La fin du nucléaire en Belgique pousse Engie dans le rouge
Juliette Raynal
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CHARLES PLATIAU
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Engie plonge dans le rouge. Ce n'était pas arrivé depuis 2016. Ce vendredi 26 février, l'énergéticien a présenté une perte nette de 1,5 milliard d'euros, contre un bénéfice de 1 milliard d'euros un an plus tôt. Cette dégradation s'explique surtout par la dépréciation de 2,9 milliards d'euros sur ses actifs nucléaires en Belgique, le royaume ayant prévu de sortir de l'atome dès 2025.
En Belgique, Engie exploite sept réacteurs nucléaires via sa filiale locale Electrabel. Ces réacteurs, d'une puissance totale de près de 6.000 mégawatts (MW) et répartis sur les sites de Doel à Anvers et à Tihange, le long de la Meuse, assurent la moitié de la consommation d'électricité du pays. Ils ont été mis en service au début des années 80.
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Malgré la volonté du royaume de sortir du nucléaire, Engie estimait initialement qu'une prolongation de 10 ou 20 ans de deux de ses réacteurs était possible au-delà de 2025. Sans trancher définitivement, le gouvernement avait en effet laissé ouverte cette possibilité afin de sécuriser l'approvisionnement en électricité du pays pendant une période de transition. Mais à la surprise de tous, l'énergéticien avait annoncé en novembre dernier arrêter tous ses projets liés à une éventuelle prolongation de la vie des réacteurs.
C'est ce changement d'hypothèse de durée de vie qui a conduit, entre autres, à comptabiliser une dépréciation de 2,9 milliards d'euros.
Juliette Raynal