Climat : les Etats-Unis et le Canada s'engagent à réduire ensemble leurs émissions de méthane

 |   |  366  mots
Justin Trudeau, qui a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une de ses priorités, s'inscrit ainsi en rupture sur ce thème avec son prédécesseur conservateur, Stephen Harper.
Justin Trudeau, qui a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une de ses priorités, s'inscrit ainsi en rupture sur ce thème avec son prédécesseur conservateur, Stephen Harper. (Crédits : Reuters)
Composant clé du gaz naturel, le méthane est un très puissant gaz à effet de serre - plus de 25 fois plus que le dioxyde de carbone (CO2)! Washington et Ottawa veulent réduire leurs émissions de 40% à 45% d'ici à 2025 dans le secteur pétrolier et gazier.

Les Etats-Unis et le Canada unissent leurs forces pour respecter les engagements sur le climat pris lors de la conférence de Paris (COP21). A l'occasion de la visite à Washington du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, Washington et Ottawa ont annoncé jeudi 10 mars un objectif commun de baisse de leurs émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier.

Dans un communiqué commun, les deux pays s'engagent à diminuer leurs émissions de méthane liées à ce secteur de 40% à 45% d'ici à 2025, par rapport à leur niveau de 2012. Ils appellent également les autres pays "à adhérer à cet objectif ou à fixer leur propre objectif de réduction". Justin Trudeau, qui a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une de ses priorités, s'inscrit ainsi en rupture sur ce thème avec son prédécesseur conservateur, Stephen Harper.

La réduction des émissions, une bonne affaire

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) travaillera notamment sur de nouvelles normes pour réduire les émissions des infrastructures déjà existantes. Il s'agit surtout d'améliorer la détection et la réparation des fuites de méthane dans les installations ainsi que de développer des mécanismes pour capturer le gaz naturel s'échappant lors des opérations de fracturation hydraulique. A ce propos, Sam Adams, directeur climat du World Resources Institute, think tank américain spécialiste des questions environnementales, souligne:

"Réduire les émissions de méthane est une décision économique judicieuse. L'industrie du pétrole et du gaz gaspille plus de 9 millions de tonnes de méthane polluant par an, ce qui suffirait aux besoins énergétiques de 6,5 millions de maison en un an. Les mesures visant à réduire les pertes de méthane des réseaux de gaz naturel sont rentabilisées en moins de trois ans."

Le méthane, un composant clé du gaz naturel, est un puissant gaz à effet de serre, plus de vingt-cinq fois plus que le dioxyde de carbone (CO2). Selon l'exécutif américain, les émissions de méthane liées à l'exploitation du gaz et du pétrole aux Etats-Unis ont baissé de 16% depuis 1990 mais pourraient augmenter de plus de 25% d'ici 2025 en l'absence d'efforts supplémentaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/03/2016 à 0:01 :
Partons sur 25 fois. Mais, AUCUN chiffre sur l'augmentation, depuis le début de l'ère industrielle du pétrole et du charbon, des taux de méthane et CARBONE dans NOTRE atmosphère... Alors que le dernier chiffre de taux de carbone est celui d'il y a 800 millions d'années. Les us veulent préserver leur pouvoir de pollution, on les comprend...
a écrit le 11/03/2016 à 17:29 :
"en rupture sur ce thème avec son prédécesseur conservateur, Stephen Harper" !! Quel culot de la part de l'auteur de cet article ! Il faudrait tout de même se souvenir que les Accords de Kyoto signé par le libéral Jean Chrétien n'ont jamais été respectés. Stpehen Harper a eu le courage de sortir de ces Accords qui de toute manière ne servaient à rien. Que le libéral Trudeau signe un accord, c'est bien, mais on verra si celui-ci subit le même sort que celui de son prédecesseur, Jean Chrétien :-)
a écrit le 11/03/2016 à 15:45 :
sauf que ces braves gens ignorent que la bande d'absorption des IR par le méthane est étroite et se superpose à celle de la vapeur d'eau donc réduire le méthane n'a aucun effet à supposer que les GES en aient un, ce qui est de plus en plus hypothétique.Encore un coup de pure com'

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :