Sur ce point au moins, Engie aura tranché. Vendredi 2 octobre, le groupe énergétique a enfin annoncé le nom de sa nouvelle directrice générale: Catherine MacGregor, actuellement présidente du segment Energies de Technip. Elle prendra ses fonction le 1er janvier 2021, afin de pouvoir arriver avec "des décisions prêtes à être mises en oeuvre", a expliqué le président d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu.
Le poste était vacant depuis février, lorsque l'ancienne DG, Isabelle Kocher, avait été évincée dans des conditions houleuses. La direction générale intérimaire d'Engie était depuis assurée par un triumvirat piloté par un trio, qui continuera sa mission jusqu'à la fin de l'année: la secrétaire générale du groupe, Claire Waysand, la directrice financière, Judith Hartmann, et le directeur des opérations, Paulo Almirante. Le processus de recrutement a pris du retard à cause d'abord de divergences sur le choix du bon profil entre Jean-Pierre Clamadieu et l'Etat, actionnaire de contrôle du groupe, puis du dossier Veolia/Suez -sur lequel en revanche Engie continue d'atermoyer mais doit prendre une décision lundi.
Comme Elisabeth Kocher jusqu'en février, Catherine MacGregor devient ainsi la seule DG du CAC 40 - qui ne compte aucune PDG. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait insisté pour que le poste revienne à une femme. Mais ce n'est pas le seul critère qui a présidé au choix de cette candidate de dernière minute, auditionnée par le comité des nominations du conseil d'administration le 23 septembre seulement, dont elle aurait remporté le consensus. Parmi les candidats en liste, il y avait d'ailleurs deux autres femmes, aux côtés d'un homme: Catherine Guillouard, PDG de la RATP, Gwenaëlle Huet, directrice générale adjointe d'Engie, et Laurent Guillot, directeur général adjoint de Saint-Gobain.