Vinci veut surfer sur la vague verte de l'hydrogène et tient à le faire savoir. Lors d'une conférence organisée ce 27 septembre à Léonard, son « centre de veille et de prospective », le géant français du BTP, des infrastructures et des concessions de transport, aéroportuaires, autoroutières et ferroviaires, érige ce vecteur énergétique en pilier de sa stratégie économique et climatique.
Si ce marché représente « quelques dizaines de millions d'euros » aujourd'hui pour Vinci, il en représentera plusieurs milliards dans les prochaines années. Pour obtenir sa part du gâteau, le groupe coté au CAC 40 multiplie les partenariats tous azimuts. « Cette grande aventure passe par des assemblages d'acteurs et des coopérations écosystémiques », explique le PDG Xavier Huillard.
Dès septembre 2021, le groupe a mis 100 millions d'euros au panier d'un fonds d'investissement lancé avec Air Liquide et TotalEnergies, aux côtés d'investisseurs comme ADP. Avec 20 milliards d'euros de projets potentiellement finançables dans les pays de l'OCDE, en Amérique du Nord, dans la péninsule arabique, en Corée, au Japon et Australie, le fonds se donne douze à quatorze ans pour prendre des participations minoritaires entre 50 et 150 millions d'euros dans la mobilité (50%), la production (30%) et les nouvelles technologies (20%).