En 2040, 70% de l'énergie européenne sera renouvelable

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Le coût des technologies éoliennes diminuera de 41% avant 2040.
Le coût des technologies éoliennes diminuera de 41% avant 2040. (Crédits : REUTERS/Jean-Paul Pelissier)
Les énergies vertes s'imposeront aussi aux Etats-Unis, où elle constitueront 44% du mix électrique, selon une nouvelle projection. Mais cela ne suffira pas pour respecter la trajectoire fixée par l'accord de Paris sur le climat.

De plus en plus compétitives, les énergies renouvelables vont continuer leur ascension. La baisse continue des coûts des technologies éoliennes (-41% d'ici 2040) et solaires (-60%) les feront devenir les sources d'électricité les moins chères dans de nombreux pays dans la décennie 2020 et dans la quasi-totalité du monde à partir de 2030, conclut Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans son rapport New Energy Outlook 2016 publié lundi 13 juin.

Alors qu'en 2015 les énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire, etc.) représentaient 32% de la production d'électricité en Europe, en 2040 elles atteindront 70%. Aux Etats-Unis, elles vont passer de 14% à 44% du mix électrique.

Pas d'âge d'or du gaz

Ce résultat est d'autant plus étonnant que "les prix du gaz et du charbon vont rester bas", souligne le rapport. Aux Etats-Unis, malgré le boom du gaz de schiste, la part du gaz va décliner de 33% à 31% entre 2015 et 2040. Elena Giannakopoulou, économiste de l'énergie, citée dans un communiqué, observe:

"Une conclusion qui peut surprendre, c'est que nos prévisions ne montrent pas un âge d'or du gaz, sauf en Amérique du Nord. Comme source d'électricité au niveau mondial, le gaz sera dépassé par les renouvelables en 2027. Il faudra attendre 2037 pour que les renouvelables dépassent le charbon".

7.800 milliards de dollars investis

Au total, 7.800 milliards de dollars (presque 7000 milliards d'euros) seront investis dans les énergies "vertes" entre 2016 et 2040 au niveau mondial, quand les énergies fossiles attireront 2.100 milliards de dollars (environ 1900 milliards d'euros), surtout dans les pays émergents.

La demande d'électricité va par ailleurs croître avec de nouveaux usages. Selon BNEF, les voitures électriques représenteront 35% des ventes de nouveaux véhicules dans le monde en 2040, soit 41 millions de voitures. Le cabinet d'experts estime le marché des batteries à 250 milliards de dollars, avec un fort développement comme source de stockage de courant associé à des panneaux solaires.

5.300 milliards de dollars manquants

Cet essor ne suffira toutefois pas pour respecter la trajectoire de l'accord international sur le climat et limiter le réchauffement climatique sous les 2°C par rapport à la période pré-industrielle, note BNEF. Pour y parvenir, il faudrait investir 5.300 milliards de dollars (4.700 milliards d'euros) supplémentaires dans l'électricité bas carbone.

Toutefois, BNEF estime que la Chine atteindra son pic d'émissions de gaz à effet de serre en 2025, car le pays va réduire sa dépendance au charbon plus vite que ce qui était projeté jusque là, du fait du rééquilibrage de son économie vers moins d'industrie et plus de services. C'est l'Inde qui va donc devenir "la clé pour le rythme des émissions mondiales" de gaz à effet de serre. La consommation d'électricité va y être multipliée par près de 4 d'ici 2040, et l'essentiel de la production sera assurée par les centrales à charbon. Conséquence, les émissions mondiales vont continuer à augmenter jusqu'en 2040 et seront à cette date, supérieures de 5% à leur niveau de 2015.

(Avec AFP)

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a écrit le 16/06/2016 à 10:02 :
Il semble y avoir une erreur dans cet article de Tribune. Dans le rapport New Energy Outlook qui est cité, il n'est pas du tout question de 70 % de renouvelable en Europe ou de 40 % au US en 2040, c'est plutôt de l'ordre de 7% en 2035 (hors hydraulique)...
a écrit le 14/06/2016 à 23:39 :
En lisant tous les beaux commentaires experts je m'aperçois qu'aucun ne réalise que nous ne pourrons pas survivre si nous ne diminuons pas nos consommations en énergie et en matières premières mais cela ne fait jamais plaisir aux enfants quand leurs jouets leur sont enlevés
Réponse de le 15/06/2016 à 19:09 :
C'est justement intégré avec les énergies renouvelables puisqu'il faut en permanence optimiser compte tenu de l'intermittence, des ressources, des puissances nécessaires, de la meilleure gestion du réseau, de la nécessité de stockage etc. On arrive à consommer de moins en moins d'énergie, voyez l'exemple des véhicules, appareils électriques etc Idem pour le recyclage de plus en plus intégré mais aux populations de faire aussi les efforts.
a écrit le 14/06/2016 à 23:27 :
Comme le mensonge régit cette tragédie seule une issue fatale ne peut être qu'envisagée . La protection de l'environnement est elle complètement ignorée. Puissions nous mourir en paix mais la je crois au père Noël
a écrit le 14/06/2016 à 14:41 :
Réponse à Energie +
Quand on remplace le charbon par du gaz on divise presque par deux les GES émis. Vous citez par ailleurs les universités de Cornell,Stanford,etc... Chacune de ces universités ont publié des centaines de milliers d'articles. Desquels parlez vous? Pour ce qui concerne les rejets européens il faut rajouter à notre diminution apparente les GES incluent dans les produits importés. Pour la France vous pourrez constater que cette diminution concerne principalement le secteur industrie car les activités ayant un fort contenu énergétique ont fermées(exemple Florange). Pour l'Allemagne le rapport du comité d'expert mandaté par A Merkel a conclu que les milliards d'euros dépensés auraient été mieux utilisés dans la recherche de solutions alternatives.
Réponse de le 14/06/2016 à 17:25 :
@ Tout à fait exact Zorro6913 vous avez bien entendu raison de citer les émissions des produits fabriqués hors de France puis importés mais il en est tenu compte dans les 60% cités. Cornell et Stanford parmi d'autres avaient publié des études complètes sur les émissions totales de l'exploitation des gaz de schiste donc là aussi je voulais signaler que le gaz naturel exploité avant avait un meilleur bilan et il vaut mieux que les Etats-Unis passent plus vite aux renouvelables comme le font certains Etats. Je n'ai pas le temps de vous les retrouver mais ce sera pour une une prochaine occasion si vous ne les retrouvez pas. Ils misent beaucoup sur le stockage donc on peut espérer que çà va leur permettre plus d'avancées dans les renouvelables et la mobilité et çà ira plus vite avec Clinton qu'avec Trump vus leurs programmes respectifs ! Pour l'Allemagne il est certain que la transition énergétique a eu des défauts mais ils étaient parmi les pionniers et la situation géographique etc n'était pas facile mais il y aussi de belles avancées et résultats malgré tout. Ils sont les premier en efficacité énergétique en Europe par exemple. La transition n'est pas non plus facile ailleurs compte tenu entre autres des habitudes, lobbies, aspects techniques etc.
a écrit le 14/06/2016 à 10:16 :
Et moi je prédis à partir d'études en provenance de jupiter qu'en 2040 nous aurons 3 jambes, que le pétrole sera à 2 500€ le litre et que Francois Hollande sera réélu pour la 6ème fois...
Et sinon vous avez des sources? Des vrais hein, Greenpeace, Hulot, EELV et l'Ademe ca ne compte pas (enfin pas plus que mes études de Jupiter).
Déjà, j'aimerai bien voir d'où viennent vos 32% d'ENR en Europe en 2015. Attention à ne pas confondre puissance instalé et puissance produite, c'est 2 choses complétement différent. Ensuite, l'hydraulique ne compte pas vraiment vu qu'on l'utilise depuis des siècles.
Les prophéties autoréalisatrices, ca ne marche qu'en finance et en religion.
Réponse de le 14/06/2016 à 17:39 :
Non c'est 7O% de l'électricité produite hydro inclus et c'est conforme aux évolutions constatées dans des scénarii médian. Cà n'a rien d'exceptionnel vu tout ce qui a été mis en place pour çà. Les sources sont citées dans la fin de l'étude accessible sur site. Pour d'autres chiffres similaires vous pouvez voir Eurobserver entre autres. L'hydraulique au plan des grands barrages n'existe pas depuis des siècles ! par contre il avance malgré tout encore un peu à l'échelon de l'Europe entière (Norvège etc) et de l'optimisation des technologies, du fluvial etc. Vous êtes dur avec l'étude de BNEF, ils sont raisonnables dans leurs prévision en général si vous les suivez et sont sérieux. Ils n'ont aucun intérêt à ne pas être crédibles car ils se financent avec des études professionnelles notamment. Ce sont parfois les syndicats des différents secteurs qui peuvent éventuellement être optimistes mais pas des firmes comme BNEF.
a écrit le 14/06/2016 à 9:52 :
La clef des ENR reste les batteries. Si ce problème est résolu, elles s'imposeront assez facilement. Il y a des pistes prometteuses en labo, mais pas encore vraiment en production. Les premiers à faire des batteries puissantes gagnerons une jolie somme... Et les ENR rapporterons un sacré montant d'argent... Je comprend que les doutes persistent, mais ce n'est plus le cas de nombreux décideurs (ex: Total, l'état français, l'état Saoudien, Exon ou BP). Les choix d'investissements se réorientent au moins partiellement vers les ENR. L'un des enjeux est le soutien des populations locales. Les populations locales veulent des ENR.
En ce qui concerne le nucléaire, soit la cogénération et ITER arrivent à maturité rapidement, soit ces choix énergétiques seront condamnés. Face à la simplicité de compréhension et de maintenance des ENR, le nucléaire a objectivement un certain handicape. Il reste difficile à comprendre par les populations locales et sa dangerosité interdit que l'on donne une trop grande compréhension au grand public, n'en déplaise à Giscard et aux opposants aux moulins à vents.
Pour le pétrole, on va continuer à en avoir besoin comme matière première, mais comme carburant... On en revient à la question des batteries. Un gestionnaire ayant une vision de long terme mettra son argent sur les projets améliorant le rendement des batteries et sera très probablement gagnant.
Réponse de le 14/06/2016 à 10:21 :
je suis d'accord avec vous, la clef sont les batteries. Néanmoins, je pense uqe 2040 est une vision beaucoup trop courte pour avoir des batteries abordable et qui peuvent stocker des quantités phénoménales. A mon avis (il faudra patienter quelques dizaines d'années de plus, 2040 c'est demain). En France on ferait mieux de laisser tomber les aides états au solaire et à l'éolien (on a déjà perdu) et se concentrer sur l'hydraulien et les batteries.
Réponse de le 14/06/2016 à 17:59 :
Pas exact Rémi. Regardez les évolutions des "batteries de flux", du stockage d'air comprimé "adiabatique", du thème de l'hydrogène etc. Les américains comme les chinois entre autres ont beaucoup misé à juste titre sur le stockage et le but n'est pas de stocker des quantités "colossales" comme si l'on raisonnait en énergie centralisée mais par plusieurs unités de capacité assez importantes toutefois et d'optimiser les réseaux. Regardez aussi l'évolution des prix du stockage, on fait quasiment le parallèle avec la chute des prix dans le solaire tellement c'est rapide même si çà l'est moins pour différentes raisons. En France les aides au solaire et éolien sont moindres, diminuent régulièrement et ce serait un mauvais message que de changer encore comme auparavant, ce sont des filières avec des centaines d'acteurs et sous-traitants chacune et milliers d'emplois. On se concentre sur l'hydrolien et sur les batteries on a pas assez insisté mais des acteurs importants rachètent des sociétés intéressantes du stockage dans le monde et notamment aux Etats-Unis. Ce n'est pas seulement en France que çà se passe le marché est mondial. Dîtes plutôt au secteur nucléaire de se réformer plus vite car il vit trop sur sa lancée et commence à poser des problèmes de coûts et de sécurité mais il représente du monde, a ses privilèges alors on reporte au lendemain en laissant la tâche à d'autres mais le jour où il y aura un problème çà fera la une des titres.
a écrit le 14/06/2016 à 8:18 :
Hâtons-nous lentement
a écrit le 14/06/2016 à 0:17 :
Il serait intéressant que les sources soient précisées. D'ou vient l'affirmation que la part du gaz va passer de 33 à 31 % aux US entre 2015 et 2040?
Mes sources ,fiables, me donnent presque un doublement de la part du gaz entre 2016 et 2040 ce qui permettra aux US d'atteindre les objectifs de réduction de GES en substituant le charbon au gaz et en faisant un peu d'éolien et de photovoltaïque ce qui sera alors techniquement possible.
A part exporter nos GES vers la Chine en augmentant le prix de l'énergie qu'avons nous réussi en Europe dans la réduction des GES? Rien si l'on additionne GES produits en France et Ges contenus dans les produits importés et idem pour l'Allemagne.
Réponse de le 14/06/2016 à 5:59 :
Pour les Etats-Unis le gaz de schiste est aussi émissif que le charbon sur toute la chaîne de son exploitation (voir les conclusions des univ. de Cornell, Stanford etc). En 1990 l’Union européenne avait émis 5626,3 millions de tonnes de CO2. En 2012 les mêmes Etats en ont relargués 4546 millions de tonnes. Chaque européen est passé de 12 tonnes de GES par an émises à 9 tonnes, le tout en un quart de siècle. La baisse pour 40 % l'a été grâce aux énergies renouvelables selon le Joint Research Centre (les 60% restant étant d'ordre économique etc). Il y a donc eu d'importants progrès grâce aux Enr qui ont pourtant démarré progressivement et n'ont pas permis un plein effet.
Réponse de le 14/06/2016 à 7:30 :
Pour les Etats-Unis le gaz de schiste est aussi émissif que le charbon sur toute la chaîne de son exploitation (voir les conclusions des univ. de Cornell, Stanford etc). En 1990 l’Union européenne avait émis 5626,3 millions de tonnes de CO2. En 2012 les mêmes Etats en ont relargués 4546 millions de tonnes. Chaque européen est passé de 12 tonnes de GES par an émises à 9 tonnes, le tout en un quart de siècle. La baisse pour 40 % l'a été grâce aux énergies renouvelables selon le Joint Research Centre (les 60% restant étant d'ordre économique etc). Il y a donc eu d'importants progrès grâce aux Enr qui ont pourtant démarré progressivement et n'ont donc pas permis un plein effet immédiat.
a écrit le 13/06/2016 à 23:35 :
A l’horizon 2040, les énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien solaire,…) assureront 1/3 de la production mondiale d’électricité (37% dans les pays OCDE) Le stockage d'énergie devrait augmenter de façon spectaculaire d'environ 400MWh aujourd'hui à près de 760GWh en 2040 selon l'Agence Internationale de l'Energie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/L-Agence-internationale-de-l,41647.html
a écrit le 13/06/2016 à 22:31 :
Qui l'eût cru, lorsqu'on augmente artificiellement le prix de l'énergie conventionnelle tout en baissant artificiellement celui des renouvelables, ces dernières deviennent compétitives !
a écrit le 13/06/2016 à 20:26 :
On a l'impression de lire un communiqué de Greenpeace.
L'intermittence des EnR semble ne pas trop préoccuper l'auteur de ce papier bisounours.
Pas grave, les surcoûts pharaoniques nécessaire à leur développement sont uniquement payés par les consommateurs qui passent à la caisse pour éventuellement bénéficier d'une électricité hors de prix disponible de façon erratique. La transition énergétique imposée au forceps et à n'importe quel prix n'à qu'un seul but: l'idéologie
Réponse de le 13/06/2016 à 23:11 :
Trouvez nous un pays du monde qui ne fait pas d'énergies renouvelables ? La démonstration que ces énergies sont compétitives et donc de plus en plus privilégiées par tous est faite et l'intermittence devient un problème quasi passé avec les diverses solutions en cours de développement y compris commercial. Vous faîtes trop d'idéologie et ne connaissez pas assez ce secteur technologique, c'est regrettable.
Réponse de le 14/06/2016 à 10:33 :
Surtout ne changeons rien!
Si tout le monde résonnait comme vous, nous habiterions encore dans des grottes en frottant des silex pour allumer un feu.
a écrit le 13/06/2016 à 19:35 :
Ces chiffres sont tout à fait réalistes et plausibles compte tenu des différentes études et évolutions constatées. Par ailleurs les différents modes de stockage évoluent très fortement. Il semble que ce soient plutôt des gouvernements et encore trop le grand public français qui est parfois à la traîne de ces évolutions. Les grandes firmes du secteur énergie confirment d'ailleurs la réalité de cette évolution, pas une ne se tourne de plus en plus vers les renouvelables, de Total à Engie en passant par les actionnaires d'Exxon alors que c'était pourtant les Rockefeller à l'origine des développements importants du pétrole et qui à présent lui tournent le dos.
a écrit le 13/06/2016 à 16:42 :
C'est 70% de la production d'électricité en Europe qui serait renouvelable en 2040, et non 70% de l'Energie. L'électricité fait partie du mix énergétique, mais elle n'est pas sa seule composante.
a écrit le 13/06/2016 à 16:03 :
Cela me fait penser aux prédictions du Club de Rome en 1972......
Cordialement
a écrit le 13/06/2016 à 15:41 :
surtout que l'électricité ce n'est que un gros tiers de la consommation globale d 'énergie et en l'absence de solution de stockage adéquate (oubliez les batteries) éolien et solaire sont incapables de fournir plus de 30% sans risquer des black out sans parler des surcoûts (le KWh allemand est deux fois plus cher que le Français et trois fois plus cher le le KWh US et les émissions de CO2 de ce soi-disant modèle augmentent..)
Réponse de le 13/06/2016 à 19:50 :
Vieilles idées plus à jour tout çà ! Plusieurs pays ont en effet plus de 30% d'électricité renouvelable sans aucun black out. Pour le cas de la France l'ex ERDF dans ses rapports au Sénat souligne qu'elle peut absorber plus de 40% de renouvelables sans problème avec le réseau actuel français qui a pourtant des progrès à faire. Les batteries il en existe différentes sortes donc les clichés ont vécu, voir notamment les batteries de flux et bien d'autres formes de stockage dont les prix deviennent compétitifs. Pour l'Allemagne il faut comparer les graphiques de prix sur plusieurs années et que voit-on çà augmente plus vite en France avec le parc nucléaire vieillissant et c'est en voie de redescendre en Allemagne comme auparavant au Danemark. Les émissions en Allemagne n'augmentent pas, ils sont en outre les leader en Europe dans le stockage désormais. Ouvrez les yeux et mettez à jour vos données votre commentaire n'en sera que plus constructif !
Réponse de le 13/06/2016 à 23:17 :
@ Energie+

Plusieurs choses : Ça n'a pas grand sens de parler des "énergies renouvelables" en général alors qu'elles sont de plusieurs types avec des caractéristiques très différentes de l'une à l'autre.

Concernant les énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque), le seul pays ayant plus de 30-40% de ces énergies dans son mix est le Danemark. Il y parvient grâce à des interconnexions avec ses voisins. Il en a tellement qu'il pourrait couper toutes ses centrales et importer la totalité de sa conso. Globalement, ce sont les voisins du Danemark qui gèrent ses problèmes d'intermittence.

Sur le stockage : Non, aucun moyen de stockage autre que les STEP (quand on a des montagnes) n'est aujourd'hui rentable pour du stockage de masse.

Pour du Li-ion par exemple, on est autour des 400€/MWh. Il faudrait que la technologie progresse d'un facteur x10 pour être juste abordable, et ce sera déjà bien beau si elle fait x2 en 10 ans. D'ailleurs on peut le constater aujourd'hui : Aucun pays ne se risque à la déployer massivement.

Quant aux émissions de l'Allemagne qui n'augmentent pas : Encore heureux, alors que l'Allemagne est un des pays les plus polluants d'Europe.

Quant aux prix de l'électricité, les allemands partent de beaucoup plus haut que nous, la comparaison des pentes n'a donc pas grand sens.
Réponse de le 14/06/2016 à 1:22 :
Faux. Le seuil de 30% est totalement arbitraire et de nombreux exemples (Danemark, Allemagne, Costa Rica, Portugal...) montrent que ce chiffre n’était avancé que par les opérateurs historiques pour freiner les énergies renouvelables et se partager le gâteau. RWE, E-on et Vattenfall sont moribondes, EDF suit le mouvement (faillite d'ici 2-3 ans mais chut on compte sur le contribuable pour payer les poubelles radioactives disséminées aux 4 coins de France)
Bien entendu, les énergies sont complémentaires (eolien, solaire, biomasse, hydraulique) et c'est sans compter le stockage (STEP, batteries....) ou mème le Power to gaz (l'exces d’électricité est convertie en hydrogène injectée dans le réseau de GNV) et mème l'interconnexion des réseaux électriques.
Réponse de le 14/06/2016 à 5:42 :
@ Bachoubouzouc

Evidement qu'un pays de même que beaucoup de régions abordent les énergies renouvelables "globalement" en fonction de leurs ressources spécifiques, c'est tout l'intérêt d'optimiser l'ensemble au mieux du moment et des évolutions.

Le choix du Danemark est lié à ses relations avec ses voisins et morphologie géographique spécifique proche, chacun en trouvant avantages réciproques comme la Suisse avec le nucléaire français par exemple.

Sur le stockage on est très inférieur aux prix que vous annoncez pour les systèmes de taille importante et selon les technologies employées, on peut citer parmi beaucoup d'exemples pour le démontrer Eos.

A l'échelon individuel vous vous basez sans doute sur des études générales qui datent un peu car les prix du stockage sont en baisses régulières et les projections de baisses sont encore importantes pour les seules 5 années à venir et au delà. Bien entendu il y a des différences selon les systèmes, pays etc. Regardez également les prix pour les batteries de véhicules et les projections, c'est significatif et logique vue l'organisation qui s'est mise en place et s'accélère.

Heureusement que l'on ne vas pas déployer le Li-on massivement il y a plusieurs technologies notamment plus compétitives.

Les Step en montage ont coûté généralement très cher donc attention de ne pas prendre des prix après amortissement. On n'a par ailleurs pas besoin de tels stockage en bloc mais des chaînes de stockage associées à une meilleure gestion des réseaux, on est de moins en moins dans la centralisation. Le couplage des deux permet des stockages intermédiaires et il existe plusieurs solutions dont les coûts sont souvent compétitifs (selon les pays, mix etc) et les prévisions de prix sont là aussi à la baisse parfois notables.

L'Allemagne était bien plus polluante à l'origine vu son sous sol en lignite. On peut la critiquer mais on des leçons à prendre notamment en efficacité énergétique etc donc mieux vaut être modestes vus les coûts engendrés par le vieillissement de notre parc nucléaire, démantèlements, déchets hyper longue durée, réseau etc

Les allemands partaient de plus haut mais encore faut-il comparer les prix entreprises et particuliers mais nous sommes trop bas et ce n'est pas Edf qui me contredira donc les problèmes allemands sont plutôt derrière eux sur ce plan et les nôtres devant nous, il y donc lieu d'anticiper les tendances défavorables qui s'affichent clairement.
a écrit le 13/06/2016 à 15:02 :
Cliquer sur New energy Outlook, le contenu est très sensiblement différente. Enr aux alentours de 7 % en 2035 ...
Réponse de le 13/06/2016 à 18:44 :
J'ai cliqué: By 2040, zero-emission energy sources will make up 60% of installed capacity. Ce n'est pas un anglais très compliqué. Ils annoncent en outre une baisse de coût du solaire de 60%. Je serais curieux de savoir d'où sortent vos 7%.
Réponse de le 13/06/2016 à 19:37 :
Ne pas confondre consommation d'électricité renouvelable et énergies primaires.
Réponse de le 13/06/2016 à 23:39 :
Le chiffre est de 8% et il s'agit des "énergies primaires hors hydro" qui est pourtant renouvelable. De plus la convention utilisée par l'AIE a pour effet de minorer la part des énergies renouvelables dans la production et la consommation d'énergie primaire puisque les énergies fossiles vont subir des pertes de transformation et de transport de l'ordre de 65 % avant d'arriver au stade de la consommation finale, alors que les énergies renouvelables ne subiront que les pertes de transport, inférieures à 10 % ; il vaut donc mieux pour mesurer la part des énergies renouvelables, le faire au niveau de la "consommation finale". Le chiffre global est donc bien plus élevé que 8%.
Réponse de le 14/06/2016 à 6:05 :
Le chiffre est de 8% et il s'agit des "énergies primaires hors hydro" qui est pourtant renouvelable. De plus la convention utilisée par l'AIE a pour effet de minorer la part des énergies renouvelables dans la production et la consommation d'énergie primaire puisque les énergies fossiles vont subir des pertes de transformation et de transport de l'ordre de 65 % avant d'arriver au stade de la consommation finale, alors que les énergies renouvelables ne subiront que les pertes de transport, inférieures à 10 % ; il vaut donc mieux pour mesurer la part des énergies renouvelables, le faire au niveau de la "consommation finale". Le chiffre global est donc bien plus élevé que 8%.

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