Biodiversité : le G7 fait un nouveau pas vers une finance « pro-nature »
Marine Godelier
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L'annonce est passée au second plan, supplantée par celle de l'accord historique sur un taux minimum de taxation des multinationales. Pourtant, c'est un nouveau jalon vers un mécanisme de prise en compte des impacts des entreprises sur l'environnement qui a été posé, lors de la réunion des ministres des Finances du G7 début juin à Londres. Un premier pas vers l'internalisation des risques liés à la dégradation de la planète et l'esquisse d'un cadre commun, harmonisé, qui rendrait toutes ces données comparables et lisibles par le monde financier.
Les ministres se sont en effet prononcés en faveur d'une finance « pro-nature », et ont défendu des mécanismes de reporting extra-financier des organisations plus ambitieux. La Task Force on Climate Disclosure (TCFD), mise en place en 2015 - après l'Accord de Paris - devait déjà favoriser la transparence financière liée aux risques climatiques, sur une démarche volontaire. Six ans plus tard, le G7 a non seulement plaidé pour rendre cette communication obligatoire, mais s'est aussi penché sur le pendant biodiversité de cet instrument, encore inexistant : il a approuvé la constitution d'une Task force on Nature related Financial Disclosure (TNFD), permettant aux institutions financières d'évaluer les risques et impacts de leur investissement sur la faune et la flore. De quoi aiguiller les investisseurs vers celles les plus vertueuses en la matière, sur la base de ces informations - comme c'est déjà le cas pour le climat.
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Une déclaration immédiatement saluée par le WWF, qui a participé pendant neuf mois à la mise en place du premier cadre technique de la TNFD présentée aux ministres, aux côtés de l'ONG britannique Global Canopy ou de BNP Paribas, entre autres.
Marine Godelier