Climat : la sobriété est « urgente » mais pas forcément la décroissance, selon l’Académie des technologies
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'était une notion quasiment inconnue il y a encore quelques années. Pourtant, celle-ci devrait bientôt s'immiscer dans tous les aspects de nos vies, de l'action individuelle à la fabrication des politiques publiques, en passant par les stratégies déployées par les entreprises. En effet, la sobriété sera « incontournable » pour espérer atteindre nos objectifs climatiques d'ici à la moitié du siècle, au même titre que les innovations. Et c'est l'Académie des technologies elle-même qui le dit.
Dans un rapport publié mardi, la société savante présidée par l'ancien patron de Thales et d'Airbus Denis Ranque, et composée de plus de 300 académiciens dont quatre prix Nobel, appelle à modifier drastiquement nos comportements de consommation. Et pour cause, ni la technologie, ni les énergies décarbonées (éoliennes, panneaux solaires, réacteurs nucléaires, captage du CO2...) « ne pourront être déployées à une vitesse suffisante » pour limiter le risque d'un réchauffement climatique à 1,5°C en 2100 par rapport à 1990, affirment les auteurs.
À lire également
Et les efforts devront être fournis « d'urgence » : comme le rapport de la Cour des Comptes de l'Union européenne publié ce lundi, l'Académie des technologies estime que réduire de 55% des émissions de CO2 en 2030 par rapport à 2019 ne sera « pas atteignable sans un effort important de sobriété », car trop ambitieux et trop rapide. L'idée serait donc d'enclencher une « inflexion des modes de vie vers la recherche d'un moindre impact sur l'environnement », selon la définition du gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE.
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat