Hinkley Point ou renouvelables, telle est la question au Royaume-Uni

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Tel qu'il est conçu, le projet d'Hinkley Point est-il adapté aux futurs besoins énergétiques du Royaume-Uni, se demandent de plus en plus les experts et la presse anglais?
Tel qu'il est conçu, le projet d'Hinkley Point est-il adapté aux futurs besoins énergétiques du Royaume-Uni, se demandent de plus en plus les experts et la presse anglais? (Crédits : © Darren Staples / Reuters)
Alors que l’opinion britannique doute de plus en plus de l'intérêt d'une nouvelle centrale nucléaire, le feu vert a été donné au développement de la plus grande ferme éolienne offshore du monde. Dans un contexte budgétaire contraint, nucléaire et énergies renouvelables s'opposent de plus en plus frontalement dans l'opinion publique. Et, de plus en plus souvent, au bénéfice de ces dernières.

EDF comme le gouvernement français, depuis le ministre de l'économie Emmanuel Macron jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, tiennent dur comme fer à Hinkley Point. L'avenir du nucléaire tricolore semble en effet suspendu à ce projet de construction de deux réacteurs EPR dans le sud-ouest de l'Angleterre -confié au Français avec la participation financière du Chinois CGN. Mais, après la démission en mars dernier du directeur financier et les doutes suscités en interne sur le bien-fondé de ce gigantesque investissement (18,5 milliards de livres sterling, soit 21,7 milliards d'euros) au regard de la situation financière de l'entreprise, après le revirement du gouvernement britannique post référendum -il a annoncé le 28 juillet vouloir réexaminer le projet de construction- c'est maintenant dans l'opinion publique britannique que le scepticisme rencontre un écho grandissant. Au-delà des doutes concernant l'opportunité, en matière de sécurité nationale, de confier la centrale d'Hinkley Point C à des acteurs étrangers, l'opposition entre investissement dans le nucléaire et développement des renouvelables, jusqu'alors soulevée seulement par quelques experts militants, émerge désormais dans le débat public.

The Economist lui-même, magazine plus connu pour sa fidélité aux lois du marché que pour son engagement pro-environnemental, consacre au projet un article au titre plus qu'explicite : Hinkley Pointless ("Hinklinutile", pourrait-on traduire en français).  Le Crown Estate, l'institution chargée de gérer le portefeuille des actifs associés à la Couronne britannique et qui à ce titre octroie les sites réservés aux fermes éoliennes en mer, approuve pour sa part la pause de réflexion que s'est accordée Theresa May, en suggérant de la mettre à profit pour évaluer les avantages d'autres sources d'énergie alternatives.

L'éolien et le solaire de moins en moins cher

De ce point de vue, le premier aspect en cause est le prix. Alors que celui de l'électricité produite par Hinkley Point est critiqué pour son niveau élevé, la baisse des coûts des renouvelables suscite beaucoup d'espoirs. Afin de permettre une certaine visibilité et un retour sur investissement à EDF, le gouvernement anglais a en effet convenu en 2012 de payer à l'électricien français pendant 35 ans un prix d'exercice fixé à 92.50 livres sterling (107,7 euros) par mégawattheure (MWh). Cela représente déjà plus du double du prix de l'électricité aujourd'hui (environ 40 livres). Dans un rapport encore non publié, le ministère de l'énergie britannique lui-même anticipe en outre pour l'éolien terrestre et le solaire des prix inférieurs à ceux du nucléaire une fois qu'Hinkley Point sera terminé, rapporte The Guardian: entre 50 et 70 livres en 2025, contre une fourchette de 85 à 125 livres par MWh pour le nucléaire. Lors des dernières prévisions établies en 2010 et 2013, le nucléaire s'était toujours avéré l'option la plus intéressante sur le plan économique. "Pendant les six dernières années, le gouvernement britannique a baissé d'un tiers les prévisions de coûts pour la production d'électricité de l'éolien terrestre en 2025, et du solaire de deux tiers", ajoute The Economist.

Selon Dong Energy, le plus grand opérateur (danois) de fermes éoliennes offshore britanniques, une subvention de 85 livres par MWh assurerait la rentabilité du secteur. Aux Pays-Bas, le dernier appel d'offres pour une ferme éolienne offshore de 700 MW fixait d'ailleurs des prix d'environ 80 livres par MWh, fait remarquer le Crown Estate, cité par The Guardian. L'institution anglaise souligne en outre que les prix de construction des fermes éoliennes offshore sont d'ores et déjà inférieurs à l'investissement nécessaire pour Hinkley Point.

Un investissement inadapté à un marché en pleine évolution

Sur le long terme, la question du prix devient stratégique : pourquoi engager un investissement si lourd, à des conditions de surcroît fixées en 2012, dans un secteur en pleine transformation comme celui de l'énergie? Et surtout, tel qu'il est conçu, le projet est-il adapté aux futurs besoins énergétiques du Royaume-Uni ? La société d'investissement RBC Capital Markets en doute : "Nous nous demandons si générer de l'électricité à une si large échelle est nécessaire dans un marché qui change et se décentralise rapidement", observe-t-elle. Alors que The Economist se montre encore plus radical:

"L'une des rares certitudes est que Hinkley n'est pas le type de centrale dont un pays riche voudra encore longtemps", estime le journal, pour qui "le type d'énergie permanente qu'elle délivre n'est plus ce qui est demandé".

Même si "l'énergie nucléaire a encore un avenir", "les projets importants et actifs en permanence comme Hinkley, qui aspire à satisfaire 7% des besoins énergétiques de la Grande Bretagne, ne conviennent pas. Les renouvelables générant une part croissante de l'énergie du pays, la demande portera sur des sources capables de couvrir des pénuries intermittentes", explique le journal britannique. Il serait alors plus logique d'investir dans des centrales à gaz, "qui peuvent être construites rapidement, dont le fonctionnement coûte peu cher et qui peuvent mises en service ou arrêtées selon le besoin".

L'essor des énergies renouvelables entravé?

En outre, la lourdeur de l'investissement dans Hinkley Point risque de freiner l'essor des renouvelables au Royaume-Uni, s'inquiètent certains. "Ne croyez pas au battage médiatique: ce n'est pas 'nucléaire et renouvelables' -en raison du véritable coût du nucléaire, c'est 'nucléaire ou renouvelables'", met en garde Paul Dorfman, chercheur à l'Energy Institute de l'University College of London, cité par The Guardian. En tenant compte des temps longs impliqués par la construction et les retards d'Hinkley, le projet risquerait ainsi de devenir, paradoxalement, une véritable entrave à sa finalité même : combler le gap énergétique dont pourrait souffrir le pays, qui s'apprête à fermer progressivement ses centrales à charbon afin de remplir ses engagements européens en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Cette vision contraste toutefois radicalement avec celle mise en avant par l'organisation de l'industrie du nucléaire (Nuclear Industry Association) qui, par la voix de son PDG Tom Greatrex, insiste :

"Nous ne devrions pas opposer les technologies les unes aux autres. L'ampleur du défi fait que nous avons besoin de toutes les solutions disponibles pour répondre à nos besoins énergétiques, puisque 65% de notre capacité prendra fin entre 2010 et 2030".

Des résultats encourageants

Cette question de la capacité pourrait d'ailleurs mettre un terme au débat; c'est l'argument ultime sur lequel s'appuient les partisans des renouvelables. L'Anglais Jeremy Leggett, fondateur du fabricant de panneaux solaires Solarcentury, en est persuadé: "Si nous accélérons les renouvelables au Royaume-Uni, nous pouvons répondre à 100% de la demande bien avant 2050". Les estimations de l'énergéticien public britannique semblent confirmer ces espoirs: selon National Grid, cité par The Guardian, la mer pourrait fournir environ la moitié de l'énergie du pays avant 2030, en combinant l'éolien offshore avec les technologies marémotrices et en multipliant les interconnexions avec des pays voisins affichant structurellement des surplus d'électricité (Nord de l'Europe et Islande notamment).

Et au-delà des pronostics, les résultats déjà atteints, au Royaume-Uni comme à l'étranger, renforcent la confiance. Dans un rapport récent, le gouvernement anglais calcule que pendant le premier trimestre de l'année les renouvelables ont déjà fourni un quart de la capacité totale du pays, dont la moitié a été générée par l'éolien. Au mois de mai dernier, l'énergie générée par le solaire a dépassé celle produite par les centrales à charbon.

L'accord avec EDF, une "mésaventure"

A peine Londres s'était-il accordé un délai sur Hinkley Point qu'il donnait son feu vert à un projet privé de construction de la plus grande ferme éolienne offshore du monde. Hornsea 2 devrait voir le jour en mer du Nord, au large du Yorkshire. Si Dong Energy, en charge du projet, décide de se lancer dans son financement et sa réalisation, 300 turbines pourraient ainsi s'ajouter au 170 déjà en cours de construction dans le cadre de la phase 1 du projet. Au niveau mondial, selon l'organisme représentant l'industrie éolienne, le Global Wind Energy Council (GWEC), pour la première fois à la fin de 2015 la capacité du secteur (432.42 gigawatts) dépassait celle du nucléaire (382.55 gigawatts).

Face à la ressource potentielle représentée par le grand large au Royaume-Uni, les investissements devraient donc plutôt porter sur les nouvelles solutions de stockage d'énergie, principal obstacle à l'essor des renouvelable et terrain fertile d'innovation aujourd'hui, considèrent nombre d'experts. Et The Economist de conclure:

 "La Grande-Bretagne devrait sortir de l'accord et les autres pays devraient tirer des leçons de sa mésaventure".

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Commentaires
a écrit le 28/08/2016 à 17:58 :
Voilà un article dont le parti pris antinucléaire - voire anti EDF - est manifeste.
Si on ce recentre sur le fond, il met pourtant le doigt sur le véritable problème : l'intermittence des énergies éolienne et solaire, qui oblige à compenser l'absence de production d'électricité quand le vent ou le soleil sont insuffisants, c'est à dire la plupart du temps ! Et la solution passe en effet par la construction de centrales au gaz pour produire pendant les périodes de pénurie météorologique.
Dans ces conditions, deux conséquences majeures et irréfutables ne sont que rarement mises en avant par les médias :
1- sur le plan économique, il faut comparer le prix du kWh nucléaire à celui du kWh éolien ou solaire ET des centrales à gaz de compensation. Et là, cela change tout surtout si le prix du gaz repart à la hausse ce qui arrivera fatalement un jour
2- les centrales au gaz émettent "à peine" un peu moins de la moitié du CO2 des centrales au charbon, alors que le nucléaire n'en émet quasiment pas. Où est le souci de préserver le climat ? A noter qu'une taxe carbone, si nos politiques avaient le courage de mettre leurs actes en conformité avec leurs discours, résoudrait le problème : les renouvelables associés au gaz ne seraient plus concurrentiels et de loin.
a écrit le 26/08/2016 à 11:23 :
et EELV ça vous dit quoi?
on tremble devant la solution ultime?
a écrit le 25/08/2016 à 23:11 :
Les britanniques devraient tenir compte du fait que les énergies renouvelables créent bien des emplois "nets" : Aux seuls Etats-Unis, l’emploi dans l’industrie solaire a crû de plus de 20% en 2015. Ce foyer d’emploi durable affiche une bien meilleure santé que ceux des secteurs des énergies fossiles. Le solaire devient un nouveau foyer d'emploi foisonnant dans le 2e pays après la Chine, le plus pollueur de la planète. Comme le fait valoir la sixième enquête d'emploi annuel dans ce secteur, la création d'emplois dans l'industrie solaire américaine a été l'an dernier 12 fois plus rapide que dans l'ensemble de l'économie, représentant 1 nouvelle embauche sur 83. Ce foyer d'emplois a connu une croissance de 20,2% sur un an, totalisant plus de 209.000 personnes, soit 35.000 de plus que l'année précédente, et de + 123% sur ces 6 dernières années. Les employeurs anticipent une augmentation plus faible en 2016, avec + 14,7% de postes supplémentaires (30.000 nouvelles embauches), soit tout de même 13 fois plus que l'ensemble de l'économie américaine ! La réalisation de cette anticipation porterait l'emploi solaire à près de 240.000 personnes à la fin de l'année 2016. Le secteur de l'installation reste le plus employeur, avec une croissance de + 24% au cours de l'année 2015 et de + 173% depuis 2010, année de la première enquête. Il représente plus de la moitié des emplois créés dans l'ensemble de l'industrie solaire américaine. L'emploi dans le solaire se porte par ailleurs bien mieux que dans les traditionnels secteurs des combustibles fossiles, alors qu'il n'y a pas migration particulière d'un secteur à l'autre et que les énergies fossiles ont retrouvé de la compétitivité avec la très forte chute de leurs prix. En 2015, l'industrie d'extraction pétrolière et gazière a créé seulement 13.800 nouveaux emplois, tandis que le secteur de l'acheminement pétrolier et gazier en a perdu 9.500. Le solaire représente, en outre, un foyer d'emploi 3 fois plus gros que celui de l'industrie minière, qui compte moins de 68.000 personnes. Le salaire horaire médian sur l'ensemble du secteur est à 17 dollars (15,6 euros), tandis que celui des concepteurs est à 27 dollars (24,7 euros), et celui des employés du secteur de la vente du marketing, à 29 dollars (26,6 euros). Les Etats-Unis ont plus misé que d'autres pays sur l'indépendance énergétique et notamment les retombées importantes du secteur du stockage énergétique, objet de nombreuses convoitises et qui entraîne les rares secteurs des commodities en forte hausse pour de nombreuses années. Demande d'énergie en hausse dans le monde La demande totale d'énergie devrait augmenter de 21% d'ici 2030 selon l'Agence internationale de l'énergie. Elle souligne que doubler la part de l'énergie solaire, éolienne et d'autres énergies renouvelables dans le mix énergétique permettrait de stimuler la croissance économique mondiale d'1,1 point d'ici 2030. L'apport du secteur de l'énergie au produit intérieur brut est de 6% en moyenne, avec des extrêmes allant de 57 % au Koweït à 3 % en Allemagne. Les emplois directs et indirects de la filière renouvelable pourraient ainsi s'élever à 24,4 millions de personnes contre de 9,2 millions l'an passé.
a écrit le 25/08/2016 à 20:04 :
On ne sait pas recycler les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Il ne s'agit donc pas d'énergie renouvelable.
Réponse de le 26/08/2016 à 13:13 :
L'éolien se recycle à 100% les solaire de 90 à 97% actuellement (voir pv cycle entre autres)
Réponse de le 26/08/2016 à 14:00 :
Et quand on dit une anerie, il faut la dire avec aplomb, plus c'est gros et mieux ca passe !
a écrit le 25/08/2016 à 18:17 :
Les EPR de 3e génération compte tenu de leur prix qui est en outre chaque fois largement dépassé et des déchets dangereux d'ultra longue durée, donc ingérables dans le temps, n'ont plus d'intérêt avec en plus la montée des conflits dans le monde. Seule une 4e génération pouvait encore avoir un éventuel intérêt en Angleterre si ce n'était notamment son coût et les délais dans ce cas à surmonter. Le stockage augmente en flèche notamment aux Etats-Unis alors que les coûts de ce dernier baissent presque aussi vite que le solaire ces dernières années. Theresa May a donc parfaitement raison de prendre le temps d'étudier les alternatives la Grande Bretagne ne manquant pas d'atouts dans les renouvelables et le stockage et il serait bon que les décisions soient plus souvent scientifiques et objectives et non pas l'objet de lobbying pour tenter de camoufler des erreurs d'anticipations et des intérêts d'ex-monopoles et autres intérêts souvent sans rapport avec le bien fondé du choix des meilleures énergies pour l'avenir. Souvenons nous que Sarkozy voulait vendre du nucléaire à Khadafi et à la Libye, dans le genre absurde on atteignait des sommets. Donc espérons que l'Angleterre prendra une décision objective et non sous la pression de lobbies. Le résultat et les motifs seront intéressants à suivre. Il y a des changements majeurs en cours dans l'énergie que certains n'ont visiblement ni anticipé ni encore intégré, ou ne veulent pas intégrer par lobbying.
a écrit le 25/08/2016 à 15:47 :
En Allemagne les énergies renouvellables ne représentent sûrement pas 40 % de la consommation totale.

Voici les chiffres détaillés fournis par Eurostat pour l'année 2014.

Consommation totale (Gross inland energy consumption) en Allemagne : 313,9 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole)
Donc :
Charbon : 79,6 millions de TEP
Pétrole : 108,4 millions de TEP
Gaz : 64 millions de TEP
Energies renouvellables : 35,4 millions de TEP
Réponse de le 25/08/2016 à 18:22 :
La part du renouvelable dans la consommation d’électricité a progressé de 4,8 points en 2015 : éolien, solaire, biomasse et hydroélectricité représentent désormais 32,5% de l’électricité consommée en Allemagne (contre 27,3% en 2014 et 17% en 2010). Nous allons être en 2017 donc on peut estimer vus la croissance du secteur que les 40% sont atteints ou proches.
a écrit le 25/08/2016 à 15:09 :
"L'éolien et le solaire resteront encore de nombreuses années des énergies mineures "
en Allemagne les energies renouvellables representent deja 40 % de la consommation totale et vous appelez ca "mineur" ???
Le probleme actuellement en Allemagne c est le manque de lignes à haute capacté pour la distribution surtout du Nord au Sud du pays. Attendez qq années et vous verrez
le pourcentage ER monter en flêche !
a écrit le 25/08/2016 à 15:04 :
Quand les énergies renouvelables deviennent moins chères et sont en tous cas plus sûres que le nucléaire, je ne vois pas d'autre explication que le dogmatisme pour s'entêter dans cette dernière direction. Il faut simplement les utiliser sous forme de mix pour pallier aux irrégularités de production. L'éolien sans pales et donc sans nuisances et bien moins couteux est par exemple appelé à se développer, y compris chez les particuliers pour les petits modèles.
a écrit le 25/08/2016 à 14:37 :
L'Etat Actionnaire à 80% a énormément affaibli E.D.F en Fonds Propres, en exigeant des Dividendes exorbitants, pour gaspiller. Naturellement l'Etat reçoit ses dividendes sans payer l'I.R et la C.S.G-C.R.D.S à 15.5%.
a écrit le 25/08/2016 à 14:06 :
Pendant ce mois d'août, pendant la nuit, l'éolienne n'a quasiment rien produit en Allemagne.

Avec une puissance installée de 47 GW, l'éolien n'a fourni plus de 7,5 GW que pendant 5 nuits.
Réponse de le 25/08/2016 à 18:18 :
L’Éolien = rien de rien aucune rentabilité..! Éolien: une gigantesque escroquerie..! l’Éolien génére un marché à la fois immoral et opaque..
En 2013 les 5000 aérogénérateurs (éolien) terrestres implantées en France ont produit 2,9% de la production d’électricité nationale..?? Est la conséquence du taux de charge moyen annuel de 24% cela confirme que l'éolien n'ait pas compétitives économiquement..!!
Plus 4 emplois détruits par emploi vert créé..!! Énergies vertes = pauvreté..
Une éolienne détruit l'impôt de 6000 foyers en plus..
Électricité: quand EDF vous taxe, voir la (CSPE à l’arrière de vos facture, écrie en tout petit.!) est bien un impôt caché par EDF, dont la CSPE est une subvention aux énergies dites (verte), les baisser lever vous..?
Réponse de le 25/08/2016 à 18:27 :
L'Allemagne a compris depuis longtemps qu'il fallait notamment étendre le réseau, ce qu'elle fait et il n'y a eu aucune coupure, donc argument non valide. Evitez de prendre les allemands et les énergéticiens pour des amateurs avec des arguments qui ne tiennent pas compte de toutes les données.
Réponse de le 25/08/2016 à 23:30 :
@ Monsieurbuzz : le rendement du nucléaire est très faible et souvent inférieur à l'éolien, beaucoup de pertes de chaleur dont peu récupérable. Les Etats-Unis comptent çà en dizaine de milliards de litres d'eau perdus chaque année par évaporation. La durée de vie des déchets nucléaires est de près de 100.000 ans. Autrement dit c'est ingérable. Le prix du MWh d'un EPR n'est plus compétitif avec l'éolien et le solaire, même stockage inclus à présent. On est a 26 euros le MWh sur le solaire en Amérique latine par exemple. Un EPR ne pourra jamais s'aligner, c'est une réalité. Si les EPR étaient compétitifs on en vendrait plus et EDF/Areva n'auraient pas de déficit.
a écrit le 25/08/2016 à 14:04 :
Ha le R-U, sans caste de X-Mines qui adore l'idole nucléaire, et maintenant Cameron parti fini les ideologies, place au pragmatisme.
Encore un pays qui va se passer de nuke et de charbon, et qui aura eu l'intelligence de privatiser de vieilles centrales nuke que EDF Energy devra demanteler, mais avec quel argent ? Mystere.
Et la France, he bien elle toujours une guerre de retard. Quand on voit l'arriération de certains commentateurs on comprend pourquoi.
a écrit le 25/08/2016 à 13:37 :
Les journalistes feraient mieux d’arrêter de rêver!

L'éolien et le solaire resteront encore de nombreuses années des énergies mineures.
Pour vous convaincre, je vous joins la courbe de production ( Stromerzeugung ) et de consommation ( Stromverbrauch) des divers énergies (en temps réel) , en Allemagne:
https://www.agora-energiewende.de/de/themen/-agothem-/Produkt/produkt/76/Agorameter/
(Tapez sur " Letzes Jahr" pour avoir la courbe sur 1 an: on se rend compte qu'on est à 20% d'Enr ( solaire + éolien + biomasse+hydro) , ce qui est ridicule, quand on sait que l'Allemagne a investi 1000 Milliards d'Euros en solaire + éolien).
20% : c'est le même chiffre que chez nous ( à peu près)!
Réponse de le 25/08/2016 à 15:16 :
En Allemagne, c'est 33% d'énergie renouvelable contre 27% en 2014 et non 20%.
L’énergie éolienne est celle qui a contribué le plus à cette augmentation, le vent ayant accru sa contribution à la production électrique du pays de plus de 50 % sur l’année 2015.
Avec 5% de plus par an sur la consommation globale, je doute que la part reste mineure pour un grand nombre d'années, d'autant que d'ores et déjà c'est l'ENR, la source d'énergie majeure en Allemagne.
Les rêveurs ont gagné et comme souvent, ce sont les visionnaires qui avancent et pas ceux qui vivent dans le passé.
a écrit le 25/08/2016 à 11:38 :
Cet article est du vent... Il oublie de rappeler le caractère intermittent des ER qui ne sont disponibles qu'à environ 20% équivalent pleine puissance contre plus de 80% pour le NUK. L'article s'émeut de voir des puissances comparables, mais ce qui compte à la fin, c'est l'énergie effectivement produite. A ce compte, le NUK est 4 fois plus efficace. Note : je n'ai rien contre les ER pour les usages locaux ou l'auto production, mais elles ne sont pas encore capable d'assurer la production de base. Il leur manque encore une solution crédible de stockage.
Réponse de le 25/08/2016 à 13:57 :
Vous etes donc plus intelligent que The Economist, The Crown Estate et le gouvernement anglais réunis, peut-etre devriez-vous postuler ?
Je vous livre un scoop : le nuke est intermittent aussi ... avec la consommation ce qui oblige de construire des moyens de stockage couteux comme les STEPs.
Réponse de le 25/08/2016 à 14:30 :
@Blowing in the wing : il a surtout, comme vous, oublié que les ER, ce n'est pas seulement du solaire ou de l'éolien, mais aussi du biogaz par exemple, qui lui n'est pas intermittent et très facile à générer (si on voulait vraiment s'y mettre) ! Cette solution a juste été effleurée en suggérant que monter des usines à gaz était nettement moins coûteux et beaucoup plus souple en exploitation que des centrales nucléaires.
Quand aux solutions de stockage, elles existent mais ne sont pas encore vraiment "industrialisables". Attention cependant, il suffirait d'une rupture technologique dans ce domaine pour faire basculer tout le modèle économique de l'énergie (et accessoirement couler le Nucléaire) ...
Réponse de le 25/08/2016 à 15:56 :
@blowing in the wind
Je ne partage pas tout à fait votre avis. Il est vrai que l’intermittence des ER est leur principal problème aujourd’hui. Mais les choses évoluent dans le bons sens avec le développement de solutions de stockage de plus en plus performantes. Dans 10 ou 20 ans le contexte risque d’être très différent (rendement et prix des panneaux photovoltaïques en forte baisse entre autres). Quant à l’EPR , il ne tourne pas encore. Sa disponibilité et les couts d’exploitation sont incertains aujourd’hui. Le nucléaire reste une solution incontournable dans des pays telles que la Chine et l’inde en raison de besoins énergétiques énormes. L’utilisation des énergies fossiles dans ces pays est extrêmement dommageable pour l’environnement. Les prévisions de croissance en Europe et en Angleterre sont aujourd’hui faibles. Le projet d’Hinckley point s’impose par la nécessité de ne pas perdre le savoir-faire dans l’ingénierie nucléaire pour EDF. Il est légitime aussi de se poser des questions après le désastre de l’EPR en Finlande et les retards successifs en France.
a écrit le 25/08/2016 à 10:37 :
Le nucléaire dans les pays développés est mort. Reste le nucléaire dans les pays qui veulent à moyen ou long terme la bombe atomique (Turquie, Arabie Saoudite, Vietnam, Iran... mais chut il ne faut pas le dire car certains de ces pays sont instables)
On apprend sur Hinkley point ce que l'on dit depuis 10 ans en France, c'est à dire que le nucléaire n'est pas compétitif, économiquement parlant, et il ne l'a jamais été. La plupart des coûts sont cachés (budget du CEA payé par nos impôts, démantèlement des centrales non budgété et sous estimé, ...)
Quand au développement des énergies renouvelables, il suffit de regarder ce qui se fait dans le monde (appels d'offres au Mexique, Chili, Afrique, ou tous les projets construits sans subventions au Texas, Australie, ...)
Le nucléaire est mort; vive le nucléaire !
a écrit le 25/08/2016 à 10:34 :
La montée en puissance du solaire et de l’éolien est d'une telle évidence, que l'on se demande pourquoi des individus rationnels veulent encore se priver de ces ressources et aller à l’encontre de cette évolution ?

Ce n'est même pas l’appât du gain puisque, ces technologies coûtent moins cher, sont plus faciles à déployer et comportent moins de risques.
Réponse de le 25/08/2016 à 14:00 :
L'explication est pourtant simple : le nucleaire defend les interets de la caste x-mine-ena qui circule des ministeres au CAE-EDF-Areva et prefere son dogme pro-nuke a l'interet general.
Si le R-U peut passer à 100% d'EnR avec le peu de riviere, le faible ensoleillement, le peu de biomasse qu'ils, que dire de nous ?
Réponse de le 25/08/2016 à 20:10 :
@Steph
Je ne peux être plus d'accord avec vous ! Le lobby nucléaire en France est un panier de crabes peuples de politiques, de syndicalistes, d'X-mines, de francs-maçons, et autres ... L'EPR est leur ultime fantasme. Celles et ceux qui, il y encore quelques années, ne prêtaient pas allégeance a l'EPR en ont payé le prix fort ! Le nucléaire n'est plus qu'une partie de l'équation en voie d’extinction aujourd'hui en Europe . Ils refusent de le comprendre et influent encore beaucoup trop nos gouvernants .
a écrit le 25/08/2016 à 10:04 :
L'éolien, sans aucun doute !!

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