Les entreprises accélèrent vers le zéro carbone
Patrick Cappelli
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... l'énergie et le numérique.
Parmi les secteurs industriels, celui des transports est un Janus de la pollution; un problème à deux têtes. D'un côté des véhicules individuels responsables d'une bonne partie des émissions de gaz à effet de serre (GES), de l'autre des transports en communs qui contribuent à éviter bon nombre de déplacements individuels dans des voitures à essence ou diesel.
C'est pourquoi Marie-Ange Debon, présidente du directoire de Keolis, filiale à 70% de la SNCF qui opère les modes de transport autres que le train, est à l'aise pour évoquer la lutte contre le réchauffement climatique. « Au km/passager, nous émettons de 50 à 100 fois moins de GES que les voitures. Et nous sommes en pointe sur les mobilités douces ». Le « coach de mobilité » de Keolis est un assistant vocal qui permet d'arbitrer et de coordonner les différents modes de transport que ses clients peuvent emprunter chaque jour (bus, vélos, trottinettes, tramways, etc.). Par ailleurs, la filiale de la SNCF teste les nouvelles énergies comme les bus à hydrogène à Versailles et Pau. « Ce dimanche (12 décembre NdR), nous allons déployer aux Pays Bas la plus grande flotte européenne de bus électriques (250) », annonce Marie-Ange Debon. Keolis profite de la volonté de nombreuses municipalités, en France et dans le monde, de transformer leurs flottes de transports en communs et d'interdire leurs rues aux véhicules polluants.
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De son côté, Jean-Bernard Levy, président directeur général d'EDF, rappelle que « grâce au nucléaire et à l'hydraulique, la France émet 5 à 10 fois moins de CO2 que les autres pays comparables ». Le producteur d'électricité a d'ailleurs inscrit dans sa raison d'être sa volonté d'atteindre la neutralité carbone. EDF est sur le point de vivre un changement profond avec le plan Hercule, qui vise à séparer le fournisseur d'électricité en trois branches dont une société publique en charge des activités nucléaires. Mais pour le PDG de l'électricien français, le vrai problème n'est pas là. Il blâme plutôt « la politique européenne de l'énergie qui a été mise en place uniquement dans une perspective de concurrence aux opérateurs historiques, sans se soucier de l'efficacité des systèmes en place ». Des dispositions réglementaires qui « entravent » EDF et a conduit à son surendettement selon son dirigeant. Ce qui ne l'empêche pas de se développer et de gagner beaucoup d'appels d'offre dans le domaine des énergies renouvelables.
Patrick Cappelli