L’éolien français dans l’impasse depuis plus d’un an

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(Crédits : Reuters)
Le nombre d’éoliennes autorisées s’est effondré. Pour Paris, qui tente de se présenter comme un champion climatique, la situation devient gênante. Un article de notre partenaire Euractiv.

En décembre 2017, le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative française, a abrogé un décret donnant aux préfets régionaux la responsabilité d'accorder les permis environnementaux nécessaires à la construction de champs d'éoliennes. Depuis, plus personne ne peut les délivrer.

« La question de l'autorité compétente pour délivrer les permis d'installation de champs d'éoliennes terrestres en France est en suspens depuis plus d'un an. Il n'y a donc aucun nouveau permis et aucun nouveau projet ne peut se développer », regrette Giles Dickson, PDG de l'association d'entreprises WindEurope.

« Le gouvernement ne se décide pas à promulguer le décret qui réinstaurerait une autorité compétente et relancerait la machine », ajoute-t-il.

Contacté, le ministère de la transition écologique et solidaire a indiqué que le nombre de projet d'éoliennes autorisées avait chuté de 22 % entre 2017 et 2018. « En 2018, 103 parcs éoliens ont été autorisés pour une puissance installée cumulée de 1 510 MW », a indiqué le cabinet du ministère à l'Écologie, François de Rugy.

Extrême lenteur du montage de projet éolien en France

Il faut actuellement six à huit ans pour concrétiser un nouveau projet éolien en France, le double de la moyenne européenne, selon WindEurope. La nouvelle directive européenne sur les renouvelables, adoptée l'année dernière, fixe d'ailleurs des maxima pour les procédures administratives : 3 ans pour les nouveaux projets, deux pour les rééquipements.

Dans sa Programmation pluriannuelle de l'énergie, présentée en novembre, la France s'est fixé comme objectif d'installer 35 GW de capacités éoliennes terrestres d'ici 2028, contre les 14 GW actuels. Des objectifs qui resteront lettre morte si le blocage perdure, prévient Giles Dickson.

« Nous voyons déjà le nombre de projets se tarir et la vente aux enchères de l'année dernière n'a pas amené autant de projets d'investissements que souhaité. Si la France veut sérieusement mettre en œuvre sa stratégie nationale en matière de climat et d'énergie, le gouvernement doit régler ce problème de toute urgence », conclut-il.

La deuxième vente aux enchères d'éoliennes terrestres en France en 2018 a été un flop, puisqu'elle n'a attribué que l'équivalent de 118 MW de projets, alors que 500 étaient proposés, selon WindEurope.

Scénario catastrophe

Et la situation est encore plus problématique pour l'éolien en mer. Depuis que la France s'est engagée en 2012 à construire le premier parc éolien expérimental du pays au large des côtes bretonnes, pas un seul projet n'a vu le jour. Le parc expérimental n'a pas été finalisé, les autorités s'étant rendu compte que les coûts de construction prévus étaient à présent nettement supérieurs aux prix concurrentiels du marché.

Pire encore, Paris a réduit ses objectifs à 5 GW d'ici 2028, malgré une proposition des autorités locales et de l'industrie éolienne de construire 10 GW de capacités à cette date. L'annonce, faite en novembre à l'approche de la COP à Katowice, a été qualifiée de « scénario catastrophe » par le syndicat français des énergies renouvelables.

Dans ses scénarios pour 2030, publiés en 2017, WindEurope prévoyait 7 GW d'éolien en mer pour l'hexagone. Les projections seront mises à jour dans le courant de l'année, mais selon les informations recueillies par Euractiv, les chiffres français pourraient être revus à la baisse si la situation ne s'améliore pas.

Les perspectives de l'énergie éolienne en France ont semblé s'éclaircir en décembre, lorsque le gouvernement a publié un décret visant à accélérer la construction de parcs éoliens terrestres, en limitant les procédures administratives qui peuvent être déposées contre leur autorisation.

Clarification de la répartition des compétences

Selon Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement, la répartition des compétences est donc désormais claire sur le papier : l'Autorité environnementale française donne un avis, puis l'État, à travers le préfet de région, est chargé de délivrer le permis de construire. Ce qu'il ne fait pas le plus souvent.

En décembre, le syndicat des énergies renouvelables s'est félicité de la « bonne nouvelle » que constituait la publication du décret. Il reste cependant à trancher la question très importante de la désignation de l'entité chargée d'approuver les nouveaux projets.

« Sans cela, l'instruction de nombreux projets ne peut se poursuivre, ce qui a entraîné un grave ralentissement de l'industrie depuis plusieurs mois », explique Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables.

En outre, le décret ne répond pas à toutes les questions de l'industrie éolienne, notamment en ce qui concerne les procédures administratives lancées contre des autorisations antérieures, indique Arnaud Gossement.

Éolien contre nucléaire

Le retard persistant dans l'approbation de nouveaux projets alimente les spéculations selon lesquelles le gouvernement français aurait une motivation peu avouable pour freiner l'expansion de l'éolien : celle de privilégier l'industrie nucléaire.

En effet, la Programmation pluriannuelle de l'énergie concoctée par le gouvernement prévoit une hausse de la demande d'électricité à moyen terme. Un scénario discutable : le gestionnaire de réseau prévoit au mieux une stagnation de la demande. Cette hausse hypothétique correspond en revanche bien au projet du gouvernement de développer le nucléaire : seule une augmentation de la demande en électricité peut légitimer la construction de nouvelles centrales.

Autre élément étrange, le gouvernement français invoque souvent des arguments étranges pour bloquer l'installation d'éoliennes, comme la proximité de radars ou de sites protégés par l'UNESCO.

Ce fut notamment le cas d'un projet éolien situé à 30 km de la cathédrale de Chartres. Devant le tribunal administratif, le ministère de l'Écologie a réussi à bloquer le projet pour un motif de « co-visibilité », les éoliennes risquant de gâcher la vue de la cathédrale, classée patrimoine mondial de l'UNESCO. Le même argument a été utilisé dans la région de Champagne, où les vignobles classés par l'UNESCO ont empêché la construction d'une éolienne à 15 km de l'autre côté d'une colline.

Procédures de plus en plus longues et coûteuses

Le problème des éoliennes en France est donc visiblement plus politique qu'administratif. Même les grands projets sont parfois suspendus à cause de l'avis négatif de la préfecture.

Si le cas de la France semble particulièrement problématique, il n'est pas isolé. En Europe, l'éolien fait face à des procédures de permis de plus en plus longues et coûteuses, critique Giles Dickson, de WindEurope. Tout en affirmant qu'il est inutile d'être ambitieux sur l'action pour le climat si les nouveaux parcs éoliens sont bloqués dans les procédures de permis pendant des années, il ajoute :

« La tendance est la même dans d'autres pays européens avec des concepteurs qui peinent à obtenir des permis. Si les gouvernements ne s'attaquent pas à ce problème, ils risquent de mettre des freins à l'expansion de l'énergie éolienne en Europe. »

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NOTE

Cet article a été amendé après la communication des chiffres d'éoliennes autorisées par le ministère.

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Par Aline Robert et Frédéric Simon, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch et Marion Candau)

(Article publié le 17 janvier 2019)


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a écrit le 22/01/2019 à 14:59 :
Nous allons avoir un problème électrique entre 2021 et 2025 en raison de l'ancienneté de notre parc nucléaire qui n'est plus compétitif à rénover pour de plus en plus de centrales donc il n'y a pas lieu de prendre du retard dans l'éolien terrestre notamment compétitif et dont les prix baissent toujours, tout comme dans le solaire hybride et thermique comme autres réseaux de chaleur, biogaz, gazéification, stockage hydrogène, power to gas, réseau, tansports etc C'est l'ensemble des renouvelables et de l'efficacité énergétique qu'il faut viser même s'il y a leu d'avancer de manière optimale en termes technique et économique. L'éolien terrestre est critiqué par une poignée d'extrêmistes mais il n'a pas atteint son objectif, et plus encore le solaire thermique, les réseaux de chaleur etc. On ne peut se permettre d'avancer puis de stopper puis de repartir. L'énergie, le réseau, les entreprises et emplois ne reposent pas spécialement sur des aides mais une continuité, fiabilité et stabilité donc une vision claire à plusieurs années et implique de ne pas changer à chaque excité qui ne connaît rien au sujet et veut tout chambouler chaque année sans rien savoir. On a des modélisations et tous les outils pour faire les choix techniques et économiques précis donc on ne fait pas un mix énergétique optimal au café du commerce. C'est stratégique, géopolitique, essentiel l'énergie et les régions doivent aussi s'emparer du sujet comme les villes avec des spécialistes. Ce n'est plus une affaire d'énergie centralisée mais une approche multiples et de spécialistes utilisant les meilleurs outils.
a écrit le 22/01/2019 à 12:52 :
Je réitère mon commentaire qui a été refusé: je ne veux pas voir la montagne défigurée par les ferrailles des moulins à vent, alors qu'elles restent (en dehors des stations de ski) un des rares endroits naturels pas trop pollués visuellement.
a écrit le 22/01/2019 à 11:52 :
"Si les gouvernements ne s'attaquent pas à ce problème, ils risquent de mettre des freins à l'expansion de l'énergie éolienne en Europe" C'est très bien. Quand on voit la destruction visuel du patrimoine, ces moulins à vent ne sont pas nécessaires, surtout en rapport de leur potentielle production. Exemple ; deux parcs éoliens marins Dieppe et Noirmoutier chacun de 496 MWh, 992 MWh quand il y a du vent.bien sûr. Implantation sur des Km2. L'ancienne centrale EDF de Porcheville implantée sur quelques hectares 2400 MWh elle était au fioul lourd elle est arrêté. Juste pour souligner l'ampleur de l'ineptie de l'éolien. Pas de vent arrêt, trop de vent arrêt, entre les deux moyens.
Réponse de le 22/01/2019 à 13:34 :
oui mais un accident nucléaire majeur c'est jusqu'à 1000 milliards d'euros par réacteur et un missile hypersonique que l'on ne peut arrêter c'est la France KO pour des centaines d'années voire plus en moins de 60 secondes. Et le nucléaire n'est plus compétitif à 120 euros le MWH EPR donc c'est finit le nucléaire comme dans tous les pays développés.
a écrit le 22/01/2019 à 11:29 :
Faut-il que les commentaires soient dans le sens de l'article pour être publiés?
a écrit le 22/01/2019 à 11:18 :
Réponse à la Réalité :
Vous pouvez être connecté à tous les réseaux européens que vous voulez, quand il n'y a pas de vent dans un pays d'Europe il n'y en a pas dans les autres. Par contre quand il y a du vent en Allemagne ou au Danemark ils sont obligés d'exporter à bas coût ou d'arrêter leur éoliennes. Le Danemark est un bon exemple du tout eolien, quand il y a du vent ils donnent le courant aux Norvégiens, quand il n'y en a pas il l'achète plein tarif aux Norvégiens qui ont des centrales gaz.
Réponse de le 22/01/2019 à 13:43 :
@ Technique : la Norvège a des excédents hydrauliques qu'elle doit écouler à prix modéré sinon ils sont perdus et le Danemark idem pour des excédents éoliens. Ils collaborent donc dans le cadre de Nord Pool et y trouvent chacun d'importants avantages techniques et économiques. On fait de même avec en particulier 8 pays voisins dans le cadre d'Entso-e et l'amélioration des liaisons pour bénéficier des renouvelables moins chères d'Espagne et du Portugal, idem avec les autres. Cette optimisation va permettre d'économiser plus de 500 TWh par an selon Entso-e en 12 ans soit plus que la consommation française. Vérifiez vous verrez qu'il y a toujours eu du vent et en journée du soleil quelque part en Europe et que les faibles vents ne durent pas plus de 16 jours. Ce qui correspond à une part minime de stockage à l'échelle de l'Europe comme de chaque pays européens (moins de 15% au niveau d'un pays et moins au niveau d'Entso-e de 39 pays). Si vous aviez de longue période de vent nous n'aurions pas pu fermer beaucoup de centrales fossiles comme de nucléaire en Europe, il aurait fallu conserver et même accroître de pilotable et ce n'est pas le cas. Il y a bien eu réduction des centrales nucléaires et fossiles en net au total.
Réponse de le 23/01/2019 à 11:30 :
'La réalité' n’a pas tout compris sur la problématique de l’éolien. Comme cette filière est aléatoire et qu’il faut absolument assurer l’équilibre production-consommation, l’Allemagne vend à la France ces surplus éoliens dans les périodes venteuses où il y a surproduction : Soit la France utilise ce surplus dont elle n’a en général pas besoin, soit elle le revend à d’autre pays comme le Royaume-Uni.
Par contre dans les périodes anticycloniques et particulièrement en hiver, l’éolien peut retomber à presque 0 (voir la chute de production éolienne allemande le 10 janvier 2019 qui a failli entraîner un black-out) et le solaire n’est en général pas très efficient ; dans ces conditions c’est la France qui vend de l’électricité à l’Allemagne. Dans les 2 cas et du fait de la forte proportion de production intermittente outre-Rhin, c’est la France qui vient au secours de l’Allemagne soit pour l’aider à écouler son surplus inutile soit pour lui éviter une pénurie d’électricité. Que le bilan export soit positif ou non pour la France n’a pas d’importance (le bilan export global français est de toute façon positif) le point clé dans l’affaire est la dissymétrie qui n’est pas en faveur de l’Allemagne et qui se règle par le bon vouloir français.
La situation est identique entre la Norvège et la Danemark : le Danemark vend son surplus éolien à la Norvège qui veut bien lui racheter à vil prix (et qui sert le plus souvent à remplir ou à économiser ses réserves hydrauliques) alors que le Danemark, en période sans vent) est obligé d’acheter de l’électricité hydraulique à la Norvège qui lui facture alors au prix fort.
Le fait qu’un pays à forte proportion d’électricité d’origine renouvelable intermittente soit excédentaire n’a aucune signification positive si l’électricité produite ne correspond pas à la demande du moment dans le pays.
a écrit le 22/01/2019 à 10:16 :
C'est la meilleure nouvelle du moment. Les éoliennes n'apportent rien à la réduction du CO2, elle l'on même augmentée en Allemagne champion du monde des ENR. Le coût des ces énergies dites renouvelables est insoutenable. En Allemagne - qui est face à une ardoise de plus de 1.000 Milliards - et au Danemark le prix de l'électricité est le double du notre. L'Espagne a arrêté tout développement d'ENR devant une ardoise de 50 Md€ et une électricité vendue à 1,5 fois le prix de la notre. De plus, le rapport AR5 du GIEC montre que la température de la planète est stable depuis 15 / 20 ans alors que les émissions n'ont jamais été aussi importantes et que les modèles alarmistes de climat sont de plus en plus faux. Il est grand temps de regarder la réalité en face et de faire un aggiornamento complet sur le sujet.
Réponse de le 22/01/2019 à 13:49 :
C'est faut ce que vous affirmez : nous sommes "importateurs nets" d'électricité d'Allemagne depuis leur transition car elle est moins chère que la nôtre alors que nous avons le même nombre de réacteurs nucléaires depuis des décennies et ils paient moins car leurs taxes servent à leur efficacité énergétique alors que leur éolien et solaire est plus que compétitif si vous regardez les prix des appels d'offres et l'immense baisse des prix réalisée de même que les énormes bénéfices qu'ils réalisent dans ce domaine dans le monde. De plus les unités de charbon et même gaz sont en recul dans chaque pays où les renouvelables se développent, y compris en Allemagne, la preuve : https://www.cleanenergywire.org/sites/default/files/styles/lightbox_image/public/images/factsheet/fig2-gross-power-production-germany-1990-2017.png?itok=3eZlhkvY
a écrit le 22/01/2019 à 8:48 :
Le développement de l’eolien et des parcs solaires engage le contribuable a des décennies de taxes pour payer les subventions : déjà 175 milliards d’engagement d’ici 2040. De plus ces énergies intermittentes servent en réalité de paravent au développement de centrales au gaz qui sont nécessaires ( 85% du temps) pour assurer la continuité de la production d’electricite. Gaspiller de telles sommes est un suicide économique qui compromet l’avenir du pays dans le domaine de l’energie. En effet la France ne peut pas entretenir de telles installations et simultanément rechercher de réelles solutions pour le futur. Quoi de plus stérile que de subventionner pour 20 ou 30 ans un parc éolien ou solaire dont la technologie est périmée avant même qu’il démarre. Et puis cessons de nous faire croire que les énergies intermittentes peuvent assurer une production. continue, n’oublions pas de préciser comment est assurer la continuité. Ces énergies intermittentes entraînent le développement du gaz qui est une energie carbonée extrêmement polluante quand on prend en compte les pertes de méthane dans l’atmosphere lors de la production et du transport. D’ou l’augmentation des rejets des gaz à effet de serre de la France...
a écrit le 22/01/2019 à 7:59 :
Dans le cadre d'une refonte de notre système décisionnaire il faut abolir le droit "seigneurial" aux préfets. Ils ne doivent plus imposer en dictature contre l'avis des territoires . Seules les entités territoriales ont le pouvoir final. Le préfet est le bras armé du pouvoir parisien. Dans les débats actuels ce sujet n'apparait pas et pourtant il est essentiel pour la gestion de nos territoires. J'espère que des maires responsables et non les invités, à qui d'ailleurs les préfets ont imposé le port de l'écharpe et décidé qui était légitime pour parler au Président, vont débattre de ce sujet qui est un des sujets qui se place dans la désertification de nos territoires.
a écrit le 22/01/2019 à 1:07 :
Le nucléaire n'est plus compétitif à 120 euros le MWh suite aux multiples dérapages et malfaçons. La majorité de nos voisins font des renouvelables et nous sommes importateurs nets d'énergie d'Allemagne car leur prix est moins cher. En énergies primaires le nucléaire ne représente presque rien en France d'où notre très forte dépendance aux fossiles (plus de 40 milliards d'euros d'importations annuelles en moyenne) le nucléaire n'a jamais permis d'économies d'énergies car son objectif était de faire consommer et c'est de plus en plus ruineux. On risque un accident majeur à tout moment et çà coûterait jusqu'à 1000 milliards d'euros par réacteur selon la cour des comptes (on a 58 réacteurs). Bref il faut arrêter et accélérer l'efficacité énergétique et les renouvelables dont réseaux de chaleur, solaire thermique et hybride, stockages intersaisonnier, hydrogène et méthanation, éolien terrestre et solaire sur parking et zones commerciales etc avant de devoir faire face à un accident nucléaire qui nous ferait reculer 1 demi siècle en arrière.
Réponse de le 22/01/2019 à 10:22 :
La seule qui est sûre c'est que ce qui coûte 1.000 Md€ c'est les éoliennes en Allemagne où l'électricité est au double de la France. Le Nucléaire n'a avalais été aussi sûr et heureusement, car il y a 440 réacteurs dans le monde qui fonctionnent parfaitement. Les maladie nosocomiales font autant de décès que la route en France, la combustion du bois et l'exposition aux fumées est la troisième cause de mortalité dans le monde.....Le nucléaire (GEN 4) est LA solution pour sortir de l'impasse énergétique des ENR intermittents (il n'y a pas de solution technologique au stockage) et de la fin programmée des fossiles
Réponse de le 22/01/2019 à 11:31 :
Oui, enfin, heureusement qu'il avait le nucléaire la semaine dernière, sinon c'était la panne générale européenne et arrêtez de dire n"importe quoi et de prendre vos fantasmes pour la réalité.
https://www.kelwatt.fr/guide/prix-du-kwh (2012)
Pour les industriels MWh
Allemagne : 145 €
France : 105 €
Pour les particuliers MWh
Allemagne : 330 €
France : 158 €
Depuis 2012 il y a sans doute eu des variations.
Par contre je suis d'accord avec vous pour le photovoltaïque sur toutes les immenses surfaces commerciales ou industrielle ne serait-ce que pour la consommation personnelle de la zone.
L'éolien n'est que du vent, rien d'autre. Ces deux procédés ne sont pas renouvelables mais alternatifs ils leur faut ajouter des moyens complémentaires de stockage (batteries) et de complément, voire de remplacement d'où, foison de centrale à gaz.
Réponse de le 22/01/2019 à 14:03 :
Le prix de production du mix électrique allemand est moins chers qu'en France d'où notre position "d'importateurs nets" depuis des années (source Epexspot). voir lien plus bas. Le prix des renouvelables est fixé depuis plusieurs années par les appels d'offres pour la plupart des renouvelables (solaire et éolien terrestre) sans subventions désormais. Le reste concerne des taxes d'efficacité énergétique, d'amélioration du réseau ancien qui concerne l'ensemble des énergies etc. Vous faites des amalgames de même que sur la CSPE en France seule 9% de cette taxe concerne les renouvelables et sur ces 9%, 20% qui augmentent alors que le solaire et l'éolien diminuent puisque désormais en dessous du prix de marché concernent les réseaux de chaleur et le biogaz qui bénéficient aux plus pauvres et agriculteurs, donc merci de creuser un peu le sujet avant d'avancer des affirmation erronées. ce qui n'est pas une approche objective ni honnête. Voyez vous même le prix de marché allemand d'année en année moins cher que le notre ::

https://www.renewable-ei.org/en/activities/column/img/20180302/img02.jpg
Réponse de le 23/01/2019 à 11:51 :
Encore une contre-vérité de ‘la réalité’ ! Pour la CSPE qui a augmenté de façon exponentielle ces dernières années, la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) prévoit la répartition suivante pour 2019 :
68% est alloué au soutien aux énergies renouvelables
20% pour la péréquation tarifaire des zones non-interconnectées avec les énergies renouvelables
9% pour le soutien à la cogénération
2% pour le soutien à l’injection du biométhane
1% pour le soutien aux mesures d’effacement
0,5% pour les différents dispositifs sociaux

Enfin si la production d'électricité est si bon marché en Allemagne et que le contribuable allemande paye son électricité deux fois plus chère qu'en France à cause des taxes, j'en conclu que le racket est encore mieux organisé qu'en France. Nos politiciens peu imaginatifs ont donc encore une bonne marge de manœuvre
a écrit le 21/01/2019 à 22:41 :
Ben d'abord je ne vois pas quel problème pose ces grands bidules brassant le vent, je trouve assez gai, et je préfère de loin aux barres de hlm qui salissent nos côtes et les entrèes de ville.
Mais sur le plan technique c'est aussi idiot d'utiliser ces éoliennes à axe horizontal.
D'abord ne démarrent qu'à un minimum de vent ~18m/s, il faut les orienter et quand le vent tourne plusieurs fois par heure (cas des bordures maritimes) la machine ne suit pas, le rendement est faible, mais c'est très esthétique.
Donc nous passionnés de cette technologie il y a longtemps que nous avons sur des sites spécialisés mis au point des éoliennes à axe vertical à rotor et stator inversés à régulation automatique avec des rendements exceptionnels, maintenance facile et production de courant même à 5m/s alors que les autres sont encore à l'arrèt.
Et évidement tellement silencieuses qu'on peut les installer sur les toits plats de bâtiments genre hlm ou usines. et ne "gachant" pas le paysage.
Mais dans l'esprit des gens, l'éolienne c'est un avion,un oiseau un aspect propre à perturber les décisions des décideurs, alors que ce qui fonctionne le mieux en vertical ne ressemble à rien, voire très moche reste encore beaucoup à inventer.
a écrit le 21/01/2019 à 21:32 :
a l image de la politique du moment !
a écrit le 21/01/2019 à 21:31 :
a l image de la politique du moment !
a écrit le 21/01/2019 à 20:45 :
Fumisterie cupide, l'éolien demande 10 ans de service avant d'atteindre le point mort, en raison de ses couts de fabrication, car l'aluminium coute cher en électricité pour sa production, de surcroit les 1000 tonnes de béton sous chaque éolienne, ne sont pas gratuites, et la main-d’œuvre non plus. Cerise sur le gâteau,après 10 ans l'éolienne est vétuste, alors pour un objet qui ne produit que 25% du temps, c'est exorbitant. Un truc de pinpins écolos-vaseux, et de politicards cupides, car bien entendu c'est subventionné. Une formidable escroquerie sur argent public
Réponse de le 22/01/2019 à 1:18 :
Si c'est si coûteux pourquoi 195 pays au monde font du solaire et de l'éolien ? Pourquoi le marché se développe plus vite que le nucléaire qui ne représentera selon toutes les projection pas plus de 5% des énergies primaires soit bien moins que les renouvelables ? Pourquoi l'EROEI de l'éolien est meilleur que celui du nucléaire ? La garantie d'une éolienne est désormais de 30 ans. Le repowering se fait entre 15 et 20% du prix initial ensuite avec amélioration des rendements et donc baisse de prix et le socle de béton dure bien plus d'une centaine d'années. Il y a bien plus de béton dans le bâtiment et infrastructure c'est sans commune mesure. Et le démantèlement nucléaire ne réglera pas les millions de tonnes de béton nucléaire contaminés qui n'est pas réglé comme le confirme l'Asn. Le nucléaire est un truc de rentiers gaspilleurs d'énergie qui serait détruit en moins de 60 secondes avec les armements actuels en cas de guerre donc hyper dangereux. Quasiment plus de pays développés font du nucléaire qui se concentre en Chine et Inde et quelques pays voulant avoir l'arme nucléaire au Moyen Orient.
Réponse de le 22/01/2019 à 8:42 :
Pour réalité: ce n'est pas parce que 50millions de mouches bouffent de la M...que cette nourriture doit être servie en standard, actuellement la puissance décisionnaire des marchés vise des investissements non risqués et rapides d'où la folie des énergies renouvelables. Ensuite, il est mensonger de communiquer systématiquement sur la puissance installée ou le nombre d'habitants alimentés alors que le facteur de charge de ces machines est faible (inférieur à 20%) et cyclique. Quand à une guerre et bien vous sortez là l'argument de dissuasion, notez que la lecture de Paul Jorion fait preuve d'un grand pessimiste sur la durabilité de notre civilisation, en attendant de changer le modèle comme je le souhaite, il nous faut assurer 100 000 MW, soit combien d'éoliennes?
Réponse de le 22/01/2019 à 11:28 :
Le rendement d’une éolien diminue très vie avec le temps. Ainsi en Allemagne, les parcs de plus de 10 ans voient leur facteur de charge tombé à environ 16% alors qu’il se situait aux alentours de 22-23% au départ.
Quant à dire que 195 pays auraient préféré utiliser les renouvelables plutôt que le nucléaire, cela ne signifie strictement rien. Le nucléaire demande une expertise et des connaissances techniques extrêmement pointues que la plupart des pays n’ont pas. Beaucoup de ces pays sont situés dans des zones climatiques favorables (pays du sud avec hiver peu rigoureux et fort ensoleillement) et ont un tissu industriel réduit ; il serait donc stupide de répondre à la faible demande de production électrique de la population par la construction de centrales nucléaires alors que le solaire permet de faire face à ces besoins.
Il faudra aussi que ‘La réalité ‘ nous explique par quel miracle le EROI de l’éolien terrestre intermittent et présentant un facteur de charge moyen de 20-23% peut être meilleur que celui d’une filière pilotable et de facteur de charge supérieur à 90%!
Réponse de le 22/01/2019 à 14:21 :
@ Raoul et Jardinier : c'est faux ce que vous affirmez concernant le soleil car le Moyen Orient qui peut pourtant largement faire du solaire CSP stockage longue durée inclus à bas prix au total (hydrogène, ammoniac, carburants solaires etc) vise l'arme nucléaire et chaque pays a son programme nucléaire civil y compris le Soudan via le russe Rosatom. Les pays développés ne font quasiment plus de nucléaire, seulement la Chine et l'Inde pour résumer mais ce n'est rapidement que 4% de leur mix électrique. Et au plan mondial le nucléaire ne représente rien par rapport aux renouvelables dont la part va être de plus en plus supérieure. Quant au rendement le nucléaire a un rendement de seulement 33% en France alors que l'éolien terrestre de 25% et il s'améliore avec le repowering qui ne coûte que 15 à 20% du prix d'une éolienne et dont la garantie est désormais de 30 ans. Et en éolien offshore et surtout en flottant on a des facteurs de charge de 40% à plus de 65% donc attendez d'avoir un parc complet (terrestre + offshore et flottant) vous verrez que la moyenne est très supérieure au nucléaire si vous tenez compte du taux de disponibilité de l'éolien qui est de plus de 98% et bien moins pour le nucléaire. Enfin les renouvelables vont de pair avec l'efficacité énergétique et l'ensemble des énergies renouvelables donc on n'aboutit jamais à un calcul en nombre élevé d'éoliennes mais à l'exploitation optimale de l'efficacité énergétique et de toutes les renouvelables selon les régions etc. Pour mémoire en 2003 il a fallu arrêter 17 réacteurs rien qu'en France à cause de la canicule et l'été dernier y compris celles en bord de Baltique en Suède, Finlande et Allemagne car l'eau était trop chaude. Le solaire a eu une faible baisse de rendement mais à tourné à plein régime heureusement. les renouvelables consomment bien moins d'eau, ne sont pas risquées en cas de montée des eaux des océans comme le nucléaire, ni en cas de canicule ou de guerre avec missiles actuels. Elles sont bien plus adaptées et le stockage massif hydrogène et power to gas arrivent mais il fallait assez de renouvelables et de demande. La Gen IV nucléaire reste dangereuse et risquée (fasse aux missiles notamment), ne réduit les déchets qu'à 300 ans, n'est pas encore assez au point, coûte trop cher et nécessite toujours la filière uranium donc une combinaison de réacteurs ce qui la complique encore plus et ne la rend pas du tout compétitive.
Réponse de le 23/01/2019 à 7:42 :
@La réalité
Mettre sur le même plan le rendement de conversion d’une machine thermique (centrale nucléaire ou fossile, automobile…) qui est limité par le principe de Carnot mais qui n’empêche pas de fonctionner 24h sur 24, et le facteur de charge d’une éolienne qui dépend du fait que le vent ne souffle pas toute l’année et qui fait qu’une éolienne peut très bien ne fournir aucun courant quand on en a besoin, est au mieux de la malhonnêteté intellectuelle et au pire de la bêtise.
a écrit le 21/01/2019 à 19:35 :
il est 19h30 : notre consommation.avoisine les 80 MW ..54 pour le nuclaire et 2 MW pour l eolien dont la puissance installee est 14 MW en france ..Tout est dit : l eolien c est parfait qd il ne fait pas froid ( pas de vent) .
Réponse de le 22/01/2019 à 1:26 :
Cà ne pose aucun problème car nous sommes sur le réseau Entso-e de 39 pays et il n'y pas besoin de beaucoup de stockage puisque par exemple en Allemagne l'absence de vent ne dépasse pas 16 jours. Les études de RTE avec le scénario Ampère par exemple confirment 56 % de renouvelables sans hausse d'émissions mais baisse des prix en France. Les réseaux allemands et danois sont les plus sûr d'Europe alors que nous sommes loin derrière. Près de 25 pays visent déjà les 100% de renouvelables dont la Californie 5e puissance économique mondiale. Ils rigoleraient s'ils voyaient votre méconnaissance des énergies renouvelables et des réalités de l'énergie.
Réponse de le 22/01/2019 à 11:45 :
@La réalité
En France 16 jours de stockage d’électricité doivent représenter environ une quantité d’énergie de l’ordre de 20 TWh et ce doit être du même ordre de grandeur en Allemagne : connaissez-vous actuellement des moyens de stockage capables d’atteindre ces valeurs ?
Quant aux scénarios de RTE, dirigé par Mr François Brottes farouche partisan de l'éolien, je doute un peu de leur objectivité surtout si on parle de 56% de renouvelables sans hausse d'émissions de CO2 et avec baisse des prix! avec environ 20% de renouvelables en France, pays fortement décarboné, le taux d'émission de CO2 a déjà commencé à augmenter.
L'idéologie aveugle a des limites!
Réponse de le 22/01/2019 à 14:33 :
@ Jardinier : quand une étude ne va pas dans votre sens vous la contestez.Le problème est que vous avez des dizaines d'études de différentes sources scientifiques et d'entreprises comme Engie ou SPG aux Etats-Unis ou d'autres opérateurs responsables de réseaux comme Transgrid en Australie qui confirment la possibilité de passer aux 100% renouvelables dans plus de 140 pays dont on dispose des données précises à la seconde pour les consommation, production, météo etc En France les études Artelys confirment celles de RTE parmi 2 dizaines d'autres. Concernant le stockage l'hydrogène peut pousser la quantité sur le réseaux à sa limite supérieure qui n'est pas exploitée et le power to gaz vient ensuite et peut s'intégrer aux multiples et plus que suffisantes capacités de stockage dans notamment d'anciennes cavernes de gaz en Allemagne (6 mois de stockage) et France (2 mois en l'état actuel) donc bien plus que nos besoins. le power to gas a un rendement désormais autour de 85% en phase industrielle (programme européen Helmeth achevé en 2013). Et l'hydrogène comme le P2G donc biométhane ne servent pas qu'au stockage mais à l'industrie, transport etc donc les coûts baissent rapidement. Il y a ainsi plus de 100 unités en Europe donc plusieurs au stade industriel. Il ne manque plus que la hausse de la demande mais l'injection a déjà commencé un peu partout donc ne restez pas aveugle devant une évolution de marché qui va vous surprendre tout comme la baisse rapide des renouvelables que nous avons connu ces dernières années. Informez vous auprès des sources scientifiques objectives, des congrès professionnels etc et non auprès des diffuseurs des lobbies nucléaires et fossiles qui prétendaient qu'il n'était pas possible d'avoir 20% puis 30% puis 40% puis 50% de renouvelables etc
Réponse de le 23/01/2019 à 8:36 :
@ la réalité

Il y a quelques mois l’ADEME organisme public inféodé aux lobbies des renouvelables a sorti un scénario à 100% de renouvelables qui était complètement délirant. Depuis ce même organisme a un peu changé son fusil d’épaule et a sorti un nouveau scénario un peu plus crédible à 60% de renouvelables seulement.
Je suis donc très méfiant envers tous ces idéologues qui font preuve d’aucune cohérence dans leurs analyses et qui se base très souvent sur des hypothèses tout à fait irréalistes voire complètement biaisées
a écrit le 21/01/2019 à 18:21 :
Serait-ce une prise de conscience que l'éolien n'est pas une aussi bonne solution que cela nous est vendu depuis 20 ans?
a écrit le 21/01/2019 à 18:05 :
L'éolien est une vaste fumisterie, n'est fait que pour faire perdurer la filière nucléaire. Pourquoi ne pas utiliser l'élium 3 à foison dans la poussière de notre satellite , la technologie actuelle est suffisante pour excaver et ramener dans des contenaire le produit ultime pour l'avancement de notre futur . L'énergie libre est possible pour l'instant, pour : l'éclairage publique , privé pour faire fonctionner télévision et réfrigérateur. Et nous pouvons espérer dans un proche avenir aller sur de plus gros voltages .
a écrit le 21/01/2019 à 17:55 :
Évoquer une concurrence entre éolien et nucléaire est tout simplement risible, l'éolien étant intermittent et imprévisible (si ce n'est à très court terme), et le nucléaire au contraire pilotable. Dans tous les cas, la puissance éolienne installée devra être doublée par un moyen de production pilotable, que ce soit des centrales à énergies fossiles ou nucléaires.
a écrit le 21/01/2019 à 17:07 :
La consommation française d’électricité est de l’ordre de 500 TWh actuellement. (1 TWh = 1.000.000.000.000 Wh).
Pour fournir 500 TWh (soit 500.000 GWh) avec des éoliennes fournissant 20 GWh par km², il faudrait "planter" une surface favorable d’environ 25.000 km² soit environ 4% du territoire métropolitain, ce qui représente à peu près la superficie actuellement occupée par les villes, les routes et les parkings, même si en fait les surfaces ne sont pas mobilisées en totalité et restent largement disponibles pour un autre usage (cultures notamment).
Si la première priorité pour l’avenir est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il y a bien plus efficace à faire que de mettre des éoliennes partout. Plus généralement, si notre première priorité est de minimiser notre impact sur l’environnement, penser qu’il suffit de mettre des éoliennes partout pour y parvenir est hélas un rêve.
Si la première priorité est de nous mettre dans un monde avec "juste des renouvelables", il est incontournable de diminuer au préalable notre consommation d’énergie d’un facteur trois à quatre : aucune solution à base de renouvelables n’est dans les bons ordres de grandeur pour nous permettre un approvisionnement à notre niveau actuel, et il s’en faut de beaucoup.
Toutes les renouvelables ne sont pas égales! Mettre sur un pied d’égalité la biomasse, les carburants d’origine agricole, l’éolien, le solaire, la géothermie et l’énergie hydroélectrique est ignorer que chaque forme a ses avantages et ses inconvénients, et que toutes sont très loin d’avoir le même potentiel. Au niveau actuel de consommation d’énergie que nous avons, miser beaucoup d’argent et de discours sur l’éolien servira juste à nous précipiter un peu plus vite vers les ennuis.
Réponse de le 21/01/2019 à 18:36 :
Diviser par trois ou quatre notre consommation je crois être un parmi ceux qui connaissent le mieux ce sujet et à part des paroles il n'y a pas grand chose à en tirer. Si par contre vous savez comment faire vous êtes probablement le seul au monde alors nous sommes à votre écoute et le monde entier devrait se taire quand vous parlez.
Réponse de le 23/01/2019 à 8:04 :
@wilgo10
Dans votre calcul déjà très édifiant, vous ne tenez compte que du facteur de charge de l'ordre de 20-23% de l'éolien, mais le problème de l'intermittence n'est pas résolu pour autant. Il faut donc mettre non seulement la densité d'éolienne que vous mentionnez mais il faut aussi compléter le dispositif par une puissance pilotable du même ordre de grandeur que la puissance éolienne installée, ou par des moyens de stockage qui actuellement n'existent pas, et qui de toute façon auront aussi un coût très important.
a écrit le 21/01/2019 à 17:05 :
Juste pour savoir:
J’ai eu des échos négatifs sur l’éolien arguant d’un bilan carbone négatif (plus d’energie et de CO2 utilisés pour la mise en place, cad construction et installation) que d’energie produite et économisée pendant sa durée d’utilisation. Y a-t’il des données publiques à ce sujet?
a écrit le 21/01/2019 à 16:40 :
Quant' il fait froid y' a pas de vent, des ventilateurs électriques pour faire tourner? ;o))) Bref, ce n'est pas une énergie fiable.
a écrit le 21/01/2019 à 16:29 :
Je pense qu' il faut pénaliser (taxer) les régions (Bretagne en 1er) qui refusent les installations productrices d' électricité et se contentent d' importer de l' énergie des régions qui ont accepté centrales nucléaires, barrages, éoliennes, lignes electriques HT , gazoduc, etc.... C 'est facile de défendre son près carré quand on est obligé de faire tourner des centrales thermiques polluantes pour tout le monde pour se chauffer du fait de son déficit énergétique. La solidarité territoriale cela ne doit pas être a sens unique. Déjà qu' ils ne payent pas les autoroutes.....
Réponse de le 21/01/2019 à 18:20 :
https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-donnees-regionales , c'est bien de se renseigner avant de sortir sa bêtise. Aujourd'hui, par exemple, la première région qui paierait une taxe de ce genre c'est la région parisienne (Île de France). La seconde est la région Bourgogne-Franche comté et la Bretagne est 3e dans le ratio énergie consommée / énergie produite. La Bretagne produit 15% de son électricité consommée là ou l'Île de France n'en produit que 6.5%.
Réponse de le 22/01/2019 à 11:41 :
Si les bretons ne payenr pas "les autoroutes" qui n'en sont puisque limitées à 110 kmH, c'est qu'ils se sont mieux débrouillé historiquement que les autres en signant un traité avec le royaume de France en 1532.
Réponse de le 22/01/2019 à 11:41 :
Si les bretons ne payent pas "les autoroutes" qui n'en sont puisque limitées à 110 kmH, c'est qu'ils se sont mieux débrouillés historiquement que les autres en signant un traité avec le royaume de France en 1532.
a écrit le 21/01/2019 à 14:37 :
La défiguration de nos paysages n'a que trop duré. L'enfouissement d'énormes plots en béton me fait penser aux blockhaus implantés il y a 75 ans!! Et il est un fait certain concernant le voisinage avec les sites classés à l'Unesco, c'est que celle-ci peut à tout moment retoquer l'inscription pour cause de pollution visuelle : le cas se pose en Côte d'Or avec le périmètre Dijon Beaune classé et la création d'un gigantesque parc éolien à côté de Bessey en Chaume qui sera en vue directe depuis le site.
a écrit le 21/01/2019 à 14:24 :
Alors, c’est plutôt une bonne nouvelle pour nos paysages, nos oiseaux et tous ceux qui ont l’amour des deux.......
a écrit le 21/01/2019 à 14:12 :
Heureusement qu'un coup d'arrêt a été donné à l'installation de nouvelles éoliennes, les dégâts dans les paysages sont déjà considérables et leur mode financier relève du scandale, un propriétaire terrien, une commune ou une collectivité locale qui ont besoin d'argent n'ont qu' à faire installer sur leur commune des éoliennes, très juteux financièrement même s'il n'y a pas beaucoup de vent.
A quand un traitement équivalent pour le photovoltaïque, il n'est qu'à voir au travers du financement participatif pour voir la différence.
a écrit le 21/01/2019 à 13:24 :
En France avec une énergie décarbonée à plus de 90%, les énergies renouvelables comme le solaire et surtout l’éolien qui présente des variations aléatoires plus brutales et moins prévisible, ne peuvent que détériorer le bilan d’émission de CO2 en France. C’est d’ailleurs ce que permettent déjà de constater les bilans de RTE (ENEDIS) depuis 2016 avec une augmentation de la part gaz dans la production d’électricité et de façon logique une augmentation des émissions de CO2.
Comme en plus les parcs éoliens sont une véritable catastrophe pour l’environnement (nuisances visuelles et sonores permanentes pour les riverains, enfouissement de millions de tonnes de béton armé dans nos campagnes …), la baisse du nombre d’autorisation ne peut-être qu’une excellente nouvelle pour l’écologie.
a écrit le 21/01/2019 à 13:20 :
Tous les gens qui regardent cette question d'un point de vue technique savent qu'aujourd'hui toute installation d'éoliennes nouvelles suppose que vous investissiez en parallèlle une centrale thermique au gaz de même puissance installée que celle de la totalité des éoliennes que vous souhaitez installer . et là Dieu merci, vous n'êtes pas près d'avoir l'autorisation( confer expériences espagnoles et danoises entre autre).
Réponse de le 21/01/2019 à 14:22 :
En France, vu le refus de notre gouvernement d'installer de nouvelles centrales thermiques, on va juste conserver nos centrales nucléaires et les sous-utiliser.

Aucun gain sûreté, sécurité, environnemental, ça coûte des dizaines de milliards d'euros en plus pour aucun service rendu supplémentaire, mais apparemment ça fait plaisir aux gens.
Réponse de le 21/01/2019 à 15:03 :
Vous avez parfaitement raison. C'est pourquoi les coût de production prétendument compétitifs souvent avancés pour les ENR (éolien, photovoltaique) ne sont absolument pas valables: ils correspondent à un taux de disponibilité moyen de l'ordre de 30% seulement, et ne peuvent donc pas se comparer avec un moyen de production 'classique' (centrale thermique ou nucléaire) et pilotable qui a une disponibilité de plus de 95%. Le coût du kWh produit par une ENR doit être évalué en tenant compte, au prorata de l'énergie produite, de celui du moyen de stockage ou du moyen de production pilotable qui lui
permettra de pallier à son intermittence et d'atteindre, au global, une disponibilité moyenne minimale de 95%. Et là, dans ces conditions, le coût de production des ENR s'envole...
Réponse de le 22/01/2019 à 2:33 :
@ Technique : vous n'avez de technique que le nom car les unités de charbon et même gaz sont en recul dans chaque pays où les renouvelables se développent, y compris en Allemagne : https://www.cleanenergywire.org/sites/default/files/styles/lightbox_image/public/images/factsheet/fig2-gross-power-production-germany-1990-2017.png?itok=3eZlhkvY

@ Bachoubouzouc : mais non en France comme ailleurs en Europe on va de plus en plus rapidement vers l'hydrogène et power to gaz (25 pays européens concernés par une alliance et plus d'une centaines d'unités dont plusieurs industrielles avec injections en déploiement)
a écrit le 21/01/2019 à 13:09 :
Pourquoi investir dans l'éolien alors que la France produit déjà assez d'électricité décarbonée avec le nucléaire ?
Réponse de le 22/01/2019 à 2:39 :
car le nucléaire arrive en fin de vie et coûte trop cher à rénover alors que les renouvelables n'arrêtent pas de baisser en prix. Nous ne vendons quasiment plus de nucléaire dans le monde sauf en ajoutant des cadeaux à la corbeille comme en Inde avec des bases militaires ou très cher à la Grande Bretagne mais qui ne renouvellera plus. Le nucléaire cherche donc à se vendre aux français en faisant croire que 100% de renouvelables comme déjà 25 pays s'en approchent ou le visent comme la Californie seraient impossible. Ils disaient d'abord que 30% de renouvelables serait impossible, puis 40%, puis 50% etc Le nucléaire est le secteur le plus menteur qui soit.
Réponse de le 22/01/2019 à 11:49 :
'25% des pays s'approchent des 100% renouvelables'! Pouvez-vous citer ces pays et leur taux de couverture en dehors des pays qui possèdent un parc hydraulique (renouvelable pilotable) très important comme la Norvège ou la Suède?
Réponse de le 22/01/2019 à 14:39 :
@ Jardinier : déjà 25 pays ont déclaré viser 100% de renouvelables et s'en rapprochent chaque année de la Californie au Danemark en passant par l'Ecosse, le Portugal l'Autriche etc. sans compter ceux comme l'Islande, la Norvège etc Vous avez également des villes en plus des communes et quartier et dizaine de milliers de bâtiments producteurs d'énergie. de même que de multiples entreprises dont beaucoup se déconnectent du réseau donc économisent plus de 30 à 50% des coûts. A l'inverse dans le nucléaire la part est très faible car la France réduit sa part donc qui a une part supérieure à 50 % de nucléaire alors que ce dernier existe depuis les années 50 ?
a écrit le 21/01/2019 à 12:54 :
Qu'on arrête d'installer ces hachoirs d'oiseaux migrateurs et que l'on installe enfin des centrales nucléaires au Thorium, qui ne produisent pas de déchets.
Réponse de le 21/01/2019 à 17:08 :
pour le thorium, rendez-vous en 2050, si tout va bien.
Réponse de le 21/01/2019 à 18:33 :
Vous n'avez pas l'air suffisamment renseigné sur la technologie. La première étape serait d'en faire un prototype comme ITER (pour la fusion), un certain nombre de prérequis techniques n'étant à ce jour pas maîtrisés/connus. La seconde serait de disposer de suffisamment de combustible pour démarrer la réaction. Ensuite, ce réacteur nécessite une vidange ponctuelle de la cuve (source d'éléments radioactifs). Cette vidange est souvent présentée comme l'extraction d'éléments nécessaires pour la mise en route d'une seconde cuve. Ce n'est pas faux, sauf qu'avant qu'un réacteur produise assez d'éléments utiles, il faut attendre 3 décennies (d'où, entre autres, l'absence de carburant existant pour le lancement d'un premier réacteur). Pour faire simple, si tout allait pour le mieux, le premier réacteur - utile - au Thorium pourrait voire le jour d'ici la fin du siècle.
a écrit le 21/01/2019 à 12:41 :
Excellente nouvelle, qui permet d'espérer voir ralentir un peu la hausse continue, démesurée et scandaleuse de l’infâme ligne "CSPE" sur nos factures d'électricité
a écrit le 21/01/2019 à 12:16 :
Tous les permis de construire ou d'établir de nouveaux équipements sont très longs à obtenir en France. Merci à notre très lourde administration, la meilleure du monde derrière l'armée mexicaine. C'est donc la crise permanente du logement, la fuite de l'industrie, la création limitée aux subventions, le chômage. La procédure d'appel d'offre pour obtenir une ressource rare est le dernier raffinement de l'Etat pour pré-taxer, pour intervenir et contrôler le développement économique. Le gouvernement parle volontiers de logement indigne, mais jamais de l'Etat indigne.
a écrit le 21/01/2019 à 12:16 :
Cela ne me fait ni chaud, ni froid. L’éolien n’est pas rentable, production d’énergie 30 % en moyenne de la puissance théorique installée ; défiguration paysage, dans ma région champenoise ça foisonne. L’intérêt réel est au compte des loueurs de terrain, mairies, et particuliers paysans ; Mais ce que je reproche le plus, c’est la taxe CSPE qu’on nous prélève (16 % de la facture moyenne d'électricité des ménages selon la CRE) pour « alimenter » d'abord les propriétaires des terrains sur lesquels sont installées ces éoliennes. L’éolien c’est avant tout de l’écologie mercantile, les taxes écologiques pour les particuliers ,ras le bol !!!!
a écrit le 21/01/2019 à 12:03 :
Est-ce que cela résulte de la prise en compte, certes tardive, que l'éolien, ce n'est que du vent?
a écrit le 21/01/2019 à 11:55 :
Contre les moulins, le rural , gilet jaune ou pas, a tendance à ruer sur sa Rossinante.Il se voit paysagiste; c'est d'ailleurs le cas aussi pour les citadins qui font du tourisme dans nos campagnes et ne veulent pas voir leurs paysages préférés défigurés. Soit, pourquoi ne pas jouer à fond la carte de l'éolien maritime? Cette circonspection de l'état cache-elle
quelque chose?
a écrit le 21/01/2019 à 11:06 :
Il y a plus de 1500 associations en France dont le seul but est d’empêcher l'installation d'éoliennes et qui usent de tous les moyens légaux de recours administratifs et juridiques. D'où le temps démesuré de mise en œuvre des projets.

Les éoliennes sont victimes du même délire que les projets de forage non conventionnels. On les accuse de tout et son contraire mais il n'y a pas de solution alternative de proposée par les détracteurs.

Je me demande seulement comment sont financés ces associations qui ne laissent comme avenir que le tout nucléaire.
Réponse de le 21/01/2019 à 12:01 :
Elles sont financées par des adhésions à 20 euros.
Réponse de le 21/01/2019 à 17:42 :
Comme vous l'indique Oldtimer, ce sont des cotisations de 10 à 20€ et des dons de particuliers riverains qui n’aimeraient pas avoir leur environnement complètement pollué par ces machines de plus en plus hautes dont les flashs lumineux sont insupportables la nuit entre autres.
De toute façon, ne vous faîtes aucune illusion, en France vous aurez les éoliennes et le nucléaire plus quelques centrales à gaz pour effacer les trop brusques variations de production des parcs éoliens. Ceux qui font miroiter que l'éolien va pouvoir remplacer le nucléaire (c'est le plus gros argument des promoteurs auprès des populations peu informées et hélas souvent relayé par des élus!) sont des menteurs dont le seul objectif est de profiter du prix de rachat prioritaire et très avantageux de l'électricité éolienne. Ce prix étant en partie payé par les consommateurs à travers divers taxes.
Réponse de le 22/01/2019 à 2:44 :
Le secteur nucléaire prétendait que 30% de renouvelables serait impossible, puis 40%, puis 50% etc alors que l'on constate le contraire dans le monde. Le nucléaire est le secteur le plus menteur qui soit. Pour mémoire les derniers appels d'offres en France sont à 55 et 52 euros le MWh pour l'éolien terrestre, sont sans subventions car en dessous du prix de marché qui est de plus de 60 euros/MWh.
a écrit le 21/01/2019 à 10:52 :
Je cite: "Autre élément étrange, le gouvernement français invoque souvent des arguments étranges pour bloquer l'installation d'éoliennes, comme la proximité de radars ou de sites protégés par l'UNESCO"
En quoi vouloir protéger un site classé par l'UNESCO est-il étrange? C'est du simple bon sens! Nous allons tout de même pas sacrifier des sites d'intérêts touristiques majeurs pour quelques MW d'électricité! Existe-il si peu de sites d'installations éoliennes qu'on soit réduit à la destruction de notre patrimoine? Dans ce cas je m'inquiète des capacités de développement de l'éolien....
Réponse de le 21/01/2019 à 15:32 :
Vous avez tout à fait raison mais visiblement certains élus préfèrent des retombées financières (la suppression progressive des taxes d’habitation ne va pas arranger les choses !) pour leur commune au bien être des riverains et à la sauvegarde de l’environnement. Dans ma région il y a déjà près de 30 éoliennes dans un rayon de 5 km autour de mon village et un projet de 11 nouvelles éoliennes est sur le point d’être accepté avec l’assentiment d’une majorité des élus locaux. Cette région de collines est d’ores et déjà complètement défigurée par des machines dont la hauteur est de plus en plus grande (180m pour le nouveau projet avec des machines à moins de 600m de certaines habitations). Les méthodes employées pour faire avancer les projets s’apparentent à des méthodes mafieuses et quelques élus jouent un rôle plus que suspect dans ces montages qui semblent pouvoir rapporter gros.
Réponse de le 22/01/2019 à 2:47 :
En cas d'accident majeur ou de simple missile hypersonique de plus en plus courants il faudra moins de 60 secondes à la France pour être à genoux et des siècles avant de pouvoir revisiter le patrimoine qui n'est pas pollué par l'éolien vue les grande précaution prises partout et le peu d'éolienne au plan français.
a écrit le 21/01/2019 à 10:31 :
Le rythme d'installation de solaire et d'éolien a tendance à baisser au niveau mondial, d'environ 150GW par an vers 2015 à 100GW par an aujourd'hui. Et pour les investissements, c'est pareil, avec environ 320G$ par an en 2015 contre 280G$ par an aujourd'hui.

Le problème ne doit donc pas être uniquement la réglementation française, malgré ce que les lobbyistes de cette industrie disent, mais un peu plus structurel pour ces technologies.
Réponse de le 22/01/2019 à 2:51 :
Vos données ne sont pas exactes : Selon Jenny Chase, spécialiste du solaire pour BNEF, 109 GW ont été installés en 2018 contre 99 GW l’année précédente. Au niveau mondial, les autres EnR sont quant à elles en hausse en termes d’investissements : éolien (+ 3%), biomasse (+ 18 %) biocarburants (+ 47 %). La tendance à la hausse est bien plus forte pour les renouvelables sur plusieurs années que pour le nucléaire, récemment comme dans les prévisions à venir.
a écrit le 21/01/2019 à 10:30 :
Entre Drôme et Ardèche, quel que soit le côté qu'on regarde, des éoliennes à l'horizon et certaines qui tournent lorsqu'il n'y a aucun vent.
a écrit le 21/01/2019 à 10:29 :
Les technologies de rupture comme les éoliennes aéroportées en mer ou à terre (Airborne Wind Energy System - AWES) pourraient jouer un rôle croissant à partir de 2020, selon les spécialistes du secteur éolien. A des altitudes élevées il y a suffisamment de vent pour alimenter la demande mondiale croissante d'énergie. A 500 m d'altitude, selon la loi exponentielle de Hellmann, le vent transporte 2,0 fois plus d'énergie et croît avec le cube de la vitesse du vent. A 1500 m d'altitude la production est 8 fois supérieure à celle à 100 m. Entre 400 et 800 m la production électrique est continue.

Les éoliennes aéroportées (une centaine de développeurs dans le monde) nécessitent bien moins de surfaces comme de ressources (90% de moins) donc sont nettement plus facilement recyclables avec un bien meilleur bilan, sont nettement moins lourdes (99% du poids est au sol) et donc bien plus faciles et rapides à transporter et à installer que les éoliennes conventionnelles, y compris sur des sites habituellement inaccessibles, sans éventuelles nuisances optiques ou autres et avec bien moins de bruit et d'impacts aviaires. Leur altitude de fonctionnement (entre 200 et 1500 m avec une moyenne à 500 m) ne gêne pas l'aviation (au delà des aéroports), leur maintenance est facilitée, elle sont autonomes, leur coût est très compétitif (électricité jusqu'à plus de 60% de moins que le prix de l'éolien conventionnel avec des perspectives de baisse au moins aussi fortes selon BVG Associates) et permettent de multiples implantations et nouveaux marchés, tout en offrant plus de résistance et d'adaptabilité dans les zones particulièrement venteuses et d'ouragans ou autres conditions climatiques extrêmes (neige, glace etc). L'électricité peut être transmise via le câble de liaison ou à des récepteurs par micro-ondes ou laser. Elles sont toutefois, selon les types de modèles, à protéger de la foudre. Les câbles en polyéthylène de poids moléculaire ultra élevé doivent être changés périodiquement.

Par exemple Ampyx Power (Pays-Bas). 20x20 éoliennes aéroportées = 1 centrale nucléaire mais pour un prix plus de 5 fois moins cher en euros/MWh et toujours en baisse. Vidéo

https://www.youtube.com/embed/5c8ofmpfJVI
Réponse de le 21/01/2019 à 11:53 :
Je ne tiens pas à voir des éoliennes en montagne, un des rares cadres à peu près naturel encore pas trop défiguré par les ferrailles des 20 et 21èmes siècles
a écrit le 21/01/2019 à 10:20 :
Entre le mouvement des gilets jaunes qui ne faiblit pas et les gadgets polluants qui ralentissent, 2 bonnes nouvelles, 2019 année de la teuf !!!
a écrit le 21/01/2019 à 10:08 :
Pourquoi focaliser sur la production d’électricité qui n'est vraiment pas le problème en France du point de vue des émissions de CO2 ?
Pour ne pas avoir investi la centaine de milliards d'euro consacrés à l'éolien et au photovoltaïque dans l'isolation des logements par exemple, puisque le chauffage est une des premières sources d’émission de CO2 ?
Cela aurait favorisé un emploi d'artisan non délocalisable (alors que le photovoltaïque et l'éolien favorise l'emploi asiatique ...) et cela ferait faire des économies aux français (plutôt que de les taxer sur le carburant ...)
Réponse de le 21/01/2019 à 10:37 :
@ el Julio : on doit agir sur plusieurs secteurs à la fois car l'éolien et le solaire représentent des marchés mondiaux très importants, rien que pour l'éolien terrestre 900 entreprises en France et plus de 15.000 emplois et une bonne part est bien française notamment en repowering. Il faut donc développer ces filières et savoir-faire en France pour les emplois et revenus. De plus on a besoin de remplacer nos plus anciennes centrales nucléaires qui arrivent en fin de vie et sont plus chères à rénover ou en neuf stockage inclus comme les études le démontrent. Enfin on doit produire de l'hydrogène et biométhane (power to gas) pour réduire notre forte dépendance aux énergies fossiles dont gaz. La taxe reportée par les gilets jaunes étaient très utile car même si elle n'était pas entièrement affectée à la transition, le budget de l'écologie est bien supérieure et aide bien à la transition dont isolation etc.Il ne faut pas attendre pour être indépendant des énergies fossiles car cà coûte plus de 40 milliards d'euros par an. Les gilets jaunes ont donc reporté les dépenses et ils paieront plus cher à l'avenir par suite de leur raisonnement court terme erroné.
Réponse de le 21/01/2019 à 14:37 :
@ Polytech : techniquement nous sommes capables de faire beaucoup de chose, y compris planter une éolienne sur la face caché de la lune :-) Seulement à l’échelle des besoins en énergie de notre économie, aucune source de production est viable ou durable (disponibilité des ressources pour fabriquer l’appareil de production, pollution engendrée par le fonctionnement ou la construction, le transport etc ...). Par ailleurs l'éolien comme le solaire sont des purs produits de l'industrie carbonée puisque les énergies fossiles bon marché représentent plus de 80% du mix énergétique mondial. Ces énergies "propres" seraient elles viables et rentables dans un monde ou le mix énergétique serait uniquement constitué d'énergies non carbonées et/ou non nucléaire ? Je vous renvoie à la notion de taux de retour énergétique (ratio d'énergie utilisable acquise à partir d'une source donnée d'énergie, rapportée à la quantité d'énergie dépensée pour obtenir cette énergie.) Pour une société "moderne" on estime que ce taux de retour doit être de 1 pour 10 minimum. C'est pour cela qu'il vaut mieux privilégier la modération des besoins énergétiques et l'isolation du bâti participe de cette modération. Cela a également le mérite d'être profitable au bien être des citoyens !
Réponse de le 22/01/2019 à 3:26 :
@ el Julio : si vous évoquez l'EROEI, il se trouve qu'il est meilleur pour l'éolien que pour le nucléaire (et l'écart est encore plus fort pour les éoliennes aéroportées qu'une centaine d'entreprises dont plusieurs majors développent dans le monde, elles utilisent 90% de ressources en moins). De plus l'éolien se recycle un nombre quasi illimité de fois et désormais à quasi 100% (même les pâles composites) ce qui améliore d'autant son bilan et n'est que très peu le cas du nucléaire. Vous avez raison d'évoquer l'isolation du bâti mais çà prendra quelques décennies et là aussi il faut tout calculer car beaucoup de gaspillages et de mauvaises isolations sont réalisées et les matériaux ont des bilan différents. De même 1 seul pont thermique ou trou dans une isolation et le résultat global est mauvais. Il vous faut comprendre que le solaire utilise des couches ultra minces et s'intègre de plus en plus au bâti pour lequel on améliore tous les paramètres (on construit de plus en plus avec des matériaux locaux, du bois etc) C'est bien le nucléaire qui n'a pas (tout comme les fossiles) conduit les gens à la sobriété sinon nous ne serions pas toujours aussi dépendants des fossiles. Les renouvelables visent beaucoup plus à cette efficacité énergétique et sobriété et nécessitent une continuelle optimisation. Quand on fait des bâtiments positifs en énergie ils nécessitent d'être performants au plan efficacité, tout comme des véhicules électro-solaires qui sont les plus efficients au monde sinon l'autonomie serait dérisoire. On passe son temps à tout optimiser dans les renouvelables alors que le nucléaire a déployé les chauffages et chauffes-eau à effet joule et rendement zéro et s'est approprié tout le secteur énergétique sur un mode centralisé alors qu'il y a des approches bien meilleures avec les potentiels techniques des renouvelables qui vont dans les scénarios énergétiques de pair avec baisse de consommation (voir négawatt etc) alors que çà n'a jamais le cas du nucléaire qui a toujours poussé à la consommation.
Réponse de le 22/01/2019 à 11:53 :
@Polytech
'EROEI, il se trouve qu'il est meilleur pour l'éolien que pour le nucléaire'.
Pouvez-vous développer? cette affirmation ne me parait pas très raisonnable. et en dehors de tout bons sens
Réponse de le 22/01/2019 à 11:55 :
@Polytech
'EROEI, il se trouve qu'il est meilleur pour l'éolien que pour le nucléaire'.
Pouvez-vous développer? cette affirmation ne me parait pas très raisonnable. et en dehors de tout bons sens
a écrit le 21/01/2019 à 10:04 :
Si c'est vrai, il y a des doutes sur le volonté de ce gouvernement d'effectuer la transition écologique.
Favoriser la compétence nucléaire est discutable parce qu'il n'y a pas encore de révolution dans la production des déchets radioactifs et leur stockage.
Par ailleurs, je suis persuadé que l'impact des tours de refroidissement n'est pas neutre sur nos ressources hydrauliques.
a écrit le 21/01/2019 à 10:00 :
Bref la transition écologique pour nos LREM ne passera que par notre seul et unique sang, faut pas compter sur les dirigeants politiques et économiques donc.

Saignons donc, c'est pour notre bien qu'ils nous disent.
a écrit le 21/01/2019 à 9:53 :
c'est sur!
holande croyait que l'ecologie allait etre payee par personne, qu'il allait y avoir plein d'investissements, mais rien sur la facture du consommateur ( il suffisait de changer encore une fois la formule de calcul)
evidemment que ca couite tres cher, l'electricite coute le double en allemagne, ca vient certainement de quelque part, non?
Réponse de le 21/01/2019 à 10:18 :
"evidemment que ca couite tres cher"

Ben oui donner sans arrêt 75% de marge bénéficiaire ça coute très cher, bien trop cher.
Réponse de le 21/01/2019 à 10:20 :
Pour une fois l'état français a probablement raison. L'eolien est une énergie intermittente qui n'est pas rentable; les allemand ont bien compris cela et sont en train d'arrêter les investissements dans l'éolien...
Tous les francais sont d'accord pour avoir plus d'énergies renouvellables mais pas à n'importe quel prix!!!
Réponse de le 21/01/2019 à 10:43 :
@ Churchill : non l'électricité est moins chère sur le marché allemand, raison pour laquelle nous sommes "importateurs nets" depuis leur transition. Les taxes seules sont plus élevées pour les particuliers mais elles couvrent les frais d'efficacité énergétique, d'isolation etc et les allemands consomment moins donc ont des factures qui pèsent moins lourds que chez nous dans leur budget. D'ailleurs il n'y a pas de gilets jaunes à ce sujet en Allemagne d'autant que plus de 55% des allemands perçoivent des revenus des renouvelables qui sont citoyennes via les Länder. de plus ils font des bénéfices importants dans les renouvelables. Et leur transition a coûté à cause de leur géographie (éoliennes au Nord consommation au Sud donc réseau coûteux à développer. Mais certainement pas à cause du prix des renouvelables qui y est entre 35 et 40 euros le MWh et baisse régulièrement.
Réponse de le 21/01/2019 à 12:33 :
@Polytech : si l'électricité issue de l'éolienne paraît "peu chère", c'est parce que les contribuables mettent la main à la poche pour la financer, en plus du fait qu'ils l'achètent via la consommation. L'électricité issue de l'éolien et l'électricité issue du photovoltaïque ne sont rentables que pour les lobbies qui les exploitent. Elles coûtent inutilement des millions de "bras" pour leurs consommateurs et pour les contribuables. Il faut abandonner tout de suite cette mascarade et utiliser tous les moyens de financement possible pour renforcer la recherche sur l'électricité issue de l'hydrogène. C'est une source d'énergie propre en soi (je dis bien : en soi) et pourrait le devenir totalement sans tarder. Le seul handicap qu'elle présente est que lorsque son exploitation sera "banalisée" ce sera à la portée de pratiquement tout le monde de l'exploiter. Et cela, les pouvoirs politiques ne veulent pas en entendre parler, puisque "adieu les subsides de dingue" versées aux lobbies et "adieu le taxes et impôts de dingue" divers avec lesquels l'on ne pourra plus racketter les contribuables et les consommateurs.
Réponse de le 21/01/2019 à 17:58 :
Toujours les mêmes arguments de Polytech: l'éolien ne coûte presque rien (35 à 40€ le MWh et baisse régulièrement).
SI cela est vrai, il faut arrêter immédiatement toutes les subventions à l'éolien dont le MWh est payé au promoteur près de 80€ prix garanti avec de surcroît obligation d'achat pendant des années.
Dans ce prix de 36-40€, en supposant qu'il soit vrai, je ne pense pas que soient compter la nécessité de construire en parallèle des centrales pilotables permettant d'assurer la sécurité du réseau en cas de baisse brutale de production intermittente ni le renforcement de celui-ci pour supporter au contraire les surproductions temporaires.
Réponse de le 22/01/2019 à 3:51 :
@ Delor et Jardinier : l'éolien et le solaire sont fabriques en très grandes séries et vous pouvez constater leur baisse de prix magistrales comme jamais vues dans l'histoire des transitions énergétiques, ce grâce notamment au Danemark (pionnier dans l'éolien), à l'Allemagne et à la Chine entre autres. Ainsi tous les appels d'offres dans le monde sont remportés par le solaire ou l'éolien. Les prix cités sont en Europe. En France (en retard à cause du nucléaire et des anti-éoliens qui ont fait augmenter les coûts et délais comme le confirme la CRE) ont est à 55 euros pour l'éolien terrestre et 52 euros /MWh pour le solaire et les prix vont encore baisser. Les anciennes subventions se tarissent car on est sous les régime des appels d'offres. Sachez que le nucléaire en son temps n'était pas du tout compétitif, sa courbe économique est typiquement en U. Les allemands font bel et bien des bénéfices dans les renouvelables depuis quelques années malgré qu'ils étaient pionniers. Ils ont Siemens comme n°1 mondial de l'éolien qui rapporte (et dont le groupe a a par ailleurs quasi absorbé la branche transport de Siemens) tout comme tout leur secteur cleantech et ils ont réduits leurs importations. Ils investissent beaucoup chez eux donc regardez bien les taxes et ce qu'elles couvrent car les prix des appels d'offres éolien et solaire sont moins élevés chez eux que chez nous, de même ils font des unités biogaz moins chères (raison pour laquelle notre secteur biogaz est à la peine). Leurs réseaux de chaleurs sont autour de 30 euros le MWh alors que nous sommes plutôt autour de 80 euros/MWh etc. Donc vous aimez les clichés des sites de lobbying pro-nucléaire mais étudiez mieux le sujet en détail et vous verrez que les allemands n'ont pas du tout échoué comme on veut le faire croire. Ils ont rencontrés des problèmes mais nous en avons de plus en plus car notre nucléaire vieillit, les EPR ne sont plus compétitif alors que les renouvelables y compris stockage inclus dont nous n'avons pas besoin de quantité énormes deviennent de plus en plus attractives. La Chine fait des EPR mais pour 4% du mix électrique et à terme 8% tout au plus et beaucoup plus de renouvelables. Donc regardez mieux les chiffres avant de prendre les autres pays pour des arriérés et pensez que la France est le champion.

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