Ce sont les mots utilisés jeudi 23 juin par Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, pour présenter le lancement d'une nouvelle entité du groupe : la Digital Factory, fabrique de logiciels novateurs adaptés aux besoins de ses diverses équipes métiers. Développés par une équipe d'une centaine de spécialistes, ces softwares sont censés accompagner l'entreprise dans sa transformation vers une industrie "totalement décarbonée et largement décentralisée", en appuyant les choix déjà opérés par l'entreprise de désinvestir des énergies fossiles, d'accélérer dans les renouvelables et de promouvoir un management plus horizontal, détaille Isabelle Kocher.
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Pour Engie, qui se targue d'avoir déjà développé en propre 4.500 logiciels métiers, le lancement de la fabrique représente toutefois non pas tellement une entrée en matière, mais une rationalisation et une accélération. Le travail des nouvelles équipes tournera en effet surtout autour de cinq axes, explique Yves Le Gélard, directeur général adjoint et à la tête des systèmes d'information du groupe: le big data, à des fins surtout d'"entretien prédictif" ; la mobilité, incontournable dans les relations clients ; l'internet des objets, industriels comme de la vie quotidienne ; la communication entre softwares, encore défaillante ; et la cyber-sécurité.
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Dans trois de ces domaines, deux partenariats ont d'ailleurs déjà été signés jeudi, pour trois ans, avec deux sociétés américaines leaders dans leurs secteurs : C3 IoT, spécialisée dans l'analyse des big data, notamment provenant des objets connectés ; et Kony, spécialiste du développement d'applications mobiles. Une quinzaine de personnes de C3 IoT intégreront notamment la fabrique, alors que Kony en mobilisera six de manière permanente et quelques autres dizaines selon les besoins.
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D'autres partenariats, en fonction des exigences, ne sont d'ailleurs pas exclus, notamment dans le domaine de la cyber-sécurité. Les deux signés jeudi font d'ailleurs suite à celui conclu début mai avec la société de design danoise d'Accenture, Fjord. Une approche qui correspond à une conviction d'Isabelle Kocher : le futur de l'innovation dans l'énergie "est partenarial et repose sur des plate-formes ouvertes".
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