La chaleur renouvelable pourra-t-elle réconcilier environnement et pouvoir d'achat ?

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Les acteurs du secteur réclament depuis des années un signal prix, incarné par une taxation carbone permettant de rendre leurs projets plus compétitifs et d'anticiper le futur.
Les acteurs du secteur réclament depuis des années un "signal prix", incarné par une taxation carbone permettant de rendre leurs projets plus compétitifs et d'anticiper le futur. (Crédits : PIXABAY COM Zapan09)
Indispensable à la transition écologique de la France, la chaleur renouvelable permet également aux ménages de mieux maîtriser leur facture énergétique, soulignent les acteurs du secteur. Mais face aux prix bas du gaz, elle peine à s'affirmer. Le gel de ces prix, annoncé par le gouvernement, pourrait encore ralentir son évolution.

Bois énergie, solaire thermique, géothermie, énergie fatale, biométhane, incinération des déchets : la "chaleur verte" joue un rôle fondamental dans la transition énergétique. La chaleur nécessaire pour les logements, l'eau sanitaire ainsi que les activités économiques constitue en effet plus de la moitié de la consommation énergétique de la France. Or, cette chaleur est aujourd'hui en majorité encore générée par des sources fossiles, très émettrices de gaz à effet de serre : le gaz, qui en fournit 40% ; le pétrole qui, via le fioul, en génère plus de 15% ; et le charbon, qui en produit 5%.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), publiée en 2015, établit d'ailleurs qu'en 2030, 38% de la consommation finale de chaleur devra être de source renouvelable : un objectif que la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) présentée par le gouvernement le 27 novembre, anticipe même à 2028, en fixant des étapes intermédiaires de 22% en 2017 et de 33% en 2023.

Des logements affranchis de la volatilité des prix

En plein mouvement des "gilets jaunes" pour la défense du pouvoir d'achat, les acteurs du secteur, réunis depuis mardi autour de la première "semaine de la chaleur renouvelable", insistent aussi sur les avantages de cette énergie "pour les consommateurs comme pour la France". Intrinsèquement locaux, les projets de production de chaleur renouvelable permettent en effet la création d'emplois non délocalisables, insiste la Fédération des services énergie environnement (Fedene). Ils libèrent également le pays d'une partie de sa dépendance de l'importation d'énergie et réduisent le déficit de la balance commerciale, ajoute Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce, association regroupant collectivités et entreprises.

Indépendante de l'évolution des cours mondiaux des matières fossiles, la chaleur verte permet également aux ménages de maîtriser leur facture énergétique. "Le développement de la chaleur renouvelable collective a permis depuis 2009 d'affranchir  l'équivalent de deux millions de logements de la volatilité des prix pour leur consommation d'eau sanitaire et de chauffage", affirme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Selon les calculs d'Amorce, cette chaleur coûte même moins cher que celle fossile, dès lors que l'on tient compte de l'ensemble des frais (consommation, mais aussi achat et entretien des équipements) 1.150 euros par an par logement quand elle est délivrée par des réseaux de chaleur, contre 1.195 euros par an pour les chauffages collectifs au gaz naturel.

Une énergie renouvelable en retard par rapport aux objectifs

Or, malgré tous ses avantages, la chaleur renouvelable ne représente aujourd'hui que 19% de la consommation thermique de la France. Et elle est en retard par rapport à la trajectoire nécessaire afin d'atteindre les objectifs de la LTECV, qui nécessiteraient une production annuelle de 23 millions de tonnes équivalent pétrole, alors qu'on en est à 11,3 millions de tonnes.

Pour garder le cap, "il faudrait générer 850.000 nouvelles tonnes équivalent pétrole de chaleur renouvelable par an. Et ce si la consommation énergétique globale baisse, comme l'espère le gouvernement, sinon il en faudrait même un million de plus chaque année. Or, aujourd'hui, la production augmente annuellement de 240.000 tep pour le chauffage collectif et industriel, et de 250.000 tep pour celui individuel (chaudières et autres équipements, NDLR)", détaille Nicolas Garnier, qui conclut: "Il faut aller deux voire trois fois plus vite".

La difficile concurrence du gaz

La principale raison de ce retard est la concurrence du gaz, notamment depuis la chute des cours débutée en 2014. Les projets collectifs et industriels, qui demandent d'importants investissements de départ, bénéficient en effet depuis 2009 du soutien d'un Fonds chaleur dédié, géré par l'Ademe. Il octroie des aides à l'investissement visant justement à assurer aux projets financés un niveau de compétitivité et de rentabilité suffisants. Entre 2009 et 2017, 4.300 projets en ont bénéficié et 1,75 milliard d'euros a été engagé. Mais calculées en fonction du prix du gaz de l'année de l'engagement, ces aides ne peuvent pas assurer que les projets soient encore compétitifs lorsqu'ils entrent en production, à savoir 3-4 ans plus tard.

Et si à ce moment des clients potentiels se retirent, tout l'équilibre économique du projet s'en ressent. Ce contexte décourage les investisseurs : depuis deux ans, les appels à projets baissent, et certains projets ont même été stoppés, constatent les acteurs du secteur. D'autres facteurs viennent aussi aggraver les difficultés de la chaleur renouvelable : le vieillissement de la population par exemple, qui semble jouer dans la baisse du nombre de logements individuels chauffés au bois, note le Syndicat des énergies renouvelables (Ser), ainsi que le manque de connaissances sur la chaleur verte des propriétaires ou des syndicats de copropriété. Ainsi, 98% des nouvelles constructions françaises fonctionnent au gaz ou à l'électricité.

L'électricité verte favorisée

Il faut donc remettre au centre de la transition énergétique "la plus méconnue des énergies renouvelables", plaide Amorce, qui reproche au gouvernement non pas tant de s'opposer à cet objectif, mais d'avoir tout misé sur l'électricité verte. Le niveau moyen du soutien du Fonds chaleur était en effet de 58 euros en 2016, à savoir 5 euros par MWh produit, contre 25 à 100 euros par MWh octroyés grâce au complément de rémunération ou à l'obligation d'achat pour l'électricité renouvelable, pointe l'association.

Certes, la dernière PPE prévoit de renforcer le Fonds chaleur, en lui attribuant un budget de 315 millions d'euros en 2019 (contre 245 millions d'euros en 2018), de 350 millions en 2020 et de 339 millions en 2021. Le gouvernement prévoit également de renforcer le crédit d'impôt transition énergétique (CITE) ou les primes spéciales aidant les ménages à s'équiper de chauffages alimentés par des énergies vertes. Mais cela reste très peu par rapport aux 5 milliards d'euros par an dépensés actuellement pour l'électricité renouvelable, que la prochaine PPE porterait même à plus de 7 milliards.

Le gel des prix du gaz, un nouveau danger

D'autant plus que l'annonce par le gouvernement d'une suspension de la hausse des tarifs du gaz risque de pénaliser davantage la chaleur renouvelable. Bien qu'il ne soit pas encore clair si ce gel passera par celui de la Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel (TICGN, fiscalité carbone du gaz), il renforcera dans tous les cas l'avantage du gaz fossile face aux sources vertes. En désavouant la promesse du gouvernement d'une trajectoire en hausse de ce prix, il décourage en outre les investisseurs potentiels, demandeurs de visibilité pour établir leurs business models. Les acteurs du secteur réclament en effet depuis des années un "signal prix", incarné par une taxation carbone permettant de rendre leurs projets plus compétitifs et d'anticiper sur le futur: "c'est le seul impôt créateur de valeur", à savoir d'investissements et d'emplois, souligne la Fedene.

Selon certaines projections, la trajectoire de la TICGN prévue jusqu'à la crise des "gilets jaunes" aurait notamment permis de rattraper en 3-5 ans la compétitivité perdue depuis la chute des cours du gaz en 2014. Seulement, si cette "suspension" s'accompagnait d'une "reconstruction du système et de la prévision d'un accompagnement des territoires", elle pourrait donc être "salvatrice", analyse Amorce, qui depuis des années plaide pour que les recettes de la fiscalité environnementale profitent à la transition énergétique, et qui reproche au gouvernement un manque de pédagogie vis-à-vis de l'ensemble des Français.

"Pas de zone blanche pour la transition écologique"

L'enjeu de la fracture sociale et territoriale est notamment au centre de la transition vers une chaleur davantage renouvelable, conviennent en effet les acteurs du secteur. Les sources de chaleur verte étant par nature décentralisées, les collectivités locales jouent un rôle essentiel dans leur développement et l'explication de leurs avantages à leurs administrés. Or, non seulement la production d'énergie est un sujet dont elles sont appelées à s'occuper seulement depuis des temps récents mais, également, le transfert de responsabilités n'est souvent pas accompagné d'un transferts de moyens, financiers et humains, analysent-ils. "La question de la décentralisation de la transition est donc clairement posée", souligne Bruno Leroy, le président de l'Ademe, qui explique travailler sur "un démarchage systématique des communes" afin d'étendre les aides du Fonds chaleur à de nouveaux territoires.

"Il ne peut pas y avoir de zone blanche pour la transition écologique dans notre pays", insiste-t-il.

"La chaleur renouvelable a sa place dans a stratégie territoriale de transition énergétique, qui nécessite d'être généralisée", ajoute Nicolas Garnier.

Jeudi, la troisième journée de la semaine nationale de la chaleur renouvelable aura ainsi lieu en régions : les acteurs du secteur entendent ainsi signaler que la main est bien tendue à tous ceux qui se sentent laissés pour compte.

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a écrit le 08/12/2018 à 10:43 :
Et si on commençait à faire de sérieux contrôles dans les immeubles collectifs et notamment dans les HLM. J'ai une amie qui habite dans l'un d'eux et elle doit ouvrir ses fenêtres jour et nuit car fermées elle aurai en permanence 26°. Dans son ensemble la plupart des occupants sont dans le même cas et, malgré nombre de signalement rien ne change
Réponse de le 08/12/2018 à 15:28 :
Normalement les compteurs individuels de chaleur se développent et çà force vite les gens à réduire leur consommation. Voir : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14745
a écrit le 07/12/2018 à 21:35 :
Cet article est completement a coté de la plaque .Quand on voit que le bois est cité en premier on a envie de rire aux éclats .Beaucoup de grandes villes ont interdites les feux de cheminées PARIS COMPRIS et elle ose parler du bois !Quand on voit les saletés dans la fumée de bois c'est 1000 fois pire que le diesel et beaucoup plus dangereux en termes de cancer .De plus le bois est faussement renouvelable .!Prenez un beau chene dont la houpe (ensemble des branches ) représente 6 steres de bois .Ces 6 steres de bois sont consommées en un seul hiver !Es ce que l'arbre va renouveler ces 6 steres de bois en une seule année !Surrement pas il faudra au moins 10 ans pour arriver au meme volume .Consequence ,si des millions de gens brulent du bois ,il n'y aura plus que des troncs dans les forets comme on le voit deja dans le Jura et ailleurs .......
Réponse de le 08/12/2018 à 15:59 :
Un arbre noble est abattu en général pour faire des planches, des mâts de bateau pas pour faire du papier, du bois de chauffage ou des cagettes. Les forestiers ne sont pas stupides. Ils plantent plusieurs arbres et coupent ceux qui sont en "surplus" au fur et à mesure pour laisser pousser les plus beaux, parce qu'un beau chêne ne prend pas une surface de 25 m² au sol en un an de vie. Le bois de chauffage, c'est le bois de "nettoyage des forêts" pas le but de la plantation de la forêt.
Vous connaissez des chênes différents de ceux qui poussent en France, on dirait. Pendant des générations, les Bretons se sont chauffés au bois de chêne, ils plantaient des haies de chênes (bocage) dont ils coupaient les branches chaque année pour se chauffer et bizarrement en Bretagne, l'année suivante les chênes avaient fait de nouvelles branches.
Pour votre information, les feux de cheminées ouvertes sont interdits. Les poêles à bois, inserts et autres poêles à granulés n'ont jamais été interdits. En plus, c'est le chauffage principal au bois qui est interdit dans les cheminées ouvertes (de toute façon, ça chauffe rien à 1 mètre de la cheminée) pas la petite flambée une fois tous les 36 du mois pour donner l'impression aux citadins de vivre à la campagne.
a écrit le 07/12/2018 à 14:00 :
Il existait des entreprises françaises qui c'étaient positionnées sur le créneau du chauffage solaire et qui ont coulée malgré la qualité des produits proposés (BYSUN,...). Pour 4-5k€ en autoconstruction, il était possible de s'équiper pour chauffer une maison de 100m2 + bénéficier de l'ECS.
L'économie était de 40 à 60% d'économie d’électricité, soit un amortissement en 5 ans, au prix de l’électricité actuel. La durée de vie était de 8 ans minimum, allant jusqu'à 15 ans (ensuite, seulement des pièces détachés devaient remplacées). Le projet méritait une TVA à 5% et des facilités juridiques pour l'autoconstruction. Le faire poser par un professionnel coute 15k€-20k€, cela n'est jamais amorti. Il est possible de le déduire des impôts, pour ceux qui en payent...
Dommage, les vrais solutions écologiques sont low tech.
Réponse de le 08/12/2018 à 15:18 :
@ Cerdak : on fait solaire thermique + pompe à chaleur couplée = Cop de 6,6 à 10 selon configuration (= chauffage et ECS à 100% + électricité car hybride solaire + PV) : https://www.li-mithra.fr/fr/gamme/helixa
a écrit le 07/12/2018 à 13:42 :
La chaleur verte et renouvelable n'est pas plus recommandable que les ressources d'énergie si elle émet du CO2 (effet de serre). C'est le cas du bois, du bio méthane, de l'incinération des déchets. C'est inadmissible de tromper le public en amalgamant vert, et bon pour le climat. Ce qui est bon pour le climat est la végétation vivante et verte. Couper des arbres n'est pas bon pour le climat. Incinérer des déchets émet des particules nocives.
Réponse de le 07/12/2018 à 23:02 :
Tour à fait d’accord, c’est encore du lobbying des entreprises énergétiques qui ne veulent pas qu’on utilise directement des pompes a chaleur qui fonctionnent à l’électricité. D’ailleurs jamais le mot pompe à chaleur n’est prononcé alors que c’est la première solution à utiliser.
a écrit le 07/12/2018 à 11:09 :
Le gaz a perdu 10% en prix du kWh entre 2013 et 2017 sur mes factures mais a repris 20% je crois depuis janvier, avec 2,4% en moins en décembre mais partant de haut (1 + 0,20). En 2015, décembre a été suivi de 5 mois de baisse en 2016.
En reprenant mes notes, les 20% c'est quand les gens incorporent la TICGN de janvier, c'est donc faux, la taxe n'est pas le prix du gaz, elle est liée aux kWh consommés, gaz gratuit ou pas (comme la TICPE, au litre, pétrole gratuit ou pas).
2018 : +2,3%+1,3%-3%-1,1%+0,4%+2,1%+7,45%+0,2%+0,9%+3,25%+5,8%-2,4%
sachant que l'abonnement lui grimpe chaque année (inflation seule ?).
La TICGN sur ma facture, c'est 20% du prix du kWh gaz en 2018, la courbe de tendance donne 50% en 2022, 100% en 2027, 200% en 2033. Mais je suis ennuyé à savoir par quoi remplacer cette fichue chaudière gaz qui a 11 ans. 6,2MWh/an, je chauffe à 18°, teste 17° cet hiver et le suivant pour moyenner mes mesures (un point de mesure n'est pas significatif). Pompe à chaleur ? Je crois qu'un voisin a un poêle à pellets pour le RdC, sa chaudière (identique à la mienne, lotissement) ne chauffe que le sol + radiateurs étage et l'eau sanitaire...
Construire avec une installation "futuriste" est l'idéal, quand faut faire des travaux, c'est plutôt en pensant aux prochains occupants quand trop âgé, ma VMC est amortie en 3 ans, ça c'est passé, mais une chaudière qui consomme 10% de moins faut 20 ans, 30, 40 ? :-) Ai regardé Frisquet et ce qu'on a là, en électricité y a pas eu de progrès d'économies, ça consomme autant, le gaz sans électricité, ça ne fonctionne pas.
Le biogaz de fermentation y en aura dans les tuyaux un jour (dans 50 ans) ? On le subventionne sur les factures, car coûte cher et les installations à créer aussi. Les USA en brûlent pour 1million $ chaque jour, torchères de puits de pétrole de schiste, méthane pas facile à capter/stocker/transporter/vendre car sites dispersés.
a écrit le 07/12/2018 à 9:51 :
ils veulent bloquer les prix de l'electricite aussi, levy a dit que de toute facon in fine ca allait etre refacture
segolene royal a change 10 fois les methodes de calcul et bloques les prix pour des raisons ideologiques
l'etat a perdu ses proces ( certes, c'etait pas pour hollande, mais pour macron), et edf est dans un etat catastrophique ( peut etre que l'etat va devoir reprendre edf avec 37 milliards de dettes ' payees par personne'
on appelle ca ' le jeu du bonneteau, c'est assez minable
a écrit le 07/12/2018 à 8:34 :
Et pourquoi les multinationales et donc les actionnaires milliardaires qui ne payent déjà pas d'impôts, principaux pollueurs de très loin, et qui en plus nous extorquent via la dette ne subventionneraient ils pas les nouvelles énergies ?

Au lieu de toujours taxer... Vous êtes des robots ou quoi les gars !?

AH oui c'est vrai on ne touche pas aux riches, il faut prendre l'argent chez les pauvres et classes moyennes, ce p... de dogme dont nous crevons tous directement.
Réponse de le 07/12/2018 à 9:54 :
je propose une taxe de 10% forfaitaire et sociale sur les rentiers de la republique qui gagnent en moyenne 10% de plus que dans le prive.....
ca reduira les inegalites
on peut aussi confisquer les 30 milliards de la formation et nle 1%CE
et une taxe de 6% sur les salaires des profs, vu que hollande a cree 60.000 postes indus sur mon dos
on peut aussi voter une taxe sur les jours d'absenteisme dans l public ( 39 jours), de l'ordre de 12% du salaire brut, donc
sinon j'ai plein d'idees de taxes justes qui seraient payees par personne
Réponse de le 07/12/2018 à 10:59 :
" je propose une taxe de 10% forfaitaire et sociale sur les rentiers de la republique qui gagnent en moyenne 10% de plus que dans le prive....."

Oui mais c'est qui tes rentiers de la république mon pauvre vieux ? Parce que ça c'est vachement flou quand même...

"on peut aussi confisquer les 30 milliards de la formation et nle 1%CE
et une taxe de 6% sur les salaires des profs, vu que hollande a cree 60.000 postes indus sur mon dos"

Houlà, déjà une sortie de route...

"on peut aussi voter une taxe sur les jours d'absenteisme dans l public ( 39 jours), de l'ordre de 12% du salaire brut,"

Taxer du vide donc, pas terrible côté rapport...

Vous êtes vachement taxeur en fait vous non ? Un truc dans l'enfance ?

Bon sinon vous allez quand vous faire enfin soigner svp ? Merci.
Réponse de le 07/12/2018 à 11:15 :
J'ai lu que 10% des gens payaient 70% des impôts, demandons leur 80 % ? Ou 90 %
L'ISF 2017, si on l'avait distribué sur les retraités, vous savez combien ça ferait par mois ? 28€ chacun. Y a trop de retraités ? :-) S'ils sont fumeurs ça permettrait de payer le tabac mensuel (drogue dure).
Décupler l'ISF ? Étendre son action dès 300 000€ de "fortune" avec taux tout petit ? On est riche sans le savoir, y a 30% de déduction sur la valeur actualisé de la maison principale, mais la cote du diesel fait baisser le prix argus, tout compte pour l'ISF, les comptes en banque, la/les voiture.s, vélos, meubles (IKE*), assurance vie, livret A, comme si c'était une liquidation/succession.
Réponse de le 07/12/2018 à 18:15 :
"J'ai lu que 10% des gens payaient 70% des impôts, demandons leur 80 % ? Ou 90 %"

Oui mais moi ceux qui m’intéressent ce sont les 1% qui n'en payent pas du tout car ça se chiffre en centaine de milliards.

Interdisons l'évasion fiscale européenne et déjà ça ira mieux.

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