EDF sur la piste d'un nouveau projet nucléaire au Royaume-Uni

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(Crédits : Benjamin Mallet)
L'industriel français considérerait une participation dans un nouveau projet de site nucléaire au nord-Ouest de l'Angleterre, tandis qu'il est déjà présent outre-Manche avec China General Nuclear Power Group.

EDF étudie la possibilité de participer à un nouveau projet de centrale nucléaire dans le comté de Cumbria, au nord-ouest de l'Angleterre, en tant que membre d'un consortium dont il ne serait pas chef de file, selon une information publiée dimanche par le journal britannique Telegraph et reprise par l'agence Reuters qui n'a toutefois pas pu la corroborer.

L'électricien public français a rencontré les autorités locales pour tenter de relancer l'industrie nucléaire de la région après la décision du japonais Toshiba de liquider sa filiale NuGen, en 2018, qui a mis un terme au projet de construire trois réacteurs de type AP1000 à Sellafield.

Toujours selon le Telegraph, Rolls-Royce serait lui aussi intéressé par le développement de réacteurs de petite taille dans la région.

Une présence franco-chinoise outre-Manche

EDF a entrepris depuis plusieurs années une stratégie de conquêtes outre-Manche. Au Royaume-Uni, le groupe collabore déjà avec le groupe chinois CGN (China General Nuclear Power Group) sur trois sites nucléaires. Partenaires depuis les années 1980 en Chine, EDF est d'abord présent à Hinkley Point, près de Bridgwater au sud-Ouest du pays, sur un chantier de deux réacteurs EPR. Outre-Manche, Français et Chinois sont associés dans deux autres projets, l'un à Sizewell C, où deux réacteurs EPR doivent être également construits, l'autre à Bradwell B, où c'est le  réacteur chinois Hualong.

Sur le premier projet, à Hinkley Point C, les deux énergéticiens ont annoncé début juin avoir franchi une étape avec l'achèvement de la plate-forme en béton armé sur laquelle reposera l'îlot nucléaire, dont la construction va pouvoir commencer. Cette première étape a été achevée selon un calendrier fixé il y a plus de quatre ans.

Lire aussi : EDF en marche vers un « nouveau nucléaire » ?

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Commentaires
a écrit le 23/06/2020 à 6:32 :
edf au lieu de se vanter ferais bien mieux de s'occuper de Flamanville
l'arlésienne qui peut étre un jour sera en fonction
tout comme l'Allemagne avec l'aéroport de berlin
le point commun au deux est que ce sont des politiciens qui ont organise
ces grand chantier
a écrit le 22/06/2020 à 16:05 :
"dont il ne serait pas chef de file". Curieux de savoir quel type de réacteur va être choisi. L'EPR aurait l'intérêt de faire une économie d'échelle avec Hinkley et Sizewell, mais je serais étonné que ce ne soit pas une technologie chinoise qui soit préférée si c'est la provenance majoritaire des capitaux.
a écrit le 22/06/2020 à 13:40 :
Z'ont intérêt à se décider rapidement nos amis Anglais s'ils veulent une centrale en état de fonctionner pour 2050. Les Finlandais en savent quelques chose, quant aux français ils attendent Flammanville depuis 2012.
a écrit le 22/06/2020 à 9:48 :
"achèvement de la plate-forme en béton armé sur laquelle reposera l'îlot nucléaire"

Sachant que c'est loin d'être un détail puisque c'est le dernier rempart de sécurité qui permet actuellement, même si on est loin d'en être sûr, au réacteur en fusion de Fukushima de ne pas générer, au mieux, un volcan atomique ou au pire un syndrome chinois.

Croisons tout de même les doigts.

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