La France a-t-elle les moyens de sa transition énergétique ?

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La France doit mobiliser d'importants moyens pour financer sa transition énergétique
La France doit mobiliser d'importants moyens pour financer sa transition énergétique (Crédits : Fotolia)
Pour la première fois depuis sept ans, l’AIE s’est livrée à une évaluation de la politique énergétique française. Son rapport, présenté ce 17 janvier au Ministère de l’Environnement, se penche sur les défis liés à la transition énergétique dans notre pays.

L'actualité le démontre une fois de plus : la France est particulièrement sensible aux pics hivernaux de consommation tel que celui que nous traversons ces jours-ci. En cause, notamment, la forte proportion de chauffage électrique et la faible flexibilité de son nucléaire, aggravée cette année par l'indisponibilité de plusieurs réacteurs.

Cette situation fait écho à l'analyse que livre l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur la politique énergétique française de ces dernières années et sur les défis auxquels elle fait face pour mener à bien sa transition. Ce que Paul Simons, directeur exécutif adjoint de l'AIE, résume par un double enjeu consistant à transformer dans le même temps son système énergétique et l'organisation de son marché.

Des progrès remarquables ces dix dernières années

L'Agence délivre de bons points à la France, qui a depuis dix ans accomplis des progrès significatifs en matière de consommation énergétique et d'émissions de CO2, « totalement découplés de sa croissance économique ». L'intensité carbone nationale (qui équivaut à la moitié de la moyenne de l'AIE) a baissé de près de 30% depuis 2004, à comparer avec une baisse moyenne de 21% pour les autres pays membres de l'AIE.

Ceci s'explique par les 46% de nucléaire dans le mix énergétique (78% du mix électrique), contre 47% pour les énergies fossiles. Plusieurs centrales à charbon, pour une capacité totale de 3,2 GW, ont d'ores et déjà été fermées. Grâce à des progrès significatifs enregistrés en matière d'efficacité, l'intensité énergétique a diminué de 16,5% depuis 2005.

« Cela signifie que le point de départ de la transition énergétique française est une économie déjà largement décarbonée, a souligné ce mardi Paul Simons. C'est une bonne chose, mais cela rend la transition d'autant plus ambitieuse, car les gains les plus faciles ont déjà été réalisés. »

Doubler le rythme de développement des renouvelables

Le rapport salue le rôle joué par les initiatives du pays hôte de la COP21 en matière de climat, y compris sur son propre territoire : de nouvelles politiques (notamment la loi pour la transition énergétique et la croissance verte), une programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoyant un budget carbone établi pour cinq ans, une fiscalité qui évolue en faveur de cette transition, des investissements publics significatifs...sur tous ces sujets, la France pourrait même servir de modèle aux autres pays membres de l'AIE.

Mais celle-ci pointe aussi les implications structurelles que cette transition suppose pour le secteur : poursuivre l'amélioration de l'efficacité énergétique (notamment dans le parc de logements, dans les PME industrielles et dans les transports ) et accélérer le développement des énergies renouvelables, dont le rythme d'installation devrait doubler dans les cinq prochaines années pour que la France respecte ses objectifs de 23% de renouvelables, au lieu de 16% aujourd'hui.

Tout en soulignant la complexité et la lenteur de développement de projets renouvelables dans l'Hexagone, l'Agence salue une évolution des réglementations permettant de simplifier et d'accélérer les procédures, notamment dans l'éolien terrestre : permis unique, système d'enchères, etc.

L'éolien offshore, secteur dans lequel la France compte déjà 3 gigawatts (GW) de projets (dont le démarrage a été retardé par de nombreux recours et des difficultés de raccordement au réseau...), serait celui où les baisses de coûts à venir seraient les plus prometteuses. L'AIE recommande aussi d'élargir l'assiette de la taxe destinée à financer le développement des renouvelables et, sur un plan plus pratique, d'améliorer l'intégration des renouvelables aux réseaux électriques.

Efficacité énergétique et mobilité électrique

Autre point salué par l'Agence : la progression du marché des véhicules électriques et surtout les projets en la matière, notamment le programme prévoyant 7 millions de bornes de recharge installées en 2030. Sur ce sujet, Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat au ministère, souligne la grande inertie d'un secteur qui implique de transformer aussi bien un système que des parcs de véhicules. Il en appelle à Bruxelles pour édicter des standards pour les véhicules légers mais aussi pour les poids-lourds qui sillonnent l'Europe de part en part.

Dans le secteur du bâtiment, le plan de 500.000 rénovations annuelles doit également permettre de poursuivre la décarbonation de l'économie, et faisant passer les économies du secteur de 250 MW à 500 MW par an. Car, si le mix énergétique est déjà très décarboné, ce n'est pas le cas des pics de consommation aux heures de pointe, alimentés par une électricité fossile (française mais aussi importée à coûts prohibitifs) produite par des centrales à gaz, voire à charbon, plus flexibles que les centrales nucléaires.

Pas de suppression des tarifs régulés pour les particuliers

Lors de la présentation du rapport, Laurent Michel a déclaré que le gouvernement partageait globalement l'état des lieux de l'AIE. Il a notamment répondu aux préconisations de l'agence sur l'ouverture des concessions hydrauliques à la concurrence, actuellement en cours de discussion avec Bruxelles. Des prolongations des concessions existantes seront autorisées le cas échéant contre travaux, tandis que les concessions échues pourront être renouvelées notamment avec des sociétés d'économie mixte associant collectivités locales, Caisse des Dépôt, et partenaires privés.

De façon générale, dans un contexte où l'Etat conserve une part importante du parc de production (nucléaire mais aussi en partie hydraulique via EDF) et les réseaux de distribution, l'agence salue l'approche décentralisée et le rôle dévolu aux autorités locales et régionales dans la transition énergétique.

En revanche, concernant la fin des tarifs régulés de gaz et d'électricité pour les particuliers comme cela a déjà été fait pour les entreprises et les industriels, Laurent Michel a rappelé que le gouvernement n'y était pas favorable. Mais il a lancé un appel à tous les fournisseurs pour multiplier les offres à destination des particuliers exploitant les possibilités offertes par les compteurs intelligents.

Le financement en question

Cette transition doit s'accomplir sans rendre l'énergie plus carbonée qu'elle ne l'est aujourd'hui, en garantissant la sécurité de l'approvisionnement et les conditions de sécurité pour exploiter un parc nucléaire vieillissant.

Si les perspectives de long terme sont positives (sécurité énergétique, croissance verte et énergie bon marché), à court et moyen termes le vieillissement du parc nucléaire pose la question de la sécurité d'approvisionnement. D'où l'intérêt de mécanismes de contrôle/commande et la mise en place d'un marché de capacité prévue pour 2017. Permettant de garantir à tout instant l'équilibre entre production et consommation sur le réseau électrique, le mécanisme de capacité consiste à valoriser et à rémunérer des unités de production électrique sur la base de leur puissance disponible, qu'il s'agisse de puissance additionnelle ou de capacité d'effacement.

Mais c'est la question du financement qui semble la plus délicate à l'AIE. Développement des renouvelables, efficacité énergétique ou exploitation sûre du parc nucléaire vieillissant, tout cela a un coût. Et pour le financer, il importe que les investisseurs aient une bonne visibilité sur la politique des prochaines années.

L'agence rappelle le coût du grand carénage, évalué par EDF à 47,5 milliards d'euros pour la période 2014-2025. Tout en reconnaissant que ce montant représente un défi pour l'Etat, les marchés, le secteur et les consommateurs qui devront collectivement assurer ce financement, l'agence se dit confiante grâce à la recapitalisation par l'Etat de l'opérateur historique.

50% de nucléaire en 2025, un objectif hors d'atteinte

L'AIE préconise de prendre en compte les tarifs de l'électricité, son intensité carbone, la sécurité d'approvisionnement et la capacité française d'exportation de son électricité nucléaire dans un contexte où la disponibilité de nombreux réacteurs pourrait être affectée par des opérations de maintenance, la nécessité pour la gestion du démantèlement et des déchets dans le long terme...

Par ailleurs, rappelant que passer à 50% du mix électrique nécessiterait de fermer de nombreuses centrales (de 17 à 20 selon ses estimations), l'agence estime que cela sera "difficile". Elle préconise des "perspectives de long terme permettant à la filière de programmer ses investissements de sûreté". D'ailleurs, l'agence ne manque pas de souligner que la PPE ne couvre pas la période au-delà de 2023, et ne traite pas de la fermeture de réacteurs ni de l'exploitation à venir du parc nucléaire, soumise aux rapports générique puis au cas par cas que doit établir l'Autorité de sûreté nucléaire en 2018/2019.

De son côté, Laurent Michel rappelle que l 'on devrait ensuite bénéficier des retours d'expérience sur les deux EPR chinois, le finlandais, celui de Flamanville et même celui de Hinkley Point, qui pourraient servir de base à la conception d'un nouveau modèle optimisé de réacteur nucléaire...

Il confirme par ailleurs que tout en étant en dessous des 78% actuels, la France sera en 2023 encore bien au-dessus des 50% de nucléaire dans son mix électrique. Contrairement à la promesse faite par François Hollande lors de la première conférence environnementale de 2012, qui annonçait cette baisse à l'horizon 2025.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2017 à 9:10 :
En fait le vrai problème n'est pas la production d'électricité, qui est très décarbonnée,
mais la consommation des énergies fossiles par les transports et le chauffage qui sont la source des pollutions : voir les pb actuels.
Comme l'a bien dit un "physicien" les énergies renouvelables sont en majorité des gadgets inutiles et coûteux payés par les consommateurs et les contribuables, des paradis fiscaux pour les maffias financières peintes en vert.
Des rendements garantis de 8 à 14%, sans risques, pendant 15 ans et plus, cela explique bien des choses et bien des transferts !
a écrit le 19/01/2017 à 9:58 :
Ben on paye en partie l'imbécilité de bobos refusant de partout les éoliennes (elles tournent plus l'hiver car il y a plus de vent) et pour celles en mer : de quoi je me mèle, je suis des bords de mer et des lieux ou il devrait en avoir et si j'avais le choix entre la vie de ces méga moulins et les blockhaus à Parigots, le choix serait vite fait.
Tiens l'état devrait négocier comme ça: une éolienne vs une barre de moins!
a écrit le 19/01/2017 à 9:00 :
La France a toujours des plans magnifiques, sauf qu'il est rare que leur réalisation soit effective parce qu'il manque les moyens, ou que les Gouvernements changent leur financement , dans un deuxième temps. Voir le plan de Mr. Hollande de mettre 500,000 logements à niveau ( initialement payable par les économies générées ) par AN . et où est le rapport sur cette mesure? C'est un vrai bide.
A savoir qu'il semble qu'on veut réactiver ce plan, sans moyens.... ???
a écrit le 19/01/2017 à 1:15 :
En attendant la mise au point de la fusion nucléaire et de l'hydrolien immergé, le nucléaire reste la seule solution de production de masse d'électricité non carbonnée.L'intermittence du solaire et plus encore de l'éolien entraine la construction de centrales thermiques pour assurer la continuité de la production (voir la situation allemande) et produit le CO2 quel l'on prétend éliminer : vive Ubu !
L'éolien est un désastre économique, social et environnemental, mais une manne pour les mafias financières, manne qui est payée par les consommateurs et les contribuables.
Supprimons les avantages fiscaux et l'obligation d'achat par EDF.
Subventionnons les économies d'énergies ce qui contribuera à réduire le chomage et la consommation d'énergie.
Réponse de le 20/01/2017 à 0:42 :
Étudiez un peu sérieusement les graphiques de production d'électricité à partir de la houille en Allemagne et vous pourrez constater que son évolution (qui est pratiquement nulle dans un sens comme dans l'autre) est complètement découplée de l'existence des éoliennes ou des autres ENR.
a écrit le 18/01/2017 à 23:58 :
On déjà mettre le paquet sur l'isolation et encourager d'autres moyens de chauffage que les convecteurs, avec de vraies incitations, et des subventions versées en cours de travaux, non après.
a écrit le 18/01/2017 à 23:41 :
Le nucléaire c'est du minerai importé de pays rares et instables qui coûte de plus en plus cher, dont les stocks seront terminés d'ici 50 à 70 ans maxi, qui laisse des zones plus grandes qu'un département français comme Tchernobyl ou Fukushima totalement inhabitables et pollués pendant des milliers d'années, qui coûte 3 fois plus cher que les renouvelables et qui n'arrête pas d'augmenter, dont les risques sont totalement à notre charge (coût prévu en cas d'accident 600 à 1000 milliards d'euros par réacteur et à notre charge, nous en avons 58). Les renouvelables elles nous rendent indépendantes, créent bien plus d'emplois comme largement démontré, ne polluent quasiment pas, l'intermittence du solaire et de l'éolien se compensent bien au quotidien comme sur l'année et même à 100% ne posent pas de problème avec les autres renouvelables au réseau avec moins de 20% de stockage nécessaire contrairement au nucléaire qui nécessite beaucoup plus de stockage comme toutes les études le montrent. Le groupe Engie 1er groupe privé mondial de l'énergie considère après "étude très approfondie" que la Région Paca parmi d'autres de 5 millions d'habitants peut passer au tout renouvelables ce qui permettrait une baisse des prix de l'énergie de 20% par rapport au nucléaire actuel pourtant amorti. Donc les renouvelables ont gagné la partie et vont la gagner de plus en plus, les retardataires devraient mieux s'informer des réalités. Voir entre autres : https://electrek.co/2016/12/28/solar-power-at-1%C2%A2kwh-by-2025-the-promise-of-quasi-infinite-and-free-energy-is-here/
a écrit le 18/01/2017 à 20:32 :
Pour réussir la transition énergétique, il faut agir dans deux directions, faire des economies, non en volume utile , mais faire des economies sur les pertes ( isolation, des toux et des murs des habitations, et en devellopement des énergies renouvelables, il n'y a pas que l'éolien ou le photovoltaïque, ils y a la géothermie ( a 2000 mètres soit terre il peux faire tres chauds) . Ensuite nous devons maintenir une filières de carburant verts ( le dieux pétrole arrive à sa fin) , develloper les transports electrique....
a écrit le 18/01/2017 à 20:17 :
Il a raison, y a ka voir les USA avec le gaz de schiste : bientôt l’indépendance énergétique. Fuyons ce qui marche ailleurs et achetons avec des déficits nos énergies fossiles.....Segolene pedalera a fond sur une éolienne pour produire notre electricité, ca c'est une idée de reconversion dans quelques mois
Réponse de le 18/01/2017 à 23:47 :
c'est le gaz de schiste qui pédale actuellement aux Etats-Unis avec la baisse des prix de l'énergie et les acteurs qui ferment leurs portes, les renouvelables elles sont plus compétitives et vont continuer de l'être et avec moins de subventions que pour le gaz de schiste dont les puits s'épuisent en 4 ans en moyenne donc il faut voir plus loin que le bout de votre nez.
a écrit le 18/01/2017 à 17:51 :
@NETRICK pourriez m expliquer ce qu est une centrale nucléaire au strontium ???je suis profane dans ce domaine
Réponse de le 19/01/2017 à 2:49 :
voir fusion froide
a écrit le 18/01/2017 à 17:31 :
C'est quoi les énergies fossiles ? Les adhérents au PS :-)
a écrit le 18/01/2017 à 15:49 :
La transition énergétique ce n'est que du vent et une bonne place au soleil non?
a écrit le 18/01/2017 à 14:30 :
Il faut être pragmatique. Les renouvelables actuels, éoliens et solaires ne seront jamais la panacée. En cas de froid important, il nous faut une puissance qui n’est pas garantie par les renouvelables intermittents qui sont trop tributaires des éléments que nous ne maitrisons pas (vent et soleil.)J’ai déjà exprimé ici mon interrogation sur la longue période anticyclonique froide de décembre dernier, ou nos éoliennes étaient à l’arrêt faute de vent. Qu’aurions nous fait sans le nucléaire ? Et que dire si à terme une majorité du parc auto passe au tout électrique Sur la base d’une hypothèse de 2 millions de véhicules électriques en 2020, la CRE établit que la pointe nationale pourrait, dans le pire des scénarios, croître de 11%, représentant une augmentation de 10 GW.Il faut être sérieux, avant de se séparer du nucléaire, il faut déjà limiter certaines consommations inutiles (éclairages publics, commerciaux, publicitaires) et accentuer les possibilités d’isolation des habitations. Et puis, mettre le paquet sur les renouvelables permanents tels que géothermie et hydroliennes maritimes.
Réponse de le 19/01/2017 à 0:03 :
@ charly10 : la seule efficacité énergétique de ces quelques dernières années qui évolue pourtant lentement correspond à 34 TWh soit nettement plus que des millions de véhicules électriques qui sont immobiles 95 % de leur vie durant et dont 80% n'ont besoin que d'une décharge de 20% de leur batterie pour les usages quotidiens. L'efficacité énergétique des véhicules augmente également et les batteries approchent pour beaucoup et certaines mêmes dépassent les 500Wh/kg (Li-S etc). La dernière batterie de Samsung permet une autonomie de 600 km et se charge à 100% en moins de 20 minutes. La puissance des moteurs peut nettement diminuer pour des performances très correctes, on est plutôt dans les moins de 15 KW pour les meilleurs véhicules et ce n'est pas fini. Le solaire s'intègre de plus en plus sur les véhicules (A2-Solar etc) sans parler des autres ressources (volants d'inertie - Volvo, Ferrari etc, pneus tribo-électriques Goodyear BH-O3, récupération de l'énergie hydraulique (Audi etc). Soit plusieurs milliers de watts en plus. Donc vraiment pas de souci quand on fait les calculs les véhicules servant de stockage il n'est pas compliqué d'offrir si nécessaire des tarifs attractifs en fonction des périodes de charge et stockages faciles à prévoir (voir ce que propose Nissan Smart grids parmi d'autres). Quant au solaire et éolien il se sont très bien compensés en décembre dernier aussi si vous regardez les graphiques de l'ensemble de la France publiés par les sites Rte, Entso-e et d'autres. vous sous-estimez la puissance du solaire et du vent et la taille de la France tout comme le réseau Entso-e, pourtant de nombreux sites les publient en quasi direct dont ceux cités.
a écrit le 18/01/2017 à 13:40 :
Les EnR sont deja competitives sans aides seulement l'information met du temps à infuser. L'une des raison est le cout de raccordement ErDF, l'autre en est la degringolade des prix des panneaux solaires. Le kWh residentiel est acheté 16,5 c€ TTC en journée, dans le professionnel tarif jaune c'est 9,5 c€ HT (kWh + acheminement + taxes).

Pour cette economie, il est competitif d'installer des panneaux solaires en Alsace alors imaginez dans le sud. Les batteries sont seulement en cours de maturation, il faut donc attendre, ce qui implique de viser une autonomie partielle mais il est deja tres possible de reduire sa facture d'electricite residentielle.

Ce fait etant recent, peu de monde en a encore conscience, pour le beaucoup le PV ne sert encore de faire une operation financiere de vente d'electricite à EDF.

L'electricité centralisée va clairement entamer son déclin.
Réponse de le 18/01/2017 à 17:23 :
@ steph
Viser l’autonomie énergétique d’accord, mais encore une fois, le solaire ou l’éolien ne sont pas des énergies permanentes. On verra avec des batteries tampons lorsqu’elles seront au point. Mais on peut avoir des doutes sur la ressource permanente. La rentabilité actuelle du parc éolien ne dépasse pas 35% de la puissance nominale des éoliennes. Cela dit, avoir sa propre ressource électrique serait l’idéal, mais cela nous couterait il moins cher ? Rien n’est moins sûr. L’état nous trouvera bien quelques taxes pour compenser ses pertes de revenus qui sont nombreuses sur notre facture d'électricité !!!
Réponse de le 19/01/2017 à 0:29 :
@ charly10 : çà n'a aucun sens de parler de facteur de charge de l'éolien c'est comme dire que le nucléaire n'a qu'un rendement de 33% ce qui est pourtant exact en France et qu'il a une disponibilité qui est de plus en plus souvent inférieure à 60% donc en multipliant les 2 vous avez un bilan encore plus déplorable. L'important est d'avoir le minimum de capacités mais d'utiliser au mieux chaque énergie : l'éolien, le solaire et beaucoup d'autres dans les meilleurs sites et dans les proportions requises en fonction des productions qui varient selon les sites. Le nucléaire est majoritaire en France et répond très mal à la demande des radiateurs électriques en pointe entre autres de même qu'aux baisses de niveau de stockage et au manque d'eau en été aussi. La solution est donc moins de nucléaire qui coûte trop cher mais plus de réseaux de chaleur renouvelables, plus de solaire hybride dont thermique et ainsi de suite. On corrige ainsi les écart du tout énergie unique. Le stockage est plus avancé que vous ne l'envisagez. Les volants d'inertie Stornetic par exemple tournent à 3000 km et permettent des lissages parfaits du réseau dans les tests autour de Paris par EDF y compris largement au delà d'un jour en terme de stockage pour un prix très compétitif d'où le choix d'EDF et d'autres. Ensuite les batteries de recyclage prennent le relais qui se mesure en semaine. Passer à une étape suivante est donc déjà nettement moins fréquent. La différence avec le nucléaire est que les stockages sont multiples, plus petits, intégrables là où nécessaire. C'est bien moins cher qu'un gros barrage surtout avec la densité actuelle d'habitats en France et le manque de sites. Les modélisations précises concluent donc à des besoins de stockages peu importants (moins de 20% de la production) y compris si on passait à 100% d'énergies renouvelables. On obtient ces données dans la plupart des pays qui font ces études (déjà 140). On consomme quelques 420 TWh d'énergie en France çà n'a rien de phénoménal de développer l'ensemble des énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et de réduire le nucléaire progressivement, c'est plus rentable que de construire de nouveaux EPR dont l'énergie coûte plus de 3 fois plus cher que l'éolien et le solaire désormais et il n'y aucun risque de manque tout comme c'est le cas dans les pays bien plus avancés que nous qui n'ont jamais eu de coupures à cause des renouvelables.
Réponse de le 19/01/2017 à 10:23 :
L'électricité centralisée va entamer son déclin ?
L'électricité Photovoltaique est très bien, mais elle est hélas intermittente.
Or le cout du stockage est tel que c'est sans espoir, sans compter le cout environnemental des batteries et panneaux solaires.
Oui, à la marge, on peut trouver des optimisations et des rentabilités sur certains projets, mais imaginer remplacer nos réacteurs nucléaires par un duo batteries/panneux solaires c'est une illusion.
Allez voir les conférences de Jancovici
a écrit le 18/01/2017 à 11:11 :
Notre production est très peu carbonée. L'amélioration de l'efficacité énergétique permet que la consommation n'augmente pas malgré la croissance. Les énergies renouvelables sont des gadgets sans intérêt mais ruineux.
a écrit le 18/01/2017 à 11:08 :
Voilà un article de pub « écolo-climatiste » en pleine vague de froid. Grotesque.
Avec les énergies aléatoires, essayez donc d’avoir de l’électricité la nuit et sans vent.
Voiture électrique quand la pénurie se situe la nuit ?
Sans nucléaire ? Donc avec du charbon, comme l’Allemagne post-écolo. Ou du gaz de schiste, qui dort dans notre sol. Ou du pétrole importé.
Quand on fait la synthèse de tout ce qui est dit : l’écolo-enfumage ne peut pas durer tout le temps.
Virons les Verts avant qu’ils nous virent.
Encore 4 mois.
Tiens, au fait, les Suisses ont voté le maintien de leur nucléaire.
Réponse de le 18/01/2017 à 11:39 :
VOLTAIRE, à lire vos inepties, notre génie littéraire au nom éponyme doit se retourner dans sa tombe...
a écrit le 18/01/2017 à 10:00 :
L'électrification généralisée du parc de véhicules légers et PL suppose une disponibilité électrique sans précédent, qui ne sera possible qu'en multipliant les centrales thermiques. Les gain en GES restent à prouver
a écrit le 18/01/2017 à 8:58 :
"Laurent Michel rappelle que l 'on devrait ensuite bénéficier des retours d'expérience sur les deux EPR chinois, le finlandais, celui de Flamanville et même celui de Hinkley Point, qui pourraient servir de base à la conception d'un nouveau modèle optimisé de réacteur nucléaire.."

"Prévue pour durer 4 ans et demi, la construction de ces réacteurs se révèle très problématique puisque les chantiers de Finlande et de Flamanville sont respectivement commencés depuis 10 et 8 ans et sont encore loin d'être achevés, tandis que leur coût a plus que triplé, augmentant de 3 à 10,5 milliards d'euros chacun5." https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_pressuris%C3%A9_europ%C3%A9en

Ne me dites pas quand même que vos derniers espoir se fondent sur ça !?
Réponse de le 19/01/2017 à 10:25 :
Suivez le cout des parcs éoliens off shore... Vous verrez, le cout du MWh produit sur 30 ans dépassera largement celui d'un EPR.
a écrit le 18/01/2017 à 8:43 :
L éolien va nous faire payer l électricité domestique très chère contrairement à ce que l on nous dit !!!et le jour ou il n y a pas de vent :pas d électricité!!!en plus ces engins sont moches et dégradent le paysage !!!la solution c est le nucléaire avec des nouvelles centrales plus performantes ,plus sures, je fais confiance à nos ingénieurs!!!les déchets ???dans 1 à 2 siècles nos descendants qui seront encore plus performants que nous les bruleront dans des centrales ultra perfectionnées !!!
Réponse de le 18/01/2017 à 12:20 :
L'avenir du nucléaire, ce sont les centrales au Strontium, proposées par le
prix Nobel de physique Carlo Rubbia. Elles ne risquent pas d'exploser et ne
produisent pas de déchets.
a écrit le 18/01/2017 à 8:08 :
Le problème de l'énergie doit tenir compte de l'aspect "économique"; il faut établir une relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Il faut trouver un point d'équilibre par une taxe sur l'énergie permettant de réduire le cout du travail. C'est un point de vue à étudier.
Réponse de le 18/01/2017 à 12:58 :
Il y a un problème car l'énergie est déjà taxé !
Réponse de le 18/01/2017 à 15:52 :
Merci pour votre remarque que beaucoup de personnes expriment. Il s'agit d'une taxe destinée à financer les charges sociales. Ces charges correspondent à 250Md€ et affectent uniquement le travail.(400Md€ en 2035). Une répartition 50/50% représenterait 125Md€ sur le travail et la même chose sur l'énergie, soit 0,50€ par litre d'essence et 0,05€ par kWh. Ce n'est pas excessif. La charge des entreprises serait réduite de 125Md€, ce qui aurait une influence non négligeable sur la productivité.
Réponse de le 18/01/2017 à 16:08 :
Pour compléter mon commentaire, appliquée à AIRFRANCE, cette mesure permettrait la survie de cette entreprise soumise à la concurrence internationale, et appliquée à la SNCF, cela rétablirait un équilibre avec le transport aérien et le transport par la route.
a écrit le 18/01/2017 à 7:40 :
L'éolien qu'en il fait froid y' a pas de vent, quant au photovoltaïque c'est 23% de rendement maxi .... et les panneaux vieillissent ! J'attends une alternative crédible !
a écrit le 17/01/2017 à 23:46 :
Les énergies renouvelables sont par nature moins chères que le nucléaire car la ressource est définitivement gratuite, n'impliquent aucune dépendance ni durée de vie comme l'uranium, ni aucun risque ni stockage de plus de 100.000 ans comme ce dernier, sont quasi entièrement recyclables contrairement au nucléaire. On le constate par exemple avec le revirement des prix en Suède (déjà moindres que les nôtres) comme au Danemark qui ont pu en plus financer des travaux d'efficacité énergétique tout comme en Allemagne et se placent donc devant nous pour une meilleure utilisation de l'énergie ce qui est source de recettes tout comme de produits à l'export. Lorsque l'on fait le bilan précis du nucléaire et des renouvelables sur leur cycle complet, on constate donc qu'il est plus rentable d'investir dans les renouvelables que le nucléaire. C'est le constat d'Engie entre beaucoup d'autres somme le confirme son étude "très approfondie" de la région Paca de 5 millions d'habitants ou l'utilisation des renouvelables stockage inclus permet des prix de l'énergie plus de 20% actuel au nucléaire actuel fournit pourtant par un parc nucléaire largement amorti. Beaucoup d'autres études le confirment pour al France comme celles de Stanford, Armines Paris Tech, de plusieurs universités et organismes y compris étrangers, l'Ademe et même le CEA qui dans ses modèles reconnaît qu'avec le prix des renouvelables et du stockage même la prolongation du nucléaire n'a plus de sens. La messe est dite il faut donc mieux s'informer des développements technologiques pour avoir un avis précis et à jour. Voir entre autres Mark Jacobson : Nukes Are Not Needed to Solve World's Climate Crisis : http://www.ecowatch.com/mark-jacobson-to-james-hansen-nukes-are-not-needed-to-solve-worlds-cli-1882141790.html
Réponse de le 18/01/2017 à 9:51 :
L'uranium et le pétrole sont tout aussi gratuits que les énergies renouvelables. On ne paye rien à la nature pour disposer de ces énergies.
Ce qui coute c'est d'aller chercher la matière première, de la transformer en énergie utilisable, d'indemniser les propriétaires des terrains disposant de ces ressources.
Le vent est gratuit, mais l'éolienne ne l'est pas.
Réponse de le 18/01/2017 à 9:59 :
Autre point, la Suède citée en exemple a 42% de son mix électrique en nucléaire, et ramené à l'habitant, c'est la Suède qui consomme le plus de nucléaire au monde.
La suède consomme par ailleurs 35% de plus d'énergie que la France par habitant.
L'Allemagne est surement extraordinaire mais la pollution de son système énergétique est sans commune mesure avec le notre - 3 fois plus de GES émis par habitant en Allemagne qu'en France.
Réponse de le 18/01/2017 à 10:52 :
Faux. l'energie soit disante verte est subventionnee et très fortement par le nucléaire, il faudrait couvrir la France de ventilateur pour produire la mee énergie . Retournez dans votre grotte
Réponse de le 18/01/2017 à 13:59 :
Parce que vous pensez que le nucléaire n'est pas indirectement subventionné?? Vous comparez l'ensemble des investissements nécessaires pour le développement des filières renouvelables au coût actuel du MW, sans tenir compte des investissements initiaux énormes qui ont été consenti pour développer le parc actuel, et sans prendre en considération le mur d'investissement à venir pour les futures centrales, le démantèlement des anciennes, l'aménagement des autres (sans même considérer la gestion des déchets). L'ex de l'EPR de Flamanville devrait relativiser vote foi dans le nucléaire bon marché… Par ailleurs, comment faire preuve d’optimisme dans la recherche sur le nucléaire civil, et ne pas accorder de crédit au progrès scientifique dans les ENR (alors même que les coûts au MW sont en baisse rapide ces dernières années) et le stockage ? Je ne suis pas un anti-nucléaire, mais l’obscurantisme de certains m’exaspèrent, où tout ce qui est « écolo » est ramené à de la fumisterie bobo passéiste… Pourtant, ceux qui appréhendent le monde comme il y a 40 ans, avec exactement les mêmes recettes, ce ne sont pas les écolos.
Réponse de le 19/01/2017 à 2:45 :
@ brice : faux l'uranium est un produit d'importation comme les énergies fossiles, on paie pour çà, par pour le solaire, le vent, la biomasse etc qui sont locaux. Le nucléaire ne s'industrialise pas (très peu) d'où son coût élevé contrairement au solaire ou à l'éolien dont les coûts sont en chute libre (2500% de baisse des prix du solaire en seulement 15 ans). Faux également pour la Suède : 42% de nucléaire en Suède c'est 42% par habitant soit bien moins qu'en France (environ 75%) pour l'électricité. Quant à la plus grande utilisation d'énergie c'est en raison de leur industrie lourde plus importante comparativement et du climat beaucoup plus froid. Ils ont malgré cela une meilleure efficacité énergétique, une plus forte indépendance, un meilleur taux d'émissions de Ges que nous (beaucoup plus bas), des prix de l'énergie plus bas également, beaucoup plus de renouvelables via un pourcentage de quelques 10 fois plus de réseaux de chaleur, beaucoup plus de véhicules biogaz etc donc leur bilan est bien meilleur avec une grande part de renouvelables et certes l'hydro mais nous avons bien plus d'atouts en renouvelables et pourtant nous sommes très en retard par rapport à eux et comme le mentionne l'IAE citée dans l'article d'ailleurs. @ rolars : le nucléaire a été bien plus subventionné durablement et soutenu et l'est encore que les renouvelables (voyez les aides à Areva et EDF encore récentes de plusieurs milliards d'euros alors que le nucléaire existe depuis 1947, c'est un gouffre sans fin et en cas d'accident c'est la ruine jusqu'à plus de 1000 milliards d'euros par réacteur, voir rapport au Sénat de 2012 et 2014). Les rapports sur le sujet sont incontestables. De plus le nucléaire coûte de plus en plus cher en fin de vie (démantèlements, stockage des déchets, risques etc) alors que les renouvelables c'est tout l'inverse, elles se recyclent à près de 100%, ne présentent pas de risque et leur ressources est définitivement gratuite. En plus on remplace qu'une partie d'éolienne en fin de vie pour un coût de seulement 15 à 20% du prix (nacelle, pales) voir repowering (remplacement d'anciennes éoliennes) et cà repart pour désormais 30 ans car c'est la garantie que demandent les opérateurs. Le socle béton peut durer plus de 100 ans et bien au delà et n'a le cas échéant besoin que de n'être complété donc çà peut durer plusieurs siècles. Bref les renouvelables sont imbattables, d'où leur succès dans tous les appels d'offres dans le monde. Réveillez-vous !
a écrit le 17/01/2017 à 22:45 :
Réponse: non
a écrit le 17/01/2017 à 22:14 :
Il faudrait bien avoir en tête ce qui est réellement important et ce qui ne l'est pas :

Dans la pratique, l'éolien et le photovoltaïque coûtent près de 4 milliards d'euros de subventions par an (somme en rapide augmentation) et assurent ensemble moins de 8% du mix électrique français.

En revanche, le grand carénage nucléaire absorbe un peu plus de 4 milliards d'euros d'investissements par an, mais concerne les 3/4 du mix électrique français.

Les ENR ne changent pas grand chose au bilan carbone d'une électricité française déjà largement décarbonnée. En revanche, la fermeture des centrales au charbon a, elle, un impact sensible.

Le "rôle dévolu aux autorités locales et régionales dans la transition énergétique" est une manière de flatter l'ego des élus locaux en leur confiant la décision de construire quelques poignées d'éoliennes qui, comme on l'a vu plus haut, ne changent pas grand chose au schmilblick.

En revanche, un marché de l'énergie mal conçu et deséquilibré par les subventions accordées à certains menace complètement la survie des grands énergéticiens, qui dans les faits assurent pourtant l'approvisionnement notre continent.

L'électricité est devenue relativement mineure dans les émissions polluantes de notre pays. En revanche, le chauffage et les transports demeurent un enjeu dont l'impact sanitaire et environnement se fait sentir chaque jour dans nos villes.

On dépense très cher pour construire des routes photovoltaïques à l'intérêt environnemental plus que discutable. Pourtant, 4.5 millions de bâtiments sont encore chauffés au fuel dans notre pays sans que personne ne songe à y remédier.

Bref, l'environnement mériterait des politiques publiques rationnelles, pragmatiques, et insensibles aux effets de mode. Malheureusement, on en est encore loin.
a écrit le 17/01/2017 à 21:39 :
Ah comme c'est beau l'éolien ! C'est bête depuis un certain temps les éoliennes ne tournent pratiquement pas, et les panneaux solaires ne doivent pas produire grand chose faute de soleil. Cela ne fait rien continuons vers ces magnifiques champs des éoliennes et de panneaux solaires. En oubliant un premier élément, c'est qu'il est préférable de produire l'énergie au plus proche du consommateur. Et curieusement on a enterré, si je puis dire, la recherche sur l'exploitation géothermique. Pour mémoire, il fait chaud sous nos pieds.
Réponse de le 18/01/2017 à 0:06 :
@ Iciailleurs : vous ne connaissez visiblement rien au sujet car l'on dispose de nombreux outils, graphiques et enregistrements sur plusieurs années maintenant et votre affirmation s'avère totalement fausse. Le solaire et l'éolien se complètent et sont tout à fait fiables même dans les pires conditions climatiques sur le territoire français qui n'a jamais été sans vent nulle part et les pires situations n'ont d'ailleurs jamais posé de problème de coupure à tous les réseaux européens qui en disposent et compte tenu du large réseau renouvelables couplé à ENTSO-E et en particulier en France. Même Jancovici lui même pourtant un pro nucléaire reconnaît l'efficacité et la prévisibilité du solaire et éolien et il existe des études universitaires sur plus de 139 pays qui le confirment, donc il faut revoir vos copies ! Tous les pays font des renouvelables et ont des bons résultats. Voir en France http://www.rte-france.com/en/eco2mix/eco2mix-mix-energetique-en
Réponse de le 18/01/2017 à 8:47 :
C'est curieux, Polytech connait le site 'Eco2 mix' mais visiblement ne sait pas l'utiliser. Il suffit de parcourir les historiques de ce site très bien fait pour voir:
- Que les productions solaire et éolienne ne se complètent pas forcément: il n'y a d'ailleurs pas de raisons particulières pour cela et ces productions restent avant tout aléatoires.
- Que les puissances fournies par l'éolien sur l'hexagone peuvent être très faible au regard des puissances installées et donc que l'assertion du vent toujours présent quelque part est fausse dans les faits
Réponse de le 18/01/2017 à 12:23 :
Je viens de voir à la TV Finlandaise la video d'une éolienne qui venait d'exploser et qui envoyait des déchets embrasés sur des kilomètres à
la ronde. Impressionnant !
a écrit le 17/01/2017 à 20:32 :
Les financements dans les ENR ne manquent pas et plus les prix de revient des centrales de production à base de solaire et d’éolien vont baisser plus cela va attirer d'investisseurs.

Le problème pourrait être ailleurs, à force de retarder l’échéance de l'arrêt des plus vieux réacteurs nucléaires, les coûts de la sécurité et du maintien en fonctionnement risquent de devenir disproportionnés. Si échéancier de l’arrêt concerne une centrale passe encore, mais s'il s'agit de plusieurs à la fois pourra t'on trouver les financements dans l'urgence ? Le problème du coût d'un démantèlement est déjà avancé actuellement alors qu'on n'a même pas entamé le processus. Pour la visibilité, je présume que tout cela est déjà chiffré depuis longtemps, mais que ce qui manque c'est la prise de décision.

Vu son ampleur, la logique voudrait que ce chantier soit étalé dans le temps et qu'on s'y atèle le plus tôt possible ne serais que pour lisser les coûts sur la durée. Sinon il y a un risque d’être pris en étau entre des énergies alternatives plus concurrentielles et un parc vieillissant trop coûteux à maintenir. C'est dans l'ordre des choses pour toute technologie, nucléaire ou pas.

Finalement, la bouée de sauvetage pour cette phase de transition pourrait être le véhicule électrique, mais on ne peut pas dire qu'il y a eu de plus gros efforts de faits pour cette technologie en France. Qui réduirait pourtant la consommation de pétrole et augmenterait surtout les besoins en électricité et permettrait peu être aussi d'augmenter le prix du KWh (pendant un temps réduit).
a écrit le 17/01/2017 à 19:02 :
Il nous reste moins de 13 ans pour commencer à fabriquer la première centrale à fission nucléaire ou trouver une autre vraie source d'énergie pouvant satisfaire notre consommation. Il va sans dire, que diminuer notre population diminuera automatiquement nos besoins. 2050 : fin programmée des centrales à fission existantes.
Réponse de le 18/01/2017 à 0:09 :
@ Truc : fusion et non pas fission. Et ce ne sera pas pour dans 13 ans aux dernières analyses.
Réponse de le 18/01/2017 à 12:24 :
Plutot les centrales au Strontium qui ne produisent pas de déchets !
Réponse de le 18/01/2017 à 12:25 :
Plutot les centrales au Strontium qui ne produisent pas de déchets !
a écrit le 17/01/2017 à 18:51 :
plein de projets avec plein d'investissements ' payes par personne'
l'electricite coute le double en allemagne, et meme avec ca les caisses des energeticiens sont vides.....
quand on voit ou va edf et consors..........
Réponse de le 17/01/2017 à 19:56 :
L'énergie électrique doit rester abondante et pas chère. Actuellement, on paye en temps que particulier 0,15 Euro du kWh ! C'est la moitié du prix de l'Allemagne ou du Danemark. Et on nous dit qu'il y a déjà beaucoup de précarité énergétique. Donc ne serait ce que sous cet aspect rêver a un monde uniquement de renouvelables à court terme, c'est une douce utopie !!!
Réponse de le 18/01/2017 à 0:19 :
@ Churchil : les caisses des énergéticiens sont vides principalement à cause du bas prix des énergies classiques fossiles et nucléaires et de trop d'investissements dans ces énergies par manque d'anticipation de la chute des prix des renouvelables reconnu par exemple par le groupe EON lui même dès 2014 (voir déclaration de son président). La Suède qui a démarré sa transition énergétique dans les années 70 a des prix de l'énergie désormais moins chers que les nôtres depuis des années mais avec en plus leur efficacité énergétique et travaux d'isolation etc qui ont été financés par le prix de l'énergie contrairement à nous qui avons beaucoup à faire. Et pour le Danemark et l'Allemagne qui ont adopté plus tard (environ 20 ans après) une politique similaire, les prix virent à la baisse et ne sont pas plus chers qu'en France pour les entreprises. Les particuliers paient plus mais la taxe servant à l'efficacité énergétique en est la principale cause et va pouvoir être fortement réduite dès cette année comme le gouvernement danois l'a annoncé et je vous invite à comparer alors les prix avec la France où nous allons devoir financer le nucléaire qui par nature coûte beaucoup plus cher en fin de vie, tout le contraire des renouvelables. Et sans parler des risques d'accident majeur : 1 seul réacteur c'est 600 à 1000 milliards d'euros de coût, on en a 58 !
Réponse de le 22/01/2017 à 1:54 :
La suède a favorisé l'éolien à cause de la disponibilité du vent largement supérieure à la nôtre @Polytech. Sur wikipédia les résultats sont d'ailleurs moins mirobolants que dans les commentaires. Les subventions arrêtées depuis 2008, et une forte opposition. La corrélation ENR/ prix conso n'est du reste plus à prouver. Quant à vos chiffres, que prouvent ils vraiment?

Je cite des chiffres sourcés:
"L’étude du Manhattan Institute évoque quelques chiffres qui peuvent surprendre, comme celui avancé par la Commission européenne pour permettre au réseau de supporter l’injection de la quantité prévue d’intermittence des énergies renouvelables et qui serait de 2400 milliards de dollars, ou encore le chiffre 2015 du Fraunhofer Institut concernant le coût de la seule transition énergétique allemande et qui serait de 1200 milliards de dollars. Comment n’être pas tenté de mettre ces chiffres en regard du piètre bilan provisoire de cette politique énergétique concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre."

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