Énergies renouvelables : plutôt que d’accélérer, les députés freinent sur l’agrivoltaïsme
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Julien Bru Studio
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Multiplier les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sur le territoire français, mais pas à n'importe quel prix. Ainsi pourrait-on résumer le texte voté ce mardi à l'Assemblée nationale, issu du projet de loi du gouvernement sur l'accélération des énergies renouvelables. Car plutôt que de lever les freins au déploiement rapide de ces installations bas carbone, les députés de gauche comme de droite ont ajouté de nombreux garde-fous au développement de nouveaux parcs. Y compris sur l'agrivoltaïsme, cette pratique qui consiste à combiner sur les mêmes parcelles des panneaux solaires et des cultures agricoles.
De quoi agacer le Syndicat des énergies renouvelables (SER). « Alors que l'idée était d'élaborer un texte de simplification, on va se retrouver avec plus de règles qu'avant », souffle son président Jules Nyssen. « Arrêtons d'avoir peur de tout, et de vouloir être plus vert que vert », abonde Marc Jedliczka, porte-parole de l'association négaWatt, qui milite pour un mix 100% renouvelables. D'autant que les premiers pourfendeurs de l'agrivoltaïsme se trouvent en réalité dans les rangs de la NUPES, par ailleurs partisans d'un bouquet énergétique sans nucléaire ni combustibles fossiles.
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Lors de l'examen du projet de loi, tous ont ainsi tiré la sonnette d'alarme. Car les risques de dérives sont « nombreux », ont affirmé les députés de l'opposition. Celui d'un « développement anarchique », d'abord, a souligné Jean-Louis Bricout (PS). Mais aussi d'une « appropriation [...] féroce » des terres arables par les « marchands de soleil », afin de « produire vite avec beaucoup de gains », a tempêté Dominique Potier (PS). Et Clémence Guetté (LFI) d'ajouter que son mouvement « refusera tout agrivoltaïsme, qui artificialise les sols et nuit à notre souveraineté alimentaire ».