Lundi 1er juillet, les véhicules les plus polluants interdits dans le Grand Paris

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(Crédits : Reuters)
Le dispositif avait été voté en novembre: il s'agit dans un premier temps d'interdire la circulation à tous les véhicules classés Crit'Air 5 ou non classés, c'est-à-dire les véhicules diesel de plus de 18 ans et essence de plus de 21 ans, dans un large périmètre situé à l'intérieur de l'A86, qui forme une boucle autour de Paris.

La Métropole du Grand Paris (MGP) va interdire à partir de lundi la circulation des véhicules les plus polluants autour de la capitale, mais se donne jusqu'en 2021, après les municipales, pour sanctionner les contrevenants et harmoniser son dispositif avec celui plus strict de Paris.

"Nous voulons être pragmatiques et pédagogiques, nous ne voulons pas une écologie imposée, mais une écologie acceptée et issue de la concertation", a déclaré mercredi Patrick Ollier, président de la MGP, lors d'une conférence de presse, en pleine canicule sur la France, provoquant une pollution à l'ozone qui a poussé à mettre en place la circulation différenciée dans plusieurs villes, dont Paris.

Lire aussi : Patrick Ollier : "ZFE métropolitaine : il n'y aura pas de PV avant 2021"

Le dispositif avait été voté en novembre: il s'agit dans un premier temps d'interdire la circulation à tous les véhicules classés Crit'Air 5 ou non classés, c'est-à-dire les véhicules diesel de plus de 18 ans et essence de plus de 21 ans, dans un large périmètre situé à l'intérieur de l'A86, qui forme une boucle autour de Paris.

Aucune sanction n'est prévue avant 2021

Mais la mesure étant mise en place sur la base du volontariat des communes, toutes celles du périmètre concerné n'y participent pas. Au total, une majorité (47 sur 79) ont choisi d'adhérer à cette Zone à faible émission (ZFE), soit "74% de la population" concernée, ainsi que quatre communes hors du périmètre.

Mais aucune sanction n'est prévue avant 2021, a assuré M Ollier. "Il y aura une période de pédagogie, et ensuite une période de sanction, à partir de 2021, à cause des élections municipales", a-t-il dit.

"On travaille avec l'Etat pour la mise en place d'une vidéo-verbalisation", peut-être via le réseau de camera vidéo des communes, a-t-il expliqué. "Tout ceci sera réglé pour 2021", a-t-il dit.

D'autres vignettes concernées progressivement

Un calendrier progressif doit ensuite étendre cette interdiction aux autres vignettes, pour atteindre en 2030 l'objectif de 100% de "véhicules propres" en circulation.

Mais "si on attend 2021 pour la verbalisation, c'est aussi parce que je souhaite que l'interdiction au niveau de la Métropole du grand Paris et celle de la ville de Paris soit la même", a-t-il justifié. Paris a lancé dès 2015, une première zone à circulation restreinte, puis depuis 2017 a interdit la circulation des véhicules Crit'air 5. Lundi, ce sera au tour des véhicules estampillés Crit'air 4 qui seront interdits.

M. Ollier juge "stupide qu'on sanctionne seulement les Crit'air 5 et pas les crit'air 4", si Paris le fait de son côté. On a une bonne année de pédagogie pour y arriver", estime-t-il.

Lire aussi : Chasse au diesel : Paris fait école auprès d'autres capitales

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Commentaires
a écrit le 27/06/2019 à 14:23 :
A priori tout cela est joyeusement inconstitutionnel sur 2 points :

1 : liberté de circulation de chacun : quand on peut comprendre au niveau de Paris car maillage très important des transports en commun sur le grand Paris cela est beaucoup moins vrai et cela vient donc en contradiction avec le principe constitutionnel
2 : rupture d'égalité : là c'est flagrant d'autant plus que l'Etat et les services publics ne s'appliquent pas leur propre réglementation (cf la longue liste de dérogations sur bus ambulance pompier policier et que sais je encore...)

A quand la prochaine QPC sur le sujet ? :D

Quant à l'application des sanctions
a) video surveillance : ok mais il faut que le matériel soit conforme aux normes pour le faire : pas le cas actuellement
b) il faut que 100% des arrêtés municipaux soient signés et que les recours soient épuisés pour que la ZFE soit valide : loin d'être le cas. La ZFE est un tout
c) comme pour toute réglementation sur la route les panonceaux normés doivent être installés sur la voie publique : sans cela, pas de verbalisation possible

Au lieu de gesticuler et d'avancer juridiquement sur des sables mouvants, nos politiques feraient bien de financer de manière pragmatique et intensive les transports en commun et les remplacements de véhicule quelque soit la situation financière de leurs propriétaires
a écrit le 27/06/2019 à 11:48 :
Hier j'ai regardé la vidéo des ministres sortant du conseil. C'est à mourir de rire quand on voit ces rigolos avec leur chauffeur faire tourner leur moteur en plein canicule, et se foutre complétement de la pollution. Ils veulent nous faire respecter la loi qu'il ponde, mais non il ne semble pas concernés. Ils étaient vraiment ridicules dans leurs réponses, et ils se prennent pas pour rien ces pauvres mecs. Alors moi ma philosophie, c'est de ne plus rien respecté, je fais ce que je veux, comme je veux, ou je veux. Un point c'est tout.
Réponse de le 27/06/2019 à 12:25 :
cent pour cent en accord avec maxou. De plus, tous ces ''y a qu'à, il faut que'', seraient beaucoup plus crédibles si ils décidaient d'investir massivement dans les transports publics pour faciliter la vie des citoyens qui ont peu de moyens et qui doivent travailler donc pour la plupart se déplacer. OUI, Mesdames, Messieurs les écolos vous êtes aussi démagogues que les autres. Vous n'avez qu'un seul raisonnement TAXER ET VERBALISER.
On taxe et on verbalise quand d'autres solutions à coût réduit existent et sont mises à disposition du peuple travailleur.
a écrit le 27/06/2019 à 11:23 :
"c'est-à-dire les véhicules diesel de plus de 18 ans"

Ah voilà un bel exemple pour démontrer comment on fabrique une opinion puisque dans les véhicules qui polluent le plus on peut compter toutes les grosses berlines allemandes et autres qui ne sont pas interdites bien entendu elles.

Abjecte hypocrisie aussi improductive que grotesque, du niveau de ceux qui nous l'imposent en sommes.
a écrit le 27/06/2019 à 8:31 :
Quels sont les critères de ces vignettes? J'ai l'impression que ce n'est que l'age du véhicule. Comme si une petite Yaris essence de 2005 (interdite) polluait plus qu'un gros SUV de 2019 ?
Réponse de le 27/06/2019 à 10:33 :
Les critères sont l'âge et le type de carburant, ce qui est effectivement discutable.
a écrit le 26/06/2019 à 20:56 :
celà est bon, mais c'est un peu derrangant si l'Etat ne parvenait pas à aider ceux en ont plusieurs car ils peuvent tomber en perte
a écrit le 26/06/2019 à 19:44 :
Tous ceux qui ont 4 et 5 , l’état peut donner une prime pour changer de véhicule et interdire plutôt la «  vente des véhicule diesel » de plus de 10 ans :
Direction l’auto- casse ou récupération de pièces pour réparations ( recyclage)
Réponse de le 27/06/2019 à 9:28 :
En cassant tous les véhicules de plus de 13 ans, vous interdisez la constitution de collection de véhicules anciens.

Il y a très peu de véhicules critair 4 et 5 en France, et s'ils ont survécu jusqu'à une 20aine d'année c'est parce qu'il roulent peu et/ou ont été bichonnés par leurs propriétaires.
De plus, nous avons un des contrôles technique les plus rigoureux au monde, donc tout ce qui roule est correctement entretenu et "normalement" polluant.

En appliquant cette logique imbécile qui consiste à faire du jeunisme à tout prix, on devrait donc démolir systématiquement tout bâtiment de plus de 50 ans au motif qu'il ne sera jamais aussi performant du point de vue énergétique qu'un bâtiment BBC ou positif neuf.

En matière d'automobile, un cycle de renouvellement c'est 8 ans en moyenne. Il suffit au gouvernement d'être incitatif pour que d'ici 15 ans il n'y ait quasiment plus de véhicule particulier émettant des gaz à effet de serre. Il est inutile de mettre un couteau de plus sous la gorge des plus modestes, ils en ont déjà trop.

Par contre on attend toujours un plan SNCF digne de ce nom, une taxation du kérozene, une interdiction des navires polluants, un plan de généralisation des éoliennes, hydroliennes, capteurs solaires et thermiques, de rénovation des bâtiments publics....
Réponse de le 27/06/2019 à 11:39 :
Pour supprimer rapidement les véhicules les plus polluants, l'Etat n'a qu' à faire un geste pour leurs propriétaires: ils changent leur véhicule et la TVA est supprimée lors de l'achat d'un véhicule neuf: cela fait une prime directement à l'acheteur et le garagiste n'a pas de papier à produire. Finie l'usine à gaz des primes.

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