Face au tout-électrique, Engie défend le rôle clé du gaz dans la transition énergétique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie.
Engie
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie.
Engie
La meilleure défense est l'attaque...et ce n'est pas Engie qui dira le contraire. Et pour cause, alors que le gouvernement français penche de plus en plus vers une électrification des usages afin de s'affranchir au maximum des combustibles fossiles polluants, et se montre sceptique sur l'éventualité d'un déploiement massif des gaz « verts », l'énergéticien tricolore, lui, compte bien défendre la place de ce vecteur dans la transition écologique.
Et prend les devants afin de s'assurer que celui-ci ne soit pas oublié : lors de la présentation de son premier scénario public pour la décarbonation de l'Europe, ce lundi, l'entreprise a martelé un message central : le gaz devra conserver un rôle critique en 2050, sans quoi les objectifs climatiques du Vieux continent ne seront pas atteignables.
À lire également
L'argument paraît contre-intuitif. Pourtant, si l'on en croit sa directrice générale, Catherine MacGregor, miser uniquement sur l'électron « ferait peser trop de risques sur la résilience du système », a-t-elle affirmé devant la presse. Dans la trajectoire dévoilée lundi portant sur 15 pays au total, dont la France, le mix énergétique reposerait ainsi à 33% sur le vecteur gaz en 2050, notamment le biométhane (issu de la fermentation de matières organiques) et l'hydrogène (produit à partir d'électricité bas carbone, et dont la demande serait multipliée par 8 d'ici à 2050 !).