins chers que le nucléaire et de profiter de la hausse du C02 puisque le repowering permet encore d'abaisser le prix de l'éolien qui est inférieur comme le solaire au nucléaire. Et la hausse du C02 favorise le stockage. Donc les choses tournent en faveur des renouvelables mais c'était prévisible le nucléaire n'arrive pas à baisser ses prix et ne se vend pus sinon via des accords d'Etats incluant d'autres aspects.
a écrit le 01/12/2018 à 8:43 :
Avec tous les"sauveurs de planète"qui réclament la hausse de la taxe carbone ces hausse deviennent inévitables mais alors pourquoi laisser à l'écart le transport maritime aérien et routier de marchandise. Y aurait ils une bonne pollution celle des entreprise et des riches et une mauvaises celle des simples citoyens
Réponse de le 01/12/2018 à 9:35 :
La marine marchande n'est pas à l'écart et améliore ses navires et ils vont être taxés mais c'est difficile à appliquer puisque dans ce cas certains sont tentés d'opter pour des pavillons de complaisance que des pays sont prêts à leur accorder. Et le transport aérien évolue aussi mais trop le taxer c'est couler le secteur et les retombées touristiques et autres qui vont avec et concernent tous les pays. Les armées ne sont pas non plus taxées et pourtant elles polluent !
a écrit le 01/12/2018 à 8:23 :
Je ne sais pas si tout le monde comprend de quoi il est question mais pour un gilet jaune, voilà ce que cela signifie.
L’etat oblige edf a vendre à ses concurrents sa propre électricité nucléaire a un prix d’ami. Ce faisant, il appauvrit une entreprise d’etat appartenant à tous les français en enrichissant des entreprises privées qui n’ont qu’à se gaver et à faire des bénéfices sans rien faire, sans prendre le risque industriel notamment du nucléaire. On comprend pourquoi notre ministre de l’ecologie Partage ce point de vue, puisque edf à terme risque soit d’augmenter ses prix et donc perdre des clients avec le tarif standard soit perdre de l’argent, disparaître et laisser le privé s’occuper de notre électricité.
Il y a de quoi manifester en effet.
Réponse de le 01/12/2018 à 8:54 :
"Ce faisant, il appauvrit une entreprise d’etat appartenant à tous les français en enrichissant des entreprises privées ".

Mars 2018

Après les cheminots, Emmanuel Macron a entrepris de se mettre à dos toute la maison EDF. Le Président a accepté l’impensable aux yeux des électriciens : confier les clés d’une partie des barrages hydrauliques français - les plus grands et les plus rentables - à des opérateurs privés. Toute l’Europe de l’énergie est sur les rangs pour s’arroger de gros ouvrages comme ceux de Bissorte (Savoie) ou de la Dordogne : les allemands EON et Vattenfall, l’espagnol Iberdrola, l’italien Enel, le norvégien Statkraft, le suisse Alpiq. Le canadien Hydro-Québec et des chinois sont aussi en embuscade.Cela fait dix ans que la Commission européenne exige de la France qu’elle ouvre à la concurrence son secteur de l’hydroélectricité historiquement contrôlé à 80 % par EDF et à 15 % par Engie (via la CNR et la Shem). Une bonne part des concessions de 75 ans accordées après-guerre arrivent progressivement à échéance depuis 2011. Et la commissaire européenne Margrethe Vestager veut les voir remises en jeu au nom de «la concurrence libre et non faussée». Problème, il n'y a aucune réciprocité ! La France est le seul pays en Europe à être contraint d’ouvrir ses barrages à la concurrence, Bruxelles pointant la position par trop «dominante» d’EDF sur le marché global de l'électricité.
a écrit le 01/12/2018 à 7:55 :
Quand on oblige EDF à racheter en priorité et au prix fort le kWh d’électricité renouvelable intermittente aux promoteurs, en particulier éoliens.
Que de toute façon, il faut mettre en place ou maintenir des productions pilotables qui viendront suppléer les carences de production due à cette intermittence, conduisant entre autres à sur dimensionner le réseau en puissance disponible mais aussi à sous utiliser et sous rentabiliser les moyens pilotables mis en place.
Qu’en parallèle on met en place une pseudo concurrence par des opérateurs dont le seul travail consiste à faire de la publicité et à essayer de peindre en vert une production électrique à laquelle ils ne participent pas tout en faisant un profit maximum.
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que cette stratégie incohérente et purement idéologique ne peut que mener à une explosion des coûts sans pour autant garantir la sécurité d’approvisionnement.
a écrit le 01/12/2018 à 7:14 :
Plusieurs phénomènes à l’œuvre pour expliquer ces prix :
- ouverture à la concurrence. La concurrence est réelle sur la partie commercialisation et elle tend à faire baisser les prix.
- investissements dans le parc nucléaire et les réseaux électriques. Ces infrastructures atteignent pour la plupart les 30-40 ans et ont besoin d’être renouvelées. Ça demande des investissements, financés par une augmentation temporaire de la facture, comme la France l’avait déjà vécu dans les années 70.
- Plus d’interconnexions avec nos voisins. Notre marché électrique est plus en contact avec celui des pays qui nous entourent, nos prix de gros tendent donc à être de plus en plus influencés par les leurs, notamment quand l’augmentation du prix des matières premières (gaz, charbon) le fait augmenter.
- investissements dans les énergies renouvelables intermittentes. Ces investissements font durablement exploser les prix parce :
1) de base elles sont chères
2) elles sont intermittentes donc elles ne prennent pas la place d’une centrale au gaz ou au charbon classique, elles viennent en plus. Et on doit conserver (et continuer à payer) la centrale classique pour la sécurité d’approvisionnement. Elles mettent donc le marché en situation de surcapacité, les centrales classiques produisent moins, donc sont moins rentables, et doivent être soutenues financièrement avec un mécanisme de capacité qui coûte de plus en plus.
Mais tout cela était parfaitement prévisible, et le ministre fait mine de s’en offusquer.
Réponse de le 01/12/2018 à 8:11 :
Ce que vous dites est vrai. Cependant il faut se méfier des associations de vendeurs d’électricité qui crient au loup. En fait, elles prétendent que les prix vont augmenter parce qu’elles n’ont pas pu avoir toute l’électricité qu’elles demandaient. Elles mentent.
D’une part, elles ont demandé plus que les besoins de leurs clients, car vu les prix de l’arenh elles sont sûres de pouvoir revendre l’électricité sur le marché de gros en faisant un bénéfice, notamment en revendant à EDF sa propre électricité car les prix de marché sont au minimum 50% plus chers actuellement. Comment gagner de l’argent sans rien faire!
Ensuite si par cas elles n’avaient pas assez d’électricité, ce sont leurs clients qui paieraient plus chers et pas tous les français.
Enfin, si les volumes d’arenth qui représentent déjà 25% de la production nucléaire d’edf étaient augmentés comme ils le proposent, alors là les prix de tous les français augmenteraient , puisque edf serait obligé de racheter sa propre électricité que l’etat lui oblige à vendre à ses concurrents pour soit disant favoriser la concurrence. On marche sur la tête et il faut demander l’arret de l’arenth.
Réponse de le 01/12/2018 à 11:29 :
@ Wiki

D’accord avec vous, avec une réserve :

Les français clients d’EDF au tarif réglementé vont aussi voir leur facture augmenter puisque les prix de gros entrent aussi en compte pour calculer ce tarif.

Les seuls qui pourront potentiellement bien s’en sortir seront les clients d’EDF au tarif non-réglementé, alors que l’entreprise aura la possibilité de tirer parti de son parc très compétitif pour proposer des tarifs en-dessous du marché.
a écrit le 01/12/2018 à 5:59 :
Une solution simple:mettons les salariés EDF aux 35h(au lieu de 32) et supprimons le CE.
a écrit le 01/12/2018 à 4:16 :
Les opérateurs qui font des énergies renouvelables au moins en partie ont généralement des prix désormais moins chers comme le soulignent Selectra ou Que Choisir. Le nucléaire vieillit donc normal que son prix augmente le prix Arenh est trop bas pour ses marges.
Réponse de le 01/12/2018 à 7:59 :
Ce que vous dites n’est pas vrai: les énergies renouvelables sont toujours subventionnées et en Allemagne elles ont conduit l’électricité a coûter deux fois plus cher qu’en France
Comment est ce possible ?
Réponse de le 01/12/2018 à 9:21 :
@ Wiki : l'électricité est au contraire moins chère en Allemagne qu'en France puisque nous sommes "importateurs nets" d'électricité allemande depuis leur transition comme tout le monde sait. Les taxes allemandes comprennent l'efficacité énergétique et çà leur permet d'être numéro 1 mondial dans le domaine et de consommer moins. Mais nous sommes pas bien classés en France comparé aux autres pays européens si vous regardez sur Eurostat car le nucléaire coûte de plus en plus cher et çà va continuer.
a écrit le 01/12/2018 à 2:21 :
Tarif complexe régulé/réglementé. Le gouvernement s'abrite toujours derrière des règlements. N'est-ce pas ce même gouvernement qui les décrète? Qu'attend-il pour déréglementer et simplifier? Il est sûr que le régime démocratique le permet, mais est-on encore en démocratie?
a écrit le 01/12/2018 à 0:59 :
Les "électriciens" alternatifs seront -ils mis à contribution pour le financement des démantèlement des cntrales nucléaires dont ils veulent par ailleurs bénéficier des tarifs ? Qu'on leur pose la question, et en cas de refus de leur part, ils n'ont alors aucune raison de se fournir à un tarif autre que le tarif du marché ou celui de leur propre production...!!! non ?
a écrit le 30/11/2018 à 23:11 :
et n´oubliez pas:

- Assurance
- Gaz
- Autoroutes
- SNCF
- Metro
- taxe habitation
- taxe foncière

...... si chacun prend 10 % d´augmentation, cela va faire beaucoup

mais rassurons nous l´organe étatique de l´INSEE trouvera encore que le pouvoir
d´achat devrait augmenter de 500%...
a écrit le 30/11/2018 à 21:51 :
Moins de nucléaire plus de voitures électriques Cela donne quel résultat M le ministre?
a écrit le 30/11/2018 à 21:01 :
Des bien-pensants nous ont répété :"privatisons ,la concurrence fera baisser les prix", je crois qu'on nous a raconté des bobards .......
Tant qu'il me reste un peu de sous je vais aller acheter un gilet jaune !!!!!!!
a écrit le 30/11/2018 à 20:37 :
Le plein de la voiture électrique va devenir hors de prix !!
Encore une fausse bonne idée .
a écrit le 30/11/2018 à 20:18 :
...et ce n'est rien en regard de ce qui nous attend en cas d'électrification massive, surtout si on limite volontairement la production de base d'électricité par des réacteurs nucléaires. Ca pourrait multiplier le prix de l'électricité par 10.
a écrit le 30/11/2018 à 20:09 :
"On" nous avait dit que la dérégulation, l'ouverture du marché, la fin du monopole EDF ... bref le libéralisme économique allait, du fait de la concurrence, faire baisser les prix.
Le résultat est là: des hausses à répétition... et pas des moindres! 5, 6, 9, 10%. Pourquoi se gêner? Les privatisations, de l'énergie en passant par les autoroutes, les banques, les postes et téléphone ne servent au final qu'à engraisser les actionnaires.
Des emplois ont été créés, mais tant d'autres ont été supprimés...Pour quel résultat? 10 millions de chômeurs ou précaires et 10% de riches qui se gavent un peu plus tous les jours sur les Français qui travaillent, qui gagnent peu, et même sur les chômeurs et précaires qui sont eux aussi obligés de s'éclairer, de se chauffer.
a écrit le 30/11/2018 à 20:02 :
Privatiser le secteur de l'énergie était une énorme connerie qu'on ne commence à peine qu'à payer.

Nous voilà contraints à surpayer une énergie qu'on produit localement pour la moitié du prix du marché, la différence allant dans les poches des actionnaires.
a écrit le 30/11/2018 à 19:50 :
Convertissez votre chaudière fioul , qu'y disait !
... et passez à la voiture électrique, qu'y disait !
Prochaine blague : "on ne gagne plus assez avec les taxes sur le gazole car trop de français ont suivi les consignes et sont passé à la voiture électrique, alors on augmente les taxes sur l'électricité !!!"
Ah j'oubliais : faudra rouvrir Fessenheim, et ça va nécessiter une rallonge budgétaire: à vot' bon coeur, m'sieur-dame !
a écrit le 30/11/2018 à 19:50 :
les formules du calcul de prix, c'est la maison de madame claude; chacun rentre la dedans et y fait son affaire.....
rappelez nous combien de fois segolene royal a change les modes de calcul en fonction des hausses et des baisses?
vu que les politiciens sont toujours a contre courant, ils changent systematiquement la formule, ce qui est ingerable pour les boites, et donne lieu a des redressements apres proces! ( bon c'est pas grave, les emeutes sont pour le gouvernement suivant)
au passage les caisses d'edf sont vides, et on leur demande en plus de faire du renouvelable gratuit et de fermer les centrales!
mais de qui se moque t on?
qu'on ressorte l'historique des modification de la formule, on saura qui pointer du doigt, et qui a mis edf dans une situation plus que tres perilleuse
c'est assez minable, comme il disait l'autre
a écrit le 30/11/2018 à 19:36 :
les français vont-ils accepter sans réagir qu'en janvier les carburants , le mazout , le gaz et l'électricité soient encore plus chers , que leurs assurances auto , logement ,responsabilité civile augmentent de plusieurs dizaines d'euros , que les mutuelles santé de ceux qui les payent sur leurs revenus ou pensions les étranglent davantage , et que hausses des loyers couplées à des baisses d'APL contribuent à réduire encore plus leur reste à vivre ?
voila la question que députés et gouvernement devraient se poser avant de finaliser les options économiques et fiscales du budget 2019 .
le mouvement actuel des gilets jaunes devrait affuter leur réflexion, d'autant que sur certains médias commence à circuler l'idée que le produit des augmentations des
taxes pour financer la transition écologique vont surtout compenser le manque à gagner
de la suppression de l'impôt sur la fortune (autour de 3,9 milliards d'euros de hausses des taxes "énergies" pour l'année 2019)
Réponse de le 30/11/2018 à 20:26 :
La baisse (et non la disparition, l'immobilier, non délocalisable, y étant encore soumis) de l'ISF a déjà été largement compensée par la hausse des taxes déjà appliquée le 1erjanvier dernier. La purge fiscale à prétexte environnemental que veut nous appliquer l'exécutif au moins jusque 2021 représente 5 ou 6 fois plus que la baisse de l'ISF, par ailleurs impôt imbécile et anti-économique qui n'a jamais rapporté grand chose, surtout vu le coût de son recouvrement et de son contrôle.
a écrit le 30/11/2018 à 19:18 :
La TICGN sur le gaz en tuyaux (pour celui en citerne et bouteilles c'est la TICPE qui s'applique depuis mi-2018), ça va augmenter de 30%. Est arrivé à 20% du prix du kWh gaz en 2018, donc 27% en 2019 (50% en 2022). En 2014 c'était tout doux, pour commencer.
Y a donc toutes les taxes carbones qui augmentent, et l'énergie électrique aussi. J'ai réduit ma facture de 20% en consommation, mais je sens que ça va finir par ne plus se voir sur la facture finale. :-)
A surveiller avec deux voisins, leur nouvelle chaudière gaz fait-elle consommer moins que le truc "basique" qu'on nous avait mis (200W 24h/24 d'après Linky) ? L'électricité ça sert à tout, faire circuler de l'eau chaude par exemple.
Réponse de le 01/12/2018 à 2:57 :
Non, il est possible d'avoir un circulateur basse tension connecte sur batteries si le soleil est absent. Quant a la production d'eau chaude il y a d'excellent kit solaires trescompetitifs.
Certes, faut investir. Au final plus de facture.
a écrit le 30/11/2018 à 19:16 :
Cet extrait de votre article réunit tout pour offrir de cuisantes perspectives:
"Pour éviter cette application mécanique de la hausse des prix, François de Rugy a évoqué la possibilité de baisser la CSPE. Cette contribution au service public de l'électricité est une taxe reversée aux opérateurs pour financer notamment le développement des énergies renouvelables, les surcoûts de production dans les territoires d'outre-mer ou encore la solidarité avec les plus démunis."
Réponse de le 30/11/2018 à 20:28 :
On nous serine que les ENR sont désormais compétitives par rapport au nucléaire ; la CSPE n'a donc plus aucune raison d'être...
a écrit le 30/11/2018 à 19:02 :
Il faudrait surtout supprimer l’obligation de vendre à ses concurrents à perte !!
=> d un côté on nous explique que l’énergie nucléaire est chère, et qu edf court à la faillite
=> de l’autre on oblige edf à partager la « rente » nucléaire. Rente qui a été créé grâce à nos impôts et qui est garanti par nos impôts (si les coûts de démantèlement des centrales explosent ce sera à nous de payer, ni EDF ni ses concurrents ne paieront)

Qu’attend l’état pour supprimer cette spoliation d’EDF et obliger edf à rembourser sa dette plutôt que de distribuer sa rente à ses concurrents
a écrit le 30/11/2018 à 18:54 :
Ah bah mince alors, moi qui voulait acheter une voiture électrique pour faire des économies.
a écrit le 30/11/2018 à 18:31 :
"« Une très mauvaise nouvelle pour les consommateurs d'électricité »"

A savoir, 65 millions de personnes...

Noël 2018 va être déjà bien triste mais ce ne sera rien à côté de celui de 2019.

Bon sinon vous auriez pas des bonnes nouvelles svp un peu !? Ben non ceux payés pour prendre à ceux qui consomment pour donner à ceux qui s'évadent fiscalement sont au pouvoir, c'est vrai.
a écrit le 30/11/2018 à 18:30 :
un véritable racket sur EDF et les consommateurs pour complaire aux actionnaires des autres opérateurs , merci l'europe !
a écrit le 30/11/2018 à 18:28 :
"Après l'essence, le prix de l'électricité flambe à son tour en 2019"

Juste au moment du prélèvement de l'impôt à la source en plus avec son fameux effet psychologique, plus une réforme des retraites qui s'annonce rude, sympa 2019.Mais bon, c'est pas grave ,le ruissellement va bientôt arrivé.
Réponse de le 01/12/2018 à 9:41 :
Le PAS ne sert à rien, mais il n'alourdit pas l'IRPP (c'est déjà ça). Si effet psychologique il y a, c'est en septembre 2020 qu'il aura lieu quand pour la première fois seront dus les rappels relatifs aux sous-prélèvements de l'impôt sur les revenus 2019 (et, soyons juste, les remboursement de sur-prélèvements). Du fait de la progressivité délirante de l'IRPP en France ça risque d'être le cas de la plupart des contribuables.

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