Après Suez, Engie veut se séparer de sa filiale Endel

Spécialiste de la maintenance industrielle, Endel est aussi très actif dans le nucléaire. Cette filiale d'Engie a racheté, en 2019, l'activité de maintenance nucléaire de Suez et a participé à la construction de la quasi-totalité des réacteurs du parc nucléaire français.

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(Crédits : Stephane Mahe)

Engie ne perd pas de temps. Après avoir cédé ses parts dans Suez, l'énergéticien passe à l'étape suivante. Le groupe a annoncé cette semaine vouloir vendre sa filiale Endel, spécialisée dans la maintenance industrielle.

Cette étape s'inscrit dans une stratégie globale. Engie cherche, en effet, à se concentrer sur certains pays et sur deux activités considérées comme cruciales : la production d'électricité à partir des énergies renouvelables et la gestion des infrastructures gazières. Le groupe avait annoncé au printemps dernier vouloir accélérer dans ce sens.

Très présent dans le nucléaire

Sa filiale Endel, qui emploie quelque 7.000 personnes, est présente sur 140 sites à travers le monde, mais dont la grande majorité se situe en Europe. Son activité s'articule autour de quatre grands pôles : la conception et l'ingénierie, la construction d'infrastructures, le démantèlement et l'assainissement, et les opérations de maintenance. Endel s'était d'ailleurs renforcée dans ce domaine en rachetant, au printemps 2019, l'activité de maintenance nucléaire de Suez.

Un domaine dans lequel Endel est très actif puisqu'il a participé à la construction de la quasi-totalité des réacteurs du parc nucléaire français, mais aussi à la construction de sites pétrochimiques, sidérurgiques et des bâtiments de la Marine nationale.

La procédure, qui doit se dérouler sur plusieurs mois, ne concerne pas les deux entités CNN MCO (maintien en condition opérationnelle de navires) et Pierre Guérin (agroalimentaire et pharmacie).

Pas d'impact en matière d'emplois

"Engie sera exigeant sur la qualité du projet stratégique et industriel d'éventuels acquéreurs, qui devront démontrer que leur projet est attractif pour les clients, les salariés et les managers de l'entreprise", assure le groupe. "Les réflexions menées n'induisent pas, en tant que telles, d'impact en matière d'emplois", précise-t-il.

Engie veut se séparer à terme d'une partie de ses activités de services - qui pourront être vendues ou mises en Bourse - et de certaines participations jugées non essentielles.

Après plusieurs semaines de hautes tensions, Engie vient ainsi de vendre la quasi-totalité des actions qu'il détennait dans Suez (29,9% sur 32%) à Veolia, pour 3,4 milliards d'euros, alors que l'Etat s'était opposé à cette vente. Veolia, grand rival de Suez, ambitionne désormais de mener une offre publique d'achat sur le restant du capital.

(Avec AFP)

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