EDF : les salariés somment Elisabeth Borne d’avoir "le courage politique" de mettre fin au "dogme de la concurrence"
Juliette Raynal
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PASCAL ROSSIGNOL
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Défendre le service public de l'énergie. C'est la bataille dans laquelle s'est lancée, il y a près de deux ans, les comités sociaux et économiques centraux (CSEC) d'EDF et d'Enedis. A l'époque, il s'agit de faire front au projet Hercule. Défendu par le gouvernement auprès de Bruxelles, celui-ci a finalement été abandonné l'été dernier, après avoir provoqué la colère des syndicats, des salariés et de nombreux élus locaux. Tous redoutaient un démantèlement pur et simple d'EDF, aujourd'hui détenu à 84% par l'Etat, ainsi que la privatisation d'Enedis, gestionnaire du réseau de distribution d'électricité et filiale à 100% d'EDF.
Après avoir lancé une pétition en ligne pour alerter les Français sur ce sujet, puis adressé un courrier au 36.000 communes de France l'an dernier, les instances représentatives du personnel remontent au créneau. Ce mardi 17 mai, elles organisent à La Bellevilloise à Paris une matinée de débats sur l'avenir du système énergétique français à destination d'un public varié : élus locaux, représentants du personnel, institutionnels, experts, citoyens ou encore membres du monde associatif. Un événement baptisé Conseil national de l'énergie, "en référence au Conseil national de la résistance, qui a donné naissance à EDF en 1946", précise à la presse Philippe Page Le Mérour, secrétaire CGT du CSEC d'EDF.
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Car selon le représentant du personnel, l'heure est toujours à la résistance au moment où la reprise des négociations sur la réforme d'EDF, entre le nouveau gouvernement français et la Commission européenne, est imminente.
Juliette Raynal