La production d'eau potable et le traitement des eaux usées seront pleinement assurés partout malgré l'épidémie de coronavirus. C'est le message que martèlent depuis le début de la crise sanitaire les principaux délégataires de ces services publics essentiels en France, Suez et Veolia.
Si en revanche, selon l'OMS, il pourrait bien y avoir des traces du virus dans les selles, le traitement courant des eaux usées suffit à en éliminer toute présence avant qu'elles soient rejetées dans la nature, rassure Frédéric Van Heems. Les éventuels résidus dans les boues stockées dans les stations d'épuration disparaîtraient en quelques heures, et les équipements de protection suffisent à préserver les salariés de toute éventuelle contamination, estime Veolia.
Les difficultés que l'industrie de l'eau rencontre ne sont ainsi
"pas spécifiques au métier" mais, comme pour les autres entreprises, dues d'une part à la nécessité de réduire les contacts entre salariés, d'autre part à l'absentéisme lié à la fermeture des écoles et à la réduction des transports en commun, explique Frédéric Van Heems. Pour les fonctions qui le permettent, le télétravail est donc privilégié.Quant aux fonctions qui requièrent une présence physique, des réorganisations sont mises en place. Les activités non essentielles, comme la maintenance ordinaire des réseaux, sont suspendues. Des rotations du personnel sont en outre organisées afin de réduire le nombre de personnes présentes en même temps sur les sites, explique Frédéric Van Heems, qui ajoute:
assurer ses missions opérationnelles essentielles même avec des effectifs inférieurs à 40%.
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Sans compter que "les plans de continuité (...) capitalisent sur des événements précédents, à l'exemple de l'épidémie du virus H1N1", souligne le groupe. Et que, même si aucune diminution n'a encore été constatée, les conséquences économiques de la crise risquent de faire baisser la consommation de l'eau, notamment de la part des industriels, note Frédéric Van Heems.
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